Atteinte d'endométriose, elle montre comment la maladie change son corps en photos

Une femme allongée.
Une femme allongée.
Encore quasi-inconnue il y a quelques années, l'endométriose est de plus en plus médiatisée. Une avancée notamment permise par des personnalités ayant décidé de mettre en lumière cette maladie qui touche de nombreuses femmes. C'est le cas de la créatrice de mode australienne Thessy Kouzoukas qui a montré les effets de cette pathologie à travers des photos impressionnantes.
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10. C'est le pourcentage de femmes atteintes d'endométriose d'après l'Institut national de la santé et de la recherche médicale. Cette maladie est caractérisée par la présence de tissu utérin en dehors de la cavité utérine et entraîne de fortes douleurs pelviennes pendant les règles, parfois pendant les rapports sexuels ou la pratique du sport. Elle peut aussi être responsable de la formation de kystes sur les ovaires et dans 30 à 40% des cas, elle a un impact sur la fertilité. Des symptômes lourds qui rendent impossibles les choses les plus simples du quotidien pour certaines et qui bien souvent ne sont pas diagnostiqués ou le sont très tardivement à cause de la méconnaissance de cette pathologie. Mais des femmes sont bien décidées à briser le silence autour de l'endométriose. Parmi elles, on compte de nombreuses personnalités comme Lena Dunham, Daisy Ridley ou Laëtitia Milot en France. Ajoutons à cette liste le nom de Thessy Kouzoukas, directrice artistique et copropriétaire de la marque Sabo Skirt, qui a choisi de montrer frontalement les effets de la maladie sur son corps en photos.

Sur son compte Instagram, elle a ainsi posté un avant-après absolument impressionnant. "A gauche, voici mon estomac trois semaines après une rupture de kyste (il y a cinq semaines). A droite, c'est moi maintenant, en prenant un médicament appelé "synarel" qui a stoppé toutes mes hormones et qui m'a fait atteindre la ménopause à 27 ans". Comme l'a expliqué la jeune femme, ce traitement avait pour but de la préparer à une opération de près de sept heures quelques semaines plus tard pour enlever le kyste.

Une fois la chirurgie passée, elle a publié sur le réseau social un nouveau cliché : "La photo du dessus montre mon kyste qui mesurait 13 centimètres de long dans mon ovaire gauche. Cela a été pris le jour avant mon opération et le kyste a été causé par l'endométriose. La photo du bas date d'aujourd'hui !". Encore une fois, le changement est considérable. Et si Thessy Kouzoukas a finalement perdu son ovaire gauche ce jour-là, elle n'a pas abandonné son souhait de devenir mère, beaucoup de femmes atteintes d'endométriose ayant réussi à tomber enceinte.

Un parcours difficile marqué par l'endométriose

Peu de temps après que Thessy Kouzoukas a décidé de partager son premier avant-après sur Instagram, elle a écrit une tribune dans le Huffington Post dans laquelle elle a partagé son expérience de la maladie et les difficultés qu'elle a rencontrées tout au long de sa vie. Ce témoignage s'ajoute aux nombreux décrivant l'ignorance totale autour de l'endométriose et des nombreux jugements auxquels elle a dû faire face avant d'être diagnostiquée : "Quand j'ai eu mes règles pour la première fois quand j'étais ado, on m'a cataloguée comme 'feignante' quand je ne participais pas à certains sports à l'école, ou comme 'drama queen' quand je n'allais pas à l'école pendant quelques jours, car j'étais pliée en deux sous la douche en essayant de soulager mes douleurs abdominales." A cette époque, elle avait quatorze ans et ne savait pas qu'avoir aussi mal n'était pas normal. Il aura fallu attendre encore dix ans et un kyste ovarien de neuf centimètres pour qu'on découvre son endométriose. C'est à ce moment-là qu'elle a appris l'existence de la maladie.

C'est pour toutes ces raisons que Thessy Kouzoukas a décidé de mener ce combat et de le montrer à travers des photos même si "ceci est choquant pour les gens. C'est moi. Ceci est l'endométriose."

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