Par
Véronique Forge
- Publié le 3 novembre 2009
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Existe-t-il un féminisme musulman?
Islam, femmes et société
© Jonathan/ Photononstop
Time Magazine titrait récemment sur « La Révolution silencieuse des femmes saoudiennes » montrant en couverture, deux femmes, l’une portant un long vêtement noir la couvrant de la tête aux pieds, l’Abaya, complétée d’un voile, le Niqab, l’autre un tailleur noir à l’occidentale.
Entre ces deux femmes apparemment rien de commun si ce n’est qu’elles vivent toutes les deux en Arabie Saoudite, pays musulman considéré comme l’un des plus rigoristes en matière de mœurs et très restrictif quant au droit des femmes.
Autre latitude, la Tunisie, un pays qui apparaissait depuis l’indépendance comme un modèle au regard du droit des femmes, semble aujourd’hui revêtir un autre visage: celui de ces jeunes filles portant le Hidjab dans les rues de Tunis.
Dans un cas comme dans l’autre, la place et le statut de la femme apparaissent comme des indicateurs de l’état de la société, de son rapport à la modernité mais aussi à la tradition qu’elle soit réelle ou mythifiée. Mais comment comprendre une tradition qui va parfois jusqu’à remettre en cause les droits universels comme l’égalité Homme/Femme et la liberté individuelle ?
Quelle tradition islamique?
Pour Wassyla Tamzali, avocate algérienne et grande défenseuse du droit des femmes notamment au sein de l’Unesco pendant des années, le concept de tradition ne serait qu’un leurre et une manière de justifier «l’instauration d’un système d’organisation sociale qui n’est pas un retour à la tradition islamique. »
Un système qui aurait précisément pour fonction de maintenir et de légitimer la domination de l’homme sur la femme. Pourtant, la légitimation d’un pouvoir sur un autre passe nécessairement par l’application d’un corpus idéologique, ici le Coran.
Y a t-il donc dans le texte religieux des éléments qui permettent de justifier cette domination de l’homme sur la femme ? Selon Wassyla Tamzali, rien n’est moins sûr. Elle note qu’«au 7ème siècle dans le Hedjaz, celui que l’on appelle le prophète dans les premières révélations considère que l’homme et la femme sont créés en même temps (…) il y a donc une éclaircie extraordinaire, une approche féministe, avec l’apparition du sujet femme en même temps que le sujet homme. »
Photo: Wassyla Tamzali
Le Coran entre Histoire et Culture
© Jonathan/ Photononstop
Pourtant, comme tout texte, qu’il soit religieux ou non, les interprétations sont souvent liées à l’histoire et la culture d’un pays ou d’une civilisation.
En outre, contrairement à d’autres religions comme le catholicisme, il n’existe pas d’autorité centrale capable d’édicter une vérité et de donner ainsi une unité au sein de la communauté de croyants. Les interprétations varient donc d’un courant à un autre mais elles sont également le fait des pouvoirs en place parfois.
A cet égard, si l’Arabie Saoudite demeure dominée par le très rigoriste courant wahhabite, le roi Abdullah en tête, semble peu à peu vouloir faire évoluer les mentalités sur le sujet des femmes. Les lieux de travail sont de plus en plus mixtes, spécialement dans les banques et les hôpitaux. Enfin, le gouvernement a récemment construit des universités dédiées aux femmes afin de les encourager à rentrer sur le marché du travail. Pour beaucoup de féministes, les progrès sont certes encore trop lents, les femmes n’ont toujours pas le droit de vote mais même au niveau politique, on assiste à des évolutions. Au mois de février dernier, le roi Abdullah a ainsi confié un poste de ministre de l’éducation des filles à une femme, Norah Al Faiz, la première jamais nommée à un tel poste.
Islam Politique et droit des Femmes
Comment comprendre alors, d’autres réalités comme celles de La Tunisie, du Maroc, de l’Algérie, de l’Egypte, de l’Iran où les femmes bien que très présentes dans le corps social ont à subir une forme d’oppression ? Pourquoi des pratiques comme la lapidation ou le mariage forcé perdurent encore dans certains pays islamiques ? Comment expliquer enfin que des jeunes filles dont les mères ne se voilaient pas décident de porter le Hidjab ou le Tchador ?
