Optimistes, audacieuses et flexibles : quel est l'avenir des femmes actives ?

Quel est l'avenir des femmes actives ?
Quel est l'avenir des femmes actives ?
Comment les femmes qui travaillent imaginent-elle le monde professionnel de demain ? À l'occasion du Forum ELLE Active 2016, l'institut de sondage IPSOS a interrogé 2 000 salariés et leur a demandé où ils se voyaient en 2026.
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Les Françaises sont fatiguées, parfois stressées, mais aussi pleines d'optimisme. C'est ce qui ressort du sondage IPSOS réalisé à l'occasion du Forum ELLE active qui se tient ces 8 et 9 avril à Paris. Réalisé auprès de 2 023 salariés de plus de 18 ans, il met en lumière les attentes des Français concernant leur avenir professionnel. Où se voient-ils d'ici 10 ans ? Quelles grandes révolutions auront bouleversé leur façon de travailler ?

Les femmes sont optimistes

Premier constat émis par le sondage : les femmes actives se disent investies et motivées par leur job (37% des sondées), mais aussi fatiguées (41%) et stressées (31%). Normal, quand on sait que ce sont elles qui assument encore majoritairement les tâches domestiques et les soins accordés aux enfants.

En revanche, la majorité des working women interrogées gardent espoir en leur avenir professionnel : si 23% se disent "déçues", elles ne sont que 16% à déclarer être résignées et 12% à se sentir "bloquées" dans leur carrière. Malgré le climat morose et les possibles incertitudes auxquelles elles doivent faire face, les femmes actives ont aussi moins peur du chômage. Moins d'un tiers craint de perdre son emploi (28%) ou d'apprendre de nouvelles choses (31%).

Les femmes sont audacieuses

Si la majorité des femmes interrogées disent craindre d'être bloquées dans leur vie professionnelle (51% en termes de nouvelles responsabilités, 77% en matière de rémunération), elles ne s'interdisent pas de changer un jour de métier. Si 34% des sondés (hommes et femmes) disent avoir déjà changé de voie professionnelle, 28% estiment le vivre prochainement. 20% des sondés se voient bien aussi devenir "slashers" en occupant plusieurs activités professionnelles au lieu d'une, y compris à court terme (42% des femmes de 18-24 ans, 44% de 25-34 ans, 31% des 35-44 ans).

Et se mettre à son compte ? Pourquoi pas, affirment les 18-24 ans (37%) et les 25-34 ans (31%). Les femmes plus âgées, dont la carrière est déjà bien entamée, hésitent néanmoins à sauter le pas.

Les femmes sont flexibles

Le sondage montre aussi que les femmes n'ont pas peur du changement, qu'elles considèrent comme une opportunité (15% d'entre elles) ou un défi à relever (49%). Positif pour l'économie française et l'avenir des jeunes, le changement demande de l'adaptation mais est inévitable. Nouvelles technologies, organisation du travail, nouveaux modèles sociétaux et managériaux... 87% des femmes actives interrogées estiment que nous serons tous obligés de nous adapter aux changements.


Elles jugent d'ailleurs certains plus que nécessaires pour plus de bien-être en entreprise et d'égalité. Les évolutions les plus attendus par les working women de 18 à 35 ans ? L'égalité femmes-hommes au travail (pour 9 sondées sur 10) et la mise en place de crèches d'entreprise pour faciliter la vie des parents (84%). Elles restent en revanche sceptiques à la congélation de ses ovocytes pour mieux gérer sa vie professionnelle. Seules 23% des femmes jugent cette avancée nécessaire.

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