Par
Jean-Pierre Lavoignat
- Publié le 11 février 2009
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Claude Berri, tchao l'ami.
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Jean-Pierre Lavoignat rend hommage à Claude Berri.
Le plus grand producteur du cinéma français est décédé le 12 janvier dernier à Paris des suites d’un accident vasculaire cérébral.
Né Claude Langmann en 1934, ce fils de fourreur autodidacte fait ses débuts au cinéma comme comédien, puis comme réalisateur de plusieurs films : Le Poulet (1962), Le Vieil Homme et l’enfant (1967), Tchao Pantin (1983), avec Coluche, et deux films-hommage à Marcel Pagnol, Jean de Florette et Manon des Sources (1986).
En même temps, il produit les films d’autres cinéastes. L’Enfance nue de Maurice Pialat (1968) est l’un des premiers. Suivent ensuite : Taking off de Milos Forman (1971), Tess de Roman Polanski (1979), L’Homme blessé de Patrick Chéreau (1983), L’Amant de Jean-Jacques Annaud (1992), La Reine Margot de Patrice Chéreau (1994), Gazon Maudit de Josiane Balasko (1995), Tout sur ma mère de Pedro Almodovar (1999).
Claude Berri est ainsi à l’origine d’énormes succès du cinéma français. En 1999, il produit « Astérix et Obélix contre César » de Claude Zidi : le public est au rendez-vous et le film totalise 14 millions d’entrées. Puis, faisant confiance à Abdellatif Kechiche, il investit dans "La Graine et Le Mulet" qui remporte le César du Meilleur film en 2008. Et « Bienvenue chez les Ch’tis » n’aurait pas vu le jour sans lui.
Réalisateur, producteur, Claude Berri ne dédaigne pas non plus faire des apparitions devant la caméra. Il joue notamment dans une série de quatre films, inaugurée par "Mazel Tov" ou "le mariage", qu’il réalise lui-même, ou encore chez Claude Autant-Lara ou Claude Chabrol.
En marge du cinéma, Claude Berri est un grand amateur d’art contemporain. Il collectionne les peintures et les photographies. En 2008, il inaugure à Paris l’Espace Claude Berri, dédié à accueillir ce type d’œuvres.
Enfin, sa vie personnelle est semée de drames. Il perd sa première épouse en 1995, puis un fils en 2002, tous deux suicidaires. La maladie ne l’épargne pas non plus. En 2006, il est handicapé par un premier accident cérébral pendant le tournage d’ "Ensemble c'est tout", adapté d'un roman d'Anna Gavalda. Ses films portent la trace de cette part sombre de sa vie.
A.M.
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- Il y a 27 s





effectivement nous avons perdu récemment un des plus grands réalisateurs français, un bémol tout de même sa dernière réalisation était un navet de premier ordre.
effectivement un bien grand homme ,un bien grand cinéaste!
il n'était pas de ma génération mais vu l'hommage qu'il a reçu, il devait avoir un répertoire de bons films. Trésor par contre qu'il a co-produit, j'ai trouvé ça très nul
Sur d'autres forums je lui ai rendu hommage , sacré bonhomme .