Autant de questions qui trouvent une part d’explication dans la montée en puissance d’un Islam politique. En Tunisie notamment mais aussi dans la plupart des pays arabes, on note que le pouvoir en place tente d’intégrer un Islam modéré afin de contrer des mouvements plus radicaux. Dès lors, quelles sont les conséquences d’une telle évolution sur le droit des femmes ?
Selon Wassyla Tamzali, auteur de «Une Femme en colère, lettre d’Alger aux européens désabusés » (Gallimard) à paraître le 10 Novembre, la réponse est claire. Ce sont les femmes qui en paient le prix. Or, l’ambition de nombreuses femmes du monde arabe est pour elle évident. « Nous voulons être des musulmanes mais nous voulons aussi être inscrites dans la modernité et dénoncer des pratiques comme la polygamie.»
La romancière Saphia Azzedine, auteur du très remarqué, « Confidences à Allah » ( Leo Scheer, 2008) ne dit pas autre chose « Ces autorités passent le plus clair de leur temps à disserter sur le statut de la femme, j’entends comme la contrôler plutôt que d’envisager une véritable société musulmane moderne. Sans singer l'Occident. »
Photo: Saphia Azzedine
Musulmane et moderne
© Jonathan/ Photononstop
S’inscrire dans la modernité dans le respect de sa culture musulmane, telle pourrait être une amorce de définition d’un féminisme arabe qui peine à se trouver. Pourtant, des mouvements de revendications d’égalité entre hommes et femmes ont existé. Dès 1930, Tahar Haddad signait « Notre femme dans la charia et la société », un essai très avant-gardiste sur l’émancipation juridique et sociale de la femme mais les mouvements féministes ou plutôt ses prémices en sont restés à cette étape là.
Ils ne se sont pas posé la question de l’identité. Or, selon Wassyla Tamzali «comment penser le féminisme si l’on ne s’interroge pas sur cette question essentielle : qu’est ce qu’une Femme ? »
L’échec du mouvement féministe dans les pays arabes serait donc lié à cette réflexion avortée sur l’identité : «Nous n’avons pas occupé la place de l’identité à la différence par exemple des islamistes. Nous nous sommes dit : quand il y aura la démocratie cela va apporter l’égalité pour les femmes, or la réalité fût toute autre. L’intérêt des revendications identitaires on le voit très bien aujourd’hui dans les mouvements marginaux, c’est que c’est un chemin vers la subjectivisation politique. » note Wassyla Tamzali.
Identité, féminin et Méditerranée : des points de rencontres
© Jonathan/ Photononstop
Aujourd’hui, cette question de l’identité semble pourtant revenir sous d’autres formes avec notamment un « féminisme méditerranéen » ou plutôt un féminin issu de la Méditerranée comme le note Fawzia Zouari dans "La Méditerranée : modernité plurielle" (Unesco 2000). Pour elle, « les temps ne seront plus au féminisme mais au féminin », un féminin capable de répondre à tous les intégrismes et « raviver la mémoire des ressemblances, ce contrepoison des idéologies de repli. »
L’une des ambitions de l’Union pour la Méditerranée doit donc être d’unir ces femmes de la Méditerranée et de considérer comme l’avocate et Prix Nobel Shirin Ebadi que « les droits humains constituent un seul et unique concept et ne peuvent être distingués en tant que islamiques ou non islamiques. »
VOIR AUSSI :
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Qui a peur du féminisme ?
Le combat des colombiennes : entre féminisme et pacifisme.

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C'est la peur qui maintient les femmes dans la condition où elles se trouvent. Il suffit de dire "non" à l'oppression, "non" à la soumission, "non" à l'esclavage, "non" à la violence... Si les femmes toutes ensemble refusaient d'être traitées de cette manière, les hommes n'y pourraient rien : ils ne peuvent rien sans notre acceptation tacite (et inconsciente). Nous n'avons pas à demander la permission d'être ce que nous voulons être, nous avons juste à être ce que nous voulons être. Celles qui osent actuellement le payent cher, parce qu'elles sont une minorité, mais si les femmes trouvaient en elles la force de refuser leur condition, le monde serait sauvé, car les femmes veulent avant tout la paix... Les femmes occidentales ne se baladent pas "toutes nues" dans les rues : elles ont gagné le droit de marcher libres... Les femmes de toutes origines doivent être amies et non ennemies, car sous des couverts différents, toutes ont souffert de l'oppression, ... La majorité des hommes sont cruels, mais il en est d'autres que mon coeur chérit : les hommes tendres de ma famille, certains de mes amis, qui se demandent ce qu'attendent les femmes pour se révolter...
