Festival de Cannes : critiquée à cause de sa robe, la journaliste Laura Tenoudji monte au créneau

Laura Tenoudji assiste à la projection du film d' Asghar Farhadi "Everybody knows", jeudi 10 mai 2018 au Festival de Cannes.
Laura Tenoudji assiste à la projection du film d' Asghar Farhadi "Everybody knows", jeudi 10 mai 2018 au Festival de Cannes.
Jeudi, Laura Tenoudji a monté les célèbres marches du Festival de Cannes. Pour l'occasion, la journaliste a choisi de porter une robe bleue échancrée au niveau de la poitrine. Une tenue qui n'a pas plu aux internautes. Exaspérée par les commentaires insultants postés sur son profil Instagram, la chroniqueuse riposte.
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C'était un moment de pur plaisir, un instant privilégié. Mardi 8 mai, la journaliste Laura Tenoudji a monté les marches et foulé le tapis rouge du Festival de Cannes. Elle se rendait, accompagnée du cinéaste français Costa Gravas et de son mari Christian Estrosi, à la cérémonie d'ouverture et à la projection du film d'Asghar Farhadit Everybody knows.

Manifestement ravie de participer au festival, la chroniqueuse de Télé Matin a immortalisé ce moment pour le partager sur son compte Instagram. "Montée des marches avec Costa Gravas", peut-on lire en légende de sa photo, sur laquelle elle affiche un sourire radieux. Elle ne s'attendait probablement pas au tollé que son post allait provoquer quelques heures plus tard.

En effet, il n'a pas fallu longtemps aux internautes pour réagir et critiquer vivement sa photo. En cause ? Sa tenue et son décolleté "un peu trop plongeant" laissant entrevoir des "seins qui tombent". Laura Tenoudji, qui a accouché d'une petite fille il y a 10 mois a également essuyé de nombreuses critiques d'utilisateurs lui reprochant d'exposer son corps post-grossesse, comme le rapporte le magazine Gala.

"Stop au diktat de la minceur"

Bien décidée à ne pas se laisser faire, la journaliste a contre-attaqué en publiant un nouveau post (voir ci-dessous), estampillé du hashtag #Jemaimecommejesuis. "Stop au diktat de la minceur et à l'apologie de la chirurgie. Suite aux commentaires désobligeants postés par certaines personnes, je tenais à dire que je ne comptais pas perdre 10 kilos pour rentrer dans un 32, ni à avoir recours à la chirurgie pour avoir un décolleté parfait", écrit-elle.

Heureusement, si la toile compte un nombre incalculable d'esprits malveillants, elle trouve également son pendant de gens bien intentionnés et sensibles aux émotions d'autrui. Les (très) nombreux commentaires positifs et encourageants que Laura Tenoudji a reçu le prouvent :


"Bonjour Laura, ignorez ces commentaires désobligeants. "Soyez" en tant qu'être de l'Univers. Les personnes mal intentionnées ne pourront jamais vous atteindre."

"Le fait de porter une robe décolletée (élégante et raffinée) lors d'un événement important ne peut et ne doit pas être un prétexte à des attaques personnelles. Ceux qui tentent de jouer un rôle social en aiguisant les mots dans les post non seulement s'auto-éliminent, mais ne comprennent pas le grand pouvoir en positif des nouveaux média."

"Ras-le-bol de ces bimbos qui se ressemblent toutes"

Le harcèlement que la chroniqueuse a subi et les nombreux messages de soutien qu'elle a reçus dénotent également un ras-le-bol général de cette tendance que l'on nomme le "body shaming" et qui consiste à attaquer une personne sur son physique, à coups de commentaires dégradants ou d'insultes. "Vous avez parfaitement raison, ras-le-bol de ces bimbos qui se ressemblent toutes... restez naturelle !!", commente un internaute.

L'histoire de Laura Tenoudji est malheureusement loin d'être sans précédent. En mars dernier, la blogueuse américaine Jenna Kutcher a dû affronter une avalanche d'insultes sur son profil Instagram, après qu'elle a posté une photo d'elle et de son mari sur la plage. Les internautes lui reprochaient d'être "trop grosse pour être mariée à un homme aussi musclé". Des allégations tellement aberrantes qu'elles se passent de tout commentaire...