L'inégalité salariale responsable de la dépression et de l'anxiété chez les femmes ?

L'inégalité salariale responsable de la dépression et de l'anxiété chez les femmes ?
L'inégalité salariale responsable de la dépression et de l'anxiété chez les femmes ?
Selon une nouvelle étude universitaire publiée dans "Social Science & Medicine", l'écart salarial entre les femmes et les hommes aux États-Unis causerait anxiété et dépression chez les salariées les moins rémunérées.
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Le plafond de verre qui entrave la carrière des femmes en les empêchant d'accéder aux mêmes postes et aux mêmes rémunérations que les hommes est aussi mauvais pour la santé. Selon une étude réalisée par l'Université de Columbia de New York et publiée dans la revue Social Science & Medicine, les femmes à faible revenu sont plus susceptibles de souffrir de dépression et d'anxiété que leurs homologues masculins. En revanche, les femmes dont le revenu est égal ou supérieur à celui de leurs homologues masculins ont les mêmes taux de dépression que les hommes.

Les chercheurs ont recueilli les données auprès de 22 000 salariés, hommes et femmes, âgés de 30 à 65 ans. Ils ont ensuite procédé à une comparaison de l'état de santé de femmes et d'hommes ayant un niveau d'études et une expérience professionnelle similaires.

Il s'avère que lorsque le revenu des femmes était le même ou supérieur à celui des hommes, leur risque de développer un état dépressif était environ le même que celui des hommes, tandis que leur risque de souffrir d'un trouble anxieux était nettement inférieur.

En revanche, les chercheurs ont constaté que les femmes qui gagnent moins que les hommes mais ont un profil similaire sont 2,5 fois plus sujettes à la dépression et à l'anxiété que leurs homologues masculins.

"Nos résultats montrent que certaines disparités entre les sexes dans le développement de la dépression et de l'anxiété sont peut-être dues à des effets structurels de l'inégalité entre les sexes sur le marché du travail et au-delà", a déclaré le principal auteur de l'étude Jonathan Platt dans un communiqué.

De précédentes études avaient déjà mis en lumière que les femmes sont les principales touchées par la dépression et le syndrome d'épuisement professionnel. Selon une étude publiée en janvier 2015 par l'institut Think pour Great Place to Work , 2 salariés sur 10 se disent en état de burn-out. Parmi eux, 53% sont des femmes. "Le burn-out survient quand trois facteurs se succèdent : une grande fatigue autant physique qu'émotionnelle, un détachement vis-à-vis de son travail et un sentiment d'échec personnel", résumait pour Femme Actuelle le docteur François Baumann en 2013.