Cigarette électronique : efficace pour ralentir, moins pour arrêter

Cigarette électronique : efficace pour ralentir mais moins pour arrêter
Cigarette électronique : efficace pour ralentir mais moins pour arrêter
Alors que le mois sans tabac bat son plein, une étude dévoilée ce mardi 7 novembre par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire révèle que la vapoteuse reste un dispositif efficace pour réduire sa consommation de tabac, mais beaucoup moins pour arrêter définitivement.
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Vapoter serait efficace pour aider à réduire sa consommation de tabac, mais moins pour arrêter définitivement. Voici les conclusions d'une étude dévoilée ce mardi 7 novembre par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Réalisée sur un échantillon de 3000 adultes français âgés entre 18 et 85 ans sur une période de 6 mois, l'étude a notamment révélé que les fumeurs- vapoteurs parviennent à réduire de 26% leur consommation quotidienne de tabac, contre seulement 11% chez les fumeurs exclusifs. Les fumeurs vapoteurs avaient également fait plus souvent une tentative d'arrêt d'au moins 7 jours que les fumeurs classiques (23% contre 11%), indique l'étude.

"Ces produits pourraient représenter un atout majeur en santé publique"

En revanche, l'expérience n'a pas montré de différence significative dans les tentatives d'arrêt aux périodes comprises entre 7 jours et 6 mois chez les deux profils de fumeurs. "Parmi les fumeurs, ceux qui utilisaient régulièrement une e-cigarette ont plus souvent essayé d'arrêter de fumer et réduit leur consommation de cigarettes au suivi à 6 mois. L'efficacité de l'e-cigarette pour arrêter de fumer reste en débat", en concluent les chercheurs. Ces derniers soulignent cependant la nécessité de réaliser de plus larges études sur l'efficacité du dispositif de sevrage que pourrait représenter la cigarette électronique.

"La propagation rapide des cigarettes électroniques dans les sociétés occidentales offre un grand espoir aux professionnels de santé ainsi qu'aux acteurs de la lutte antitabac et de l'aide à l'arrêt du tabac. Ces produits pourraient représenter un atout majeur en santé publique si leur efficacité pour arrêter de fumer et leur sécurité étaient prouvées. Les études expérimentales et observationnelles rigoureuses étant rares, il est important que la recherche s'intensifie dans ce domaine", considère le BEH.

En effet, faute de données sur le long terme (la vapoteuse a fait son apparition en France il y a seulement une dizaine d'années), la cigarette électronique fait l'objet de nombreuses études contradictoires, notamment sur les effets sanitaires potentiellement néfastes des produits qu'elle contient.