"Si j'étais un homme" : l'affiche du film scandalise les internautes

L'affiche du prochain film d'Audrey Dana "Si j'étais un homme"
L'affiche du prochain film d'Audrey Dana "Si j'étais un homme"
Avant même sa sortie en salle, le prochain film d'Audrey Dana "Si j'étais un homme" se fait étriller sur Twitter. En cause ? Son pitch un poil misogyne et surtout son affiche pas vraiment finaude.
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C'est ce qu'on appelle foirer sa promo avant même la sortie du film. En dévoilant ce lundi 9 janvier "en exclu" l'affiche de Si j'étais un homme, le prochain film de et avec Audrey Dana, son distributeur Wild Bunch ne s'attendait très certainement pas à recevoir une telle volée de bois vert.

"Transphobe", "sexiste", "cliché" : autant de termes que les internautes ont dégainé pour qualifier le film, dans lequel jouent aussi Alice Belaïdi (WorkinGirls), Eric Elmosnino et Christian Clavier. Le film, au scénario très inspiré ("Une femme se réveille avec un sexe d'homme", dixit Allociné), risque en effet malheureusement de ne pas faire dans la dentelle. Il n'y a qu'à voir l'affiche, sur laquelle Audrey Dana semble découvrir avec surprise le "paquet" qu'elle a entre les jambes. Avec comme sous-titre : "Ce matin, elle s'est réveillée avec un truc en plus !"

C'est justement ce "truc en plus" qui a fait tiquer bon nombre d'internautes, qui y ont vu une attaque en règle contre la communauté transsexuelle.

Sur Wikipédia, la page de présentation de Si j'étais un homme a également fait les frais de la colère des internautes, avant d'être corrigée.

Ce n'est pas la première fois qu'Audrey Dana doit se frotter à une polémique sur le sexisme de ses réalisations. En 2014, elle dirigeait le film choral Sous les jupes des filles, qui s'intéressait au cycle hormonal de onze femmes interprétées entre autres par Vanessa Paradis, Isabelle Adjani et Sylvie Testud. Considéré de mauvais goût et surtout très stéréotypé, le film d'Audrey Dana avait été jugé très sévèrement par la critique. Surtout, lors de la promo, les comédiennes avaient beaucoup insisté pour qu'on ne qualifie pas Sous les jupes des filles de "féministe", sans doute de peur de perdre en route des spectateurs effrayés. Face à la polémique, la réalisatrice avait fini par affirmer que son film était foncièrement féministe. Un rétropédalage maladroit qui n'a pas empêché Sous les jupes des filles de connaître un grand succès, en dépassant le million d'entrées en France.