Les raisons pour lesquelles les femmes cadres quittent leur boîte (ou y restent)

Les raisons pour lesquelles les femmes cadres quittent leur boîte (ou y restent)
Les raisons pour lesquelles les femmes cadres quittent leur boîte (ou y restent)
Quelles sont les raisons qui poussent aujourd'hui les femmes cadres de la génération "Y" à quitter leur emploi ou, a contrario, à y rester ? Une étude menée par le magazine "Forbes" et le consortium ICEDR s'est penchée sur la question. Surprise : il s'avère que les femmes trentenaires quittent généralement leur job pour les mêmes raisons que les hommes.
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Comment pérenniser la place des femmes dans les entreprises et être certain qu'elles s'y épanouissent professionnellement ? Alors qu'on estime que d'ici 2025, la génération Y représentera 75% de la population active et sera composée de 50% de femmes, la question est cruciale. Le consortium américain ICEDR a tenté d'y apporter une réponse en consacrant une étude aux "Millenium Women" - les femmes de la génération Y -. Parue cette semaine et relayée par le magazine Forbes , elle met en lumière les aspirations de la nouvelle génération de femmes cadres d'entreprises et définit quelques pistes qui permettraient de faires d'elles les leaders de demain.

Femmes et hommes quittent leur emploi pour les mêmes raisons

Réalisée auprès de femmes cadres âgées de 22 à 35 ans et exerçant dans 30 grandes entreprises au rayonnement international (eBay, Philips, HubSpot...), l'étude met K.O. pas mal de clichés sur les femmes au travail.


Les femmes quitteraient leur boulot une fois devenues mères pour mieux se consacrer à leur vie familiale ? Faux. Tout comme leurs homologues masculins, si les femmes cadres issues de la génération Y quittent leur entreprise, c'est avant tout pour accepter un job mieux rémunéré. Elles quittent aussi leur emploi pour acquérir de nouvelles compétences ou pour accepter une opportunité plus intéressante ailleurs.

L'environnement de travail et la flexibilité comptent de plus en plus

Si les femmes cadres de la génération Y quittent leur emploi pour un meilleur salaire, quelles sont les raisons qui, au contraire, les inciteraient à rester au sein de leur organisation ?

L'étude menée par ICEDR met en lumière le rôle primordial joué par l'environnement de travail et la souplesse des horaires. Ainsi, 94% des jeunes femmes interrogées estiment qu'il est nécessaire pour leur bien-être que leur entreprise prenne en considération leur vie en dehors du travail.


C'est le cas notamment chez les HubSpot, qui commercialise des logiciels marketing. Très sensible à l'opinion de ses salariés, HubSpot a créé un environnement de travail optimal en leur offrant gratuitement snacks et café, en mettant à leur disposition une salle de jeux et leur permettant d'aménager leurs horaires de travail pour pouvoir faire du sport ou s'occuper de leurs enfants. "Chez HubSpot, l'idée est d'optimiser votre vie autour du travail, pas l'inverse", explique Katie Burke, Directrice médias de l'entreprise.


Le challenge et la formation, nouveaux critères d'attractivité des entreprises

Les jeunes femmes cadres ont aussi besoin de défis à relever pour se sentir épanouies au travail. Mobiliser toutes leurs compétences, se donner à fond sur un projet et voir ses efforts porter leurs fruits : c'est aujourd'hui ce qui motive les femmes, tout comme la possibilité de créer une véritable communauté de travail. "Une des choses que j'aime chez HubSpot, c'est que le fait d'y travailler est bien plus que d'essayer de venir à bout de ma to-do list quotidienne. C'est bien plus qu'un simple travail. HubSpot est construit comme une communauté et une expérience pour ceux qui y travaillent."


Pas question non plus pour les femmes cadres de travailler pour une boîte qui ne propose pas à ses salariés un but, une vision de l'avenir autour de projets inspirants et innovants. "Quand je pense à attirer les femmes, je pense à les retenir dès le début. Dans la Silicon Valley, les meilleurs talents sont toujours intéressés par 'un objet brillant ou un projet qu'on leur fait miroiter dans une autre entreprise", affirme Sarah Brubacher, à la tête des programmes universitaires d'eBay.