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Par   -  Publié le 28 mai 2010
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Irene Khan, les droits humains dans la peau

Du Bangladesh à l’ONU, Irene Khan s’est retrouvée à la tête d’Amnesty International et lui a donné une nouvelle envergure. Au bout de son mandat, elle publie « Pauvres en droit », et clame haut et fort qu’un torrent de billets ne viendra jamais à bout de la pauvreté.  
Irene Khan, les droits humains dans la peau


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Irene Khan

 

Irene Zubaida Khan est née en 1956 au Bangladesh. Elle occupe la fonction de Secrétaire
Générale d’Amnesty International de 2001 à décembre 2009. Elle est la première femme, la première Asiatique et la première personne de confession musulmane à diriger la plus grande organisation mondiale de défense des droits humains. Face aux nouvelles formes de violations des droits humains, et aux événements qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001, elle apporte de nouvelles perspectives à l’organisation, la réformant aussi bien dans le fond que dans la forme. Diplômée de l’université de Manchester et de la faculté de Harvard, spécialisée dans le droit international. En 1980, elle rejoint le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), où elle occupe différents postes à hautes responsabilités. Dans le cadre de son action pour Amnesty International, elle mène sur le terrain des missions dans différents pays tels que le Pakistan, l’Afghanistan, la Colombie ou bien encore dans la région du Darfour au Soudan, ainsi qu'au Népal et en Bulgarie. Elle fait du combat pour le droit des femmes une de ses priorités. Irène Khan a reçu plusieurs distinctions dont le prix de la Paix de la ville de Sydney en 2006, le Prix Pilkington « Femme de l'année » 2002 et le prix John Owens de l'université de Manchester. Elle est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde (Belgique, Royaume-Uni, Japon, Liban).

 

Le livre : Pauvres en droit

 

Aujourd’hui, 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour ; 1 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour. Se basant sur ses expériences internationales de terrain et personnelles, Irène Kahn place les droits humains comme élément central de l’éradication de la pauvreté. L’insécurité, l’exclusion, les discriminations dont les pauvres sont spécifiquement victimes, alimentent leur misère et les empêchent d’en sortir. Il est aussi fondamental de donner aux pauvres un droit de parole, de prendre en compte ce qu’ils expriment au sujet de l’évolution de leurs conditions de vie et de les impliquer dans les changements.
Pauvres en droit, éditions Max Milo, avril 2010, 18 Euros. Acheter en ligne en cliquant ici !

Cet ouvrage fait partie de la campagne mondiale lancée par Amnesty International le 19 mai 2010 : Exigeons la dignité.

 

 

ALLER PLUS LOIN :

 

Rencontre avec Elisabeth Daldoul, éditrice en Tunisie

Les colombiennes montent au front

Victoria Donda nous raconte son Argentine 

Voir aussi :  solidarite    humanitaire    international   
 

5 commentaires

singierlulu - 01/06/10 11:11
de toute beauté bravo
sequoia - 23/08/10 13:52
Tout à fait d'accord avec l'analyse d'Irene Kahan: les micro-crédits et micro-réalisations ne suffiront pas à sortir un peuple de la pauvreté, il y faut une volonté politique au plus haut niveau de l'Etat. L'exemple du Burkina Faso est parlant: c'est un des pays les plus pauvres au monde, avec une concentration très élevée d'ONG (500) et d'associations et coopératives diverses (20000). Tout cela pour un résultat désespérant, le pays ne décolle pas. La faute au manque de concertation entre ces différentes structures et à l'absence d'une politique volontariste de l'Etat, depuis que le leader Thomas Sankara a été assassiné. (La faute aussi, bien sûr, en arrière-plan, à l'inégalité des relations Nord-Sud...).
pussy01360 - 27/08/10 09:07
il est vrai que pour faire vivre des pays comme le Bangladesh, il faudrait beaucoup plus d'argent que ce qu'on peut lui donner, c'est dommage.
Do_madhyra - 12/01/11 20:46
Assurer la liberté de choix !! Dans la sphère public, mais dans la shpère privée cela me semble une gageüre. Toutefois elle a raison toute femme devrait avoir la liberté de choisir sans pression aucune si elle souhaite couvrir son corps ou non ;o( C'est important d'avoir des femmes des pays en voie de développement à la tête d'organisation de ce type. Même si elles font partie de l'élite de ces pays, elles connaissent beaucoup mieux la réalité du terrain qu'un technocrate vivant aux E.U !!
jujuleretour - 02/01/12 19:17
est ce que les petites rivieres font les grand ruisseaux ,, le devellopement peut commencer par la ,,

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