Par
Marine Deffrennes
- Publié le 27 mai 2010
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Facebook : naissance d’une dissidence
QuitFacebookDay.com
© # # iStockphoto
Le 31 mai prochain, ils seront plus de 15 000 à accomplir le long périple de la suppression d’un profil Facebook. Sur QuitFacebookDay.com, on peut suivre la progression du mouvement : le nombre des déçus de Facebook grossit, inéluctablement.
Vous me direz, 15000 ou même 20 000 déserteurs sur 400 millions de bons petits soldats, pas de quoi affoler la Facebook team. Et pourtant, le créateur de ce trombinoscope amélioré semble s’inquiéter de la grogne ambiante contre son œuvre. Le 24 mai, dans une déclaration au Washington Post, Mark Zuckerberg fait amende honorable : « Le message que nous avons reçu ces derniers temps est que les membres veulent pouvoir contrôler plus facilement leurs informations. Dans les semaines qui viennent, nous allons ajouter des contrôles de confidentialité plus simples d’utilisation.»
C’est à la fin de l’année 2009, lorsque Facebook annonce à ses membres que les paramètres de confidentialité par défaut évoluent, que l’insurrection voit le jour. En bref, pour un usage privé et sécurisé du réseau, -poster des photos seulement pour ses amis, et savoir à qui on déballe ses petits tracas de boulot-, il faut se coltiner une cinquantaine d’onglets pour décocher toutes les options. Le site youropenbook.org, parodie de Facebook, veut démontrer l’accessibilité, même pour une personne qui n’a pas de compte Facebook, aux statuts et profils des membres qui n’ont pas conscience de ce qu’ils laissent voir de leur vie privée. On peut ainsi faire un relevé des occurrences d’un mot et accéder à la liste des profils qui l’ont cité dans leur statut. Exemple : si on tape « Burqa » ou « Renault » dans la barre de recherche youropenbook : des messages racistes ou des profils intéressants pour un publicitaire, le tout est étalé sur la Toile publique...
Les utilisateurs éclairés se plaignent ainsi du manque de transparence d’une charte plus longue que la Constitution des Etats-Unis (d’après le New York Times), mais là n’est pas le plus grave.
La révolution des geeks
© # # iStockphoto
Aujourd’hui, ce sont les geeks qui boudent et appellent au boycott du « poke » et du « tag ». Ceux-là même qui encensèrent le projet fulgurant et utopique d’une messagerie sans frontières taxent aujourd’hui le réseau de tyrannie, et son mentor Mark Zuckerberg de trahison. A l’origine de ce revirement, le grignotage progressif du respect de la vie privée depuis 2005, mais surtout la dernière introduction du fameux « like » qui ouvre les profils Facebook à des sites partenaires sans en informer les membres et sans même avoir établi ni la liste de ces partenaires, ni clairement défini ce qu'est un « site partenaire »…
Explication
Les sites internet sont invités à ajouter l’icône au pouce levé « like » - ou « j’aime »- sur toutes leurs pages. Quand on aime un contenu, tout notre réseau en est informé, mais surtout on ouvre la porte de notre profil aux administrateurs du site en question. Facebook a ainsi trouvé une méthode pour indexer les pages web en fonction des goûts et intérêts de chacun, avec le rêve fou de détrôner Google grâce à un moteur de recherche par affinités. Déjà 250 000 sites ont intégré le « like » ou un autre plug-in renvoyant à Facebook. De plus en plus étoffés et précis sur les centres d’intérêts et comportements des membres, les profils sont appelés à devenir le fichier client le plus fourni de la planète…
Une crise de confiance
« Facebook est devenu incontrôlable, on ne sait pas où cela va mener, et leur éthique ne me semble plus digne de confiance. » Pour Jonathan, développeur d’applications et de sites internet, qui a adhéré au QuitFacebookDay, l’utilisateur lambda est non seulement pisté dans sa navigation, « et Dieu sait à quoi et à qui cette masse de données pourra servir un jour », mais surtout il ne se rend pas compte que les développeurs d’application, de jeux de toutes sortes et les administrateurs des sites indexés ont accès à l’ensemble des informations qu’il publie : « les gens se sont inscrits pensant pouvoir partager avec amis et gens de confiance, et une fois l'adhésion massive acquise, Facebook a décidé, prétextant que les gens partagent de plus en plus, que la vie privée est un concept dépassé, et l'applique. Quand on est familier avec la puissance de l'outil informatique, et de ses failles, c'est difficile d'adhérer à une philosophie pareille. »
Si les récalcitrants de la page bleue admettent qu’il n’est pas facile de se défaire d’une habitude qui frôle parfois l’addiction, ils misent déjà sur des projets plus transparents et moins centralisateurs en matière de gestion des données personnelles. Reste à savoir si cette dissidence saura déstabiliser et discréditer le géant aux 500 milliards de pages vues par mois.

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Je ne suis pas adhérente et ne le serai jamais; de toute façon il faut être méfiant et vigilant vis à vis d'internet en général
les gens crachent dans la soupe qu'ils ont déjà commencé à boire! pour infos, il existe un facebook que pour les femmes, avec des tests et des conseils pour les filles: c'est femibook.com
Moi je suis facebook-addict... Peut-être que je le regretterai un jour, comme dit Barack Obama
moi je trouve ça sympa de pouvoir retrouver des gens avec qui on était à l'école. ça permet de voir ce que sont devenus les gens! après, ce qui se plaignent n'ont qu'à pas mettre leurs infos persos sur leurs comptes!
A consommer avec modération!
je m'y rend regulierement mais je ne suis pas accro du moins pas encore !!!
Les paramètres sont difficilement compréhensibles, et finalement on ne sait pas si nos informations sont cédées, ni à qui, ni comment. Les publicités Facebook dans la colonne à droite de la page m'exaspèrent car elles sont ultra ciblées, mon sexe, mon âge, mon lieu de résidence (via l'IP car celui ci change selon mes mouvements) sont utilisés à mon insu (ou est-ce indiqué quelque part ??) et cédées aux entreprises pour la publicité. joelasaucisse, effectivement, tu peux utiliser un pseudonyme et n'indiquer aucune information personnelle, mais dans ce cas là ce n'est pas l'esprit facebook mais un simple forum ou chat amélioré.
Pas que des bonnes choses sur facebook, beaucoup pense à raconter des choses peu intéressantes sans aucun intérêt pour les "amis"
Ce n'est pas fait pour raconter sa vie , mais plus se divertir à plusieurs ...
C'est vrai, que beaucoup quittent Facebook, personnellement j'y pense pas trop ...
Certaines peresonnes y passent toute la journée , moi je préfère les forums .
je ne connaissais pas ce site anti facebook
en effet country chacun est accro à son site, moi le seul sur lequel je partage est terrafemina
Je suis principalement sur Terra fémina et j'ai même abandonné d'autres forums ou j'étais souvent.
Intéressant, merci de cette article, je ne suis pas très Facebook !
C'est dangereux, facebook, mine de rien...
C'est stupide leur truc.
Je pense que l'engouement pour se réseau n'est pas près de s'éteindre.
Je pense que l'engouement pour se réseau n'est pas près de s'éteindre.