Comment aider son couple à survivre à l'arrivée d'un bébé (selon une experte)

Comment aider son couple à survivre à l'arrivée d'un enfant
Comment aider son couple à survivre à l'arrivée d'un enfant
Entre la fatigue, les douleurs, les pleurs, la tonne de linge à laver, les allers-retours chez le pédiatre et à la pharmacie, la première année suivant l'arrivée d'un enfant est toujours difficile à gérer. Et c'est souvent le couple qui trinque. Il existerait cependant une technique pour ne pas (trop) détester sa moitié, comme nous le révèle une experte.
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Devenir parents est un énorme bouleversement pour le couple. Et les prises de bec entre les partenaires sont assez fréquentes. On en vient à maudire et à envoyer bouler l'autre pour un oui ou pour un non. D'ailleurs, d'après les statistiques, "20 à 25% des couples se séparent dans les premiers mois après la naissance de bébé", comme le rapporte le Dr. Bernard Geberowicz dans l'ouvrage "Baby Clash" dont il est co-auteur.

Et c'est vrai que la naissance d'un enfant n'est pas de tout repos pour le couple, entre les nuits blanches, les biberons, le baby blues, les couches à changer et les soirées en amoureux, brutalement disparues. Pour peu qu'on ait l'impression que l'autre ne participe suffisamment ou correctement et c'est le clash assuré.

Dans son dernier ouvrage intitulé "How not to hate your husband after kids" ("Comment ne pas détester votre mari après les enfants"), Jancee Dunn évoque justement les difficultés auxquelles le couple doit faire face en devenant parents. Egalement journaliste, Jancee Dunn distille quelques conseils pour survivre à l'épreuve de la parentalité tout en continuant à s'aimer à Mind Body Green.

Adopter le ratio magique

L'auteure rappelle d'abord que pour qu'un couple survive aux aléas du quotidien en restant amoureux et uni, il devrait mettre en pratique le ratio magique : cinq interactions positives contre une négative pour que l'amour prospère (enseignement tiré d'une étude menée par le professeur John Gottman).

En effet, empêtrée dans notre imposante routine, on en oublie parfois de se montrer agréable envers l'autre et nos échanges peuvent rapidement se limiter à une série de requêtes du type "Peux-tu passer prendre du lait ?", "As-tu racheté des tétines ? "Tu lui as changé la couche/donné le bain ?". Quant aux échanges positifs, ils ne résument plus qu'à parler de l'enfant, alors le petit dort enfin et que le couple pourrait se concentrer sur lui-même.

Or, selon John Gottman, les couples très malheureux ont tendance à avoir plus d'interactions négatives que positives.

La bonne nouvelle, en revanche, c'est que, même si cela peut nous sembler a priori énorme, adopter ce ratio est tout à fait réalisable. D'autant qu'"un sourire, un contact visuel, un signe de tête pour montrer que vous l'écoutez, une brève blague" peuvent compter comme des interactions positives. Et pour multiplier les interactions positives, cela implique d'accorder davantage attention à l'autre, comme lui apporter son café, lui laisser un petit mot gentil en partant ou lui demander si le livre qu'il est en train de bouquiner lui plaît. Les (vrais) compliments aussi, ça fait toujours du bien d'en entendre. Evidemment, il faut que l'autre joue aussi le jeu et fasse en sorte d'adopter ce ratio de 5 petites attentions/gentillesses contre 1 reproche/ordre.

Etre parents sans se détester c'est possible
Etre parents sans se détester c'est possible

En outre, selon Helen Fisher, anthropologue spécialisée en biologie, les marques d'affection distillées au quotidien sont bénéfiques pour le partenaire, mais aussi pour nous car ils nous permettent de réduire le cortisol - hormone du stress - tout comme la pression sanguine, en stimulant notre système immunitaire et même notre taux de cholestérol.

L'auteure rappelle également une étude menée par les chercheurs de l'University of Georgia concluant que ce ne sont pas les disputes qui minent les couples, ni même leur fréquence, mais plutôt comment les deux partenaires interagissent au quotidien lorsqu'ils ne se disputent pas.

A méditer donc, la prochaine fois qu'on aura envie d'étriper l'autre, parce que c'est (encore) nous qui nous sommes levée à 4 heures du mat' pour réconforter le petit dernier qui pleurait pendant que Chéridou dormait comme une souche. La solution : faire un bon café, déposer un mot doux à côté de la cafetière (= interactions positives) en espérant que la caféine fasse effet jusqu'à la prochaine session de pleurs. Comment ça, la sournoiserie ne compte pas comme une interaction positive ?