Bonjour, Je trouve dommage que l'on ne parle pas d'initiatives de femmes musulmanes occidentales en matière de modernisme et d'islamité. On revient toujours sur le cas d'étrangères ou de pays étrangers pour illustrer ou appuyer certaines thèses. Il y a en France de plus en plus de tribunes qui permettent aux femmes de cultures musulmanes de pouvoir s'exprimer, dont une fort intéressant, le webzine féminin Hijabandthecity.com. Des femmes qui en ont assez des clichés, des femmes de leur temps et qui s'affirment. Néanmoins, je suis ravie de voir traité pareil sujet sur Terrafemina, un magazine riche et qui nous surprend à chaque publication.
A 70 ans d'àge et 30 Ans d'ONG en terre africaine, j'ai pu constater que la condition féminine ( à part quelques intéressantes expériences de coopératives) La condition féminine s'est particulièrement aggravée de part une misère exceptionnelle sur laquelle vient s'ajouter un prosélytisme religieux). Je me fais par exemple copieusement insulter quand j'ose parler de ce problème. Pas de démocratie sans changement de condition féminine. mon expérience sur mon blog http://delville.over-blog.fr
La critique est facile et l'art est difficile. Il n'est pas aisé pour les femmes qui veulent se libérer de certains dictats de se libérer du jour au lendemain , sans penser aux conséquences, l'avenir. Si c'est pour se retrouver à la rue ou aux services sociaux. Ca ne vaut pas le coup. Ce qui vaut la peine d'etre fait, vaut la peine d'ètre bien fait. Il vaut mieux une paix injuste qu'une geurre juste dit-on.La femem fait déja partie des populations les plus pauvres en occident. Chenger pour une vie meilleure. Oui. Changer pour une working poor, je ne crois pas.Non. http://mayaime.wordpress.com/
La critique est facile et l'art est difficile. Il n'est pas aisé pour les femmes qui veulent se libérer de certains dictats de se libérer du jour au lendemain , sans penser aux conséquences, l'avenir. Si c'est pour se retrouver à la rue ou aux services sociaux. Ca ne vaut pas le coup. Ce qui vaut la peine d'etre fait, vaut la peine d'ètre bien fait. Il vaut mieux une paix injuste qu'une geurre juste dit-on.La femem fait déja partie des populations les plus pauvres en occident. Chenger pour une vie meilleure. Oui. Changer pour une working poor, je ne crois pas.Non. http://mayaime.wordpress.com/
comment peux ton dire que les femmes musulmanes son privé de leur droit entant que femme porté le foulard cela fait parti de la religion ceci et marqué dans le coran ses t un signe de respect envers leur époux cela ne signifie pas quel sont soumise c est le respect de leur religion comme une bonne soeur qui porte le voile aussi cela fait de méme partie de la croyance chrétienne se n est pas pour autant ke les hommes politique en fond une poligamie je pense tout le monde doit respecter la religions de chacun de nous tous avant k il ce passe une révolte de religion il ne faut oublier la signification des droits de l homme en fesant se ke tou homme politique souhaite il n y a pas de droit d homme ni de respect des autre
il y a des année que les musulmans vive autre que dans leur pays et ce les femmes qui porte le voiles on déja était arréter pour avoir agrésser une personne non voilé dans tou lieux public on parle souvant des jeunes femmes qui haguiche les hommes malade qui comectes des violes a ses femmes la on va pas leur dire directement que ses de leur faute mais on va dire que c est la faute a leur tenue vestimantaire est a leur conportement sans en faire une publiciter politique maintenant qu il ne reste pas grand chose de la loie respectueuses on cherche a en béter les femmes voilé cela antréneras une guerre vaux mieux bien réfléchir pour bien agir que mal faire la loie ou tou le monde sourira
les femmes voilés son plus féministe ke n importe quel femmes habillier d un bou de tissus sous les fesses est d un drap qui sert de débardeure et je pense que la vien la question keske les femmes voilés ou partant un long tissus porte sur eux stop quart je pense que se n est que de la curiosité vous devais respect pour ses femmes qui ne cherche pas a ce dévoiler laisser les tel que dieu a voulu k elle ce montre
il est vrai que dans notre culture occidentale le fait de porter un voile peut etre signe d'offense ou d'oppression. je ne pense pas que les femmes musulmanes se sentent opprimées en portant le voile. un grand nombre d'entre elles le portent par choix par conviction religieux. cette pratique est un moyen pour elle de répondre aux attentes de leur religion. il faut apprendre à tolérer toutes les cultures à partir du moment qu'elles n'enfreignent pas les libertés individuelles des uns et des autres
j'espère pour ces femmes qu'elles le portent vraiment par conviction religieuse que sous la contrainte d'une famille ou d'un mari
j'espère bien que ça existe la femme musulmane voilée , si c'est elle qui le désire alors ça va mais dans le cas contraire il faudrait peut étre punir les personnes qui obligent les femmes à porter le voile.
