La prise de conscience des Haïtiennes
Depuis 1936 les Haïtiennes se sont organisées et constituées pour participer aux grandes décisions du pays contre toute forme de présence dictatoriale ou étrangère. En effet, dès 1915 on les retrouvera dans les maisons, les marchés et les lieux publics, occupées à la collecte de fonds indispensables aussi bien au soutien d'une campagne intérieure assidue contre la présence américaine sur le territoire haïtien que pour l'envoi de délégués chargés de faire valoir, aux Etats-