10 comptines pour enfants qui sont (en fait) vraiment trash

Ces comptines pour enfants qui sont en fait très trash
Ces comptines pour enfants qui sont en fait très trash
On pense fredonner des chansonnettes toutes douces à nos enfants pour les endormir et puis un jour, lassées de ne connaître que les refrains entonnés en boucle, on cherche les paroles. Et là, on est stupéfaites par la trashitude des textes. Autant dire que votre bambin a intérêt à se boucher les oreilles !
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1 - "Il était un petit navire" et le cannibalisme

Ca démarre tout doux, tout mignon avec un gentil petit navire qui n'avait jamais navigué et qui partait pour un long voyage. Puis très vite tout part en vrille.

"Au bout de cinq à six semaines, les vivres vinrent à manquer. On tira à la courte paille pour savoir qui serait mangé. Le sort tomba sur le plus jeune, ce sera lui qui sera mangé." Et quelques "Ohé, Ohé" plus tard, on découvre que les matelots s'interrogent sur une question capitale : "A quelle sauce le pauvre enfant sera mangé !". "L'un voulait qu'on le mît à frire, l'autre voulait le fricasser". Heureusement, le petit mousse, qui a prié le ciel pour ne pas être dévoré par ses pairs, connaîtra un happy-end puisque "des ptits poissons dans le navire sautèrent par milliers" et "le jeune mousse fut sauvé".

Pas sure que le petit mousse adore cette chanson

2 - "A la pêche aux moules" (et aux sales types)

Vous ne connaissez peut-être que le refrain, pourtant, celui-ci ne laisse déjà présager rien de bon. "A la pêche aux moule, je ne veux plus y aller maman". La petite fille semble contrainte d'aller remplir son panier de ces petits mollusques. Et comme si ce n'était déjà pas assez terrible comme ça, les garçons de Marennes lui prennent son panier. Ce qui rend la récolte des moules un poil plus compliqué.

Et ensuite patatra, on apprend qu'en fait la pauvre enfant se fait agresser sexuellement par cette bande de sales types : "Quand une fois ils vous tiennent, sont-ils de bons enfants, maman ? (...) Ils vous font des caresses, des petits compliments, maman. (...) Les garçons de Marennes, ils m'ont tous embrassée, maman. (...) Les garçons de Marennes,
M'ont emmener baigner, maman. (...) Les garçons de Marennes, mes habits ont cachés, maman.
Après lui avoir fait subir le pire, ils la larguent sans préavis : "Les garçons de Marennes, alors m'ont quittée, maman. Je n'aurais pas dû croire à tous leurs beaux serments, maman." Et dire que la pauvre petite pensait avoir trouvé les princes charmants...

Bizzarement, quelques paroles ont été supprimées...

3 - "Il était un ptit cordonnier" (violent avec sa femme)

Si l'on connaît tous le début de cette comptine gentillette (a priori du moins), à savoir l'histoire d'un petit cordonnier qui faisait fort bien les souliers, la suite risque en revanche de vous choquer.

"Quand à la maison il rentrait, sa petite femme il battait. Il la battait si juste qu'il n'y avait rien de plus juste". Il la battait tout drêt pas plus qu'il n'en fallait." Et comme beaucoup d'hommes violents, "le soir pour la consoler, sa petite femme il embrassait."

Découvrez les paroles du "méchant" petit cordonnier

4 - Vive la torture avec "Une souris verte"

Cette fameuse comptine vieille de trois siècles vous semblait déjà un peu hard à l'égard de la pauvre souris ? Et bien sachez que l'animal fait en réalité référence à un soldat de la Révolution pendant la guerre de Vendée.

Ainsi la "souris verte qui courait dans l'herbe" est un officier vendéen et c'est un soldat américain qui "l'attrape par la queue et la montre à ces messieurs" - il s'agit de ses supérieurs hierarchiques - "ces messieurs me disent, trempez-la dans l'huile, Trempez-la dans l'eau, Ça fera un escargot tout chaud." Êtes-vous sûre que vos enfants ont envie d'entendre parler de torture pour s'endormir ?

La torture sur souris, c'était déjà pas top...

5 - Place à la misandrie avec "Gentil coquelicot"

"Gentil coquelicot mesdames, gentil coquelicot nouveau". Jusque là, tout est beau. Puis "un rossignol vint sur ma main, et me dit trois mots en latin". Et là, l'oiseau lui balance sans qu'on lui ait rien demandé "Que les hommes ne valent rien". Bim, prenez-vous ça dans la tronche messieurs, c'est cadeau ! "Des femmes, il ne me dit rien". Les femmes ne méritent même pas qu'il s'y attarde, puisque cet oiseau pervers a un penchant pour les demoiselles : "Des demoiselles beaucoup de bien".

