Par
Adèle Bréau
- Publié le 20 janvier 2010
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Le résultat du sondage de la semaine passée
229 internautes ont participé au sondage. Certains d’entre vous ont même accepté de nous faire part de leur expérience sur un sujet encore tabou. La preuve ? Vous êtes 30,1% à déclarer ne « pas vouloir y penser ». Un tas de questions se pose : comment gérer la dépendance d’un proche ? Pour quelle solution faut-il opter ? Le choix d’un institut spécialisé, est-ce nécessairement un abandon ?
Difficile de juger une situation. 56isabel, membre de la communauté Terrafemina, s’est livrée dans un commentaire sur le site afin de nous faire part de ce qu’elle a vécu pendant plusieurs années, en acceptant de prendre en charge un parent dépendant chez elle. Cette situation, raconte t- elle, « ne l’a pas laissé souffler une minute pendant 8 ans ».
ZABOU quant à elle soulève un problème : « C’est une responsabilité familiale non reconnue par les employeurs ». Elle ajoute dans son message : « cette situation n’a jamais été un atout au regard des actifs ». Il est vrai que cette situation n’est pas prise en compte dans la sphère professionnelle. A quand une reconnaissance ?
Jeanne83, jeune femme de 29 ans, également membre, nous affirme qu’elle préférerait « alterner avec un centre spécialisé ». C’est vrai. Cette solution permet certainement de conserver un équilibre et ne pas tomber dans le schéma « proche-aide soignante » en quelque sorte.
Il y a toujours une forme de culpabilité qui ressort. C’est l’idée d’abandon qui transparait : délaisser l’autre ; un père, une mère qui nous a élevé. C’est une situation délicate à laquelle nous serons tous confrontés d’ici une décennie. Et des chiffres l’attestent sur l’augmentation du nombre de seniors. Ventalon, quant à elle, apporte son témoignage en tant que personnel médical, elle affirme : « les personnes en maison de retraite ne sont pas forcément isolées si les familles viennent les voir ». Ventalon met à mal dans son témoignage les idées reçues.
Pourtant tous ces commentaires postés sur le site ne reflètent pas les résultats du sondage. En effet, vous êtes 38% à déclarer que vous seriez prête à abandonner votre activité professionnelle « sans problème » dans une telle situation.
Sur 229 répondants à la question :
« SERIEZ-VOUS PRETE A ABANDONNER VOTRE ACTIVITE PROFESSIONNELLE POUR VOUS OCCUPER D’UN PARENT DEPENDANT ? »
Vous avez été :
38% à répondre « oui, sans problème » (87 votes)
30,1% à répondre « Je préfère ne pas y penser » (69 votes)
17,5% à répondre « oui, si je n’ai pas les moyens de financer un centre spécialisé » (40 votes)
14,4% à répondre "non, pas question" (33 votes)
Sur Terrafemina, vous avez la parole… Réagissez au résultat du sondage.
Et découvrez également notre nouveau sondage de la semaine.
ALLER PLUS LOIN :
Découvrez le reportage de Marine Deffrennes , et les articles d’Alix Foriel sur le sujet.