pour moi il s'agit d'un choix que tous les individus de la terre peuvent prendre librement, chaqu'un est libre de s'abriller de la façon qu'il veut que se soit un morceau de tissu ou autre on dois respecter le choix de chaqu'un sans porté des préjugées, sans blessé l'autre, chaqu'un d'entre nous est responsable de ses actes et de ses convictions religieuses, culturelles et autre, il ne faut pas tomber dans le piège.
Pour moi, chacun doit pouvoir choisir les vêtements qu'il porte et personne ne doit lui faire de reproches quant à sa tenue.
Depuis un quart de siècle, un fort vent de conservatisme religieux souffle dans de nombreux pays musulmans, avec des effets dévastateurs sur les droits des femmes. Au nom d'un retour à la "pureté" des premiers temps, des groupes extrémistes ont décrété, à leur accesssion au pouvoir en Afghanistan par exemple, ou au Nigéria, une stricte ségrégation entre les sexes dans les lieux publics, imposé aux femmes le port de vêtements (burqua, niqab, hijab) et ont multiplié les mesures répressives (dont l'interdiction d'activité professionnelle). Je ne pense pas qu'on puisse parler ici de "tradition musulmane" mais de "régression intégriste", contre laquelle d'ailleurs beaucoup de musulmans démocrates luttent avec conviction.
ce n'est pas le fait de porter ou non le voile que je réprouve,c'est l'obligation de le porter contre son gré,la domination masculine,etre totale soumise à l'homme,dépendante,etre mariée de force,avoir des enfants contre sa volonté,etre humiliée,battue.Cela n'a jamais été demandé par les ecritures du Coran
"Dieu" a bon dos dans l'histoire ! Et pourquoi dieu ne serait-il pas une femme...dévoilée ?
Dans tout ceci il n'y a pas d'histoire de Dieu , puisque les gens qui ont étudié le coran disent bien que dans ce livre ,rien n'est mis à ce propos ...
pour la majeure partie d'entre elles, c'est un choix que d'etre voilé.Après pour celle qui sont forcées, je trouve cela injuste
Le voile symbolise le statut inférieur de la femme et la domination de l'homme. C'est cela qui n'est pas acceptable, même si certaines femmes, masochistes, s'engagent "librement" dans cette démarche. Moi, je me sens humiliée comme femme quand je côtoie une "femme voilée". (Que dire de la burqa !)
Pour elle ce n'est pas un droit d'avoir un voile mais un devoir envers leur mari et une obligation , arrêtons de rêver...
le voile est une négation totale de la personne , la femme n'éxiste plus quand elle est voilée , c'est inacceptable. Beaucoeur , je ne sais pas si tu es une femme ou un homme mais ton discours est manifestemment propgandiste .
Le voile est signe de soumission.
Je suis bien du même avis qu'Exhine sur cette question, il ne faut pas tout confondre et ce n'est pas unemanière de montrere son féminisme que de porter un voile.
La femme n'a pas ou peu de droit dans ces pays, elle est bafouée et soumise face aux hommes, c'est révoltant!
Le port du voile est une interpretation mais la supériorité de l'homme sur la femme est écrite sans doute possible à plusieurs reprises dans le coran, ce qui posera toujours des frictions avec les démocrates égalitaires.
Toutes ces femmes ont bien du mal à faire valoir leurs droits dans leur pays même après ces révolutions, je doute qu'elles aient réellement de liberté quand au port du voile
féminisme et religion (d'une manière générale) me semblent être deux concepts incompatibles par nature . . . . . . . . .. . .