Sympa pour ces messieurs

6 - Rions du malheur des autres avec "Dansons la capucine"

"Dansons la Capucine, Y a pas de pain chez nous, Y en a chez la voisine mais ce n'est pas pour nous". La comptine parle de pauvres enfants qui n'ont ni pain, ni vin, ni lait, ni bonbon - rien en somme - et qui envient leur voisine de posséder toutes ces choses appétissantes. Et pous se rassasier, ils ne trouvent rien de mieux à faire que de se moquer du malheur de la voisine.

"Dansons la Capucine, Y'a du plaisir chez nous, On pleure chez la voisine, on rit toujours chez nous." De quoi souhaiter qu'ils aillent lui chiper un bout de pain ou de tenter le tout pour le tout en allant lui demander poliment, ça la fera peut-être sourire au passage, et tout le monde sera content !

Si on n'y prête pas garde, cette comptine ne mange pas de pain...

7 - "Il était une bergère" (tueuse de chaton)

A coup de "Et ron, et ron, petit patapon" entraînants, on en oublierait presque que cette psychopathe de bergère a tué son chaton simplement parce qu'il a eu l'audace de tremper son menton dans le fromage. "Si tu y mets la patte, Tu auras du bâton, ron ron, Il n'y mis pas la patte, Il y mis le menton, ron ron, La bergère en colère, Tua son p'tit chaton, ron ron".

Le pire, c'est que le matou a dû se penser malin en n'y trempant pas la patte mais au final, s'il s'en était contenté, il n'aurait eu qu'un coup de bâton ! Et l'histoire ne s'arrête pas là. Victime de quelques remords, la bergère alla se confesser et que lui répondit le curé ? "Ma fille pour pénitence, Et ron, et ron, petit patapon, Ma fille pour pénitence, Nous nous embrasserons (...) La pénitence étant si douce, Nous recommencerons". En voilà un qui ne perd pas le nord !

On se demande qui craint le plus dans cette berceuse, la bergère ou le curé ?

8 - "Ne pleure pas Jeannette" (tu seras pendue avec ton homme)

"Ne pleure pas Jeannette, Nous te marierons, Nous te marierons, Avec le fils d'un prince, Tra, lallallallalla lla llallalla lla lla, Avec le fils d'un prince, Ou celui d'un baron". Ben oui, c'est vrai ça, pourquoi tu pleurs Jeannette ? Parce qu'on veut te marier de force (avec un prince ou un baron tout de même) ou parce que Pierre, l'homme de ta vie, s'apprête à être pendu ? Ne sachant que choisir, Jeannette décide d'être pendue avec son amoureux. "Si vous pendouillez Pierre,
Pendouillez moi avec, Pendouillez moi avec, Et l'on pendouilla Pierre, Et sa Jeannette avec, Et sa Jeannette avec". En voilà une chouette histoire à chanter à nos bambins pour leur réchauffer le coeur !

Pauvre Jeannette, avec tout ça, on comprend qu'elle ait envie de pleurer

9 - "Au clair de la lune" et ce cochon de Pierrot

Au début, c'est juste bizarre : un homme interpelle Pierrot pour lui demander une "plume pour écrire un mot". Voyant que l'autre ne répond pas, il surenchérit en devenant de plus en plus confus : "Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu". Tiens donc, et en quoi écrire un mot dans le noir pourrait l'aider à récupérer de la lumière sur sa bougie ? Mystère.

En tout cas, cette précision a le mérite de faire réagir Pierrot qui piquait du nez avachi sur la lune : "Va chez la voisine, je crois qu'elle y est, car dans sa cuisine, on bat le briquet". Une suggestion a priori toute bête sauf que "battre le briquet" signifie "s'envoyer en l'air". Il s'emblerait en outre que la chandelle dont il est question fasse en réalité allusion à une partie de l'anatomie masculine. Au final, l'homme semble avoir trouvé chez la voisine ce qu'il était venu chercher puisque la chanson s'achève par "la porte sur eux se ferma".

Et donc Pierrot est un entremetteur !

10 - "Il court, il court le furet"... coquin

On finit sur un conte qui serait anodin s'il ne cachait en fait de coquines contrepètries. En effet, en intervertissant les lettres on tombe sur : "Il fourre, il fourre, le curé, le curé des bois mesdames". Une fois les textes de la chansonnette percés à jour, on tremble lors du refrain "Il est passé par ici, il repassera par là... Il est là" !

C'est l'église qui a dû être contente en découvrant la contrepètrie
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