"Harry Potter et l'enfant maudit" : 3 bonnes raisons de se laisser ensorceler

3 bonnes raisons de lire "Harry Potter et l'enfant maudit"
3 bonnes raisons de lire "Harry Potter et l'enfant maudit"
Neuf ans après "Les Reliques de la mort", le sorcier le plus célèbre du monde revient en librairie. Script de la pièce de théâtre qui se joue en ce moment à Londres, "Harry Potter et l'enfant maudit" n'est donc pas un roman à proprement parler. Mais peu importe, ce tome 8 est savoureux. Voici 3 bonnes raisons de se laisser ensorceler par les nouvelles aventures de l'Elu.
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Harry Potter ne meurt jamais. Après les livres, après les films, et alors que sortira bientôt une adaptation ciné des Animaux fantastiques, place maintenant à la pièce de théâtre. Écrite par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, cette nouvelle histoire originale se joue à guichets fermés à Londres. Mais la maman du petit sorcier a pensé à tout puisque le script est aussi disponible sous forme de livre. Très différent des 7 romans qui composent la saga, ce tome 8 n'en reste pas moins magique. Disponible en français ce vendredi 14 octobre, Harry Potter et l'enfant maudit devrait provoquer un joli raz-de-marée dans les librairies hexagonales. On l'a lu et on vous explique pourquoi neuf ans après Les reliques de la mort, Harry Potter mérite encore toute notre attention.

1- Parce que l'histoire se met au service des fans

Dix-neuf ans ont passé depuis qu'Harry a vaincu Voldemort. Il est père de trois enfants, heureux en mariage et est directeur du Département de la justice magique. Mais le sorcier à la cicatrice se débat toujours avec son passé et son deuxième fils, Albus, lui donne du fil à retordre. Albus porte le poids d'un héritage qu'il n'a jamais voulu et souhaite se bâtir sa propre légende personnelle.

Voilà le synopsis de base d'Harry Potter et l'enfant maudit. Nous sommes donc dix-neuf ans plus tard, mais pas tout à fait. Car ce tome 8 prend ses racines dans le passé et y bâtit son intrigue. Des personnages qu'on ne pensait pas revoir réapparaissent, et les références sont nombreuses. Plus que jamais donc, les auteurs semblent s'être mis au service des amoureux de la saga. Les Potterheads (le petit surnom des fans) de la première heure sont d'ailleurs nombreux à estimer que la pièce a des allures de fanfiction, tant elle semble faire écho à certains écrits de fans. Mais que l'on se rassure toutefois, si Harry Potter 8 est un cadeau aux passionnés, il réussit aussi à mettre de côté les références pour construire sa propre histoire. Les nouveaux personnages sont intéressants, attachants, et même s'ils auraient gagné à être plus développés, ils sont assez séduisants pour nous donner envie de les retrouver dans un possible tome 9.

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2- Parce que l'heure de la maturité a sonné

Harry Potter n'est plus adolescent, il a déserté depuis longtemps les couloirs de Poudlard. Et de prime abord, cela procure une sensation étrange de le retrouver à l'âge adulte. Harry à 37 ans, sa femme, Ginny, lui impose un régime sans sucres. Il a vieilli et ça devient impossible de transposer le visage de Daniel Radcliffe sur le sien. Mais si tout cela est déstabilisant, c'est aussi ce qui fait la force de L'enfant maudit. Il est enfin possible d'entrevoir ce qui se passe après le happy end. Et ce qui se passe, c'est un choc des générations. Harry, Hermione et Ron ont mûri, ils ont face à eux leurs enfants. Sortes de miroirs de leur propre jeunesse, ce sont avant tout eux qui vont vivre des aventures. On assiste donc à une jolie reprise de flambeau. Mais si Albus a les épaules pour devenir un héros à part entière, c'est bien cet Harry adulte qui est le plus intéressant. Il reste l'Elu, celui qui voit tout, qui détecte les dangers mieux que personne. Plus tempéré, plus sage, le sorcier de J.K. Rowling a gagné en profondeur. Il a vieilli, mais il a bien vieilli.

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3- Parce que le charme opère toujours

Les lecteurs d'Harry Potter ont grandi mais il est finalement extrêmement facile de se laisser happer par toute la ferveur qui entoure la sortie de ce nouveau tome. Les librairies qui ouvrent leurs portes à minuit comme à l'époque, l'impatience qui a poussé certains à dévorer la version anglaise du script... Les années ont passé mais le charme opère toujours. Quant au livre en lui-même, il nous plonge dans un cocon de nostalgie. Et comme à l'époque, on souhaiterait ne plus le lâcher. Faire l'école buissonnière pour s'enfoncer dans son canapé et rester auprès d'Harry, Ron, Hermione et les autres. Les fans ont grandi, certes, mais pour le petit sorcier à lunettes, on se laisse retomber en enfance avec une facilité et une excitation déconcertante. La magie est toujours là et Dieu, que c'est bon.

"Harry Potter et l'enfant maudit", Ed. Gallimard Jeunesse, 350 pages, 21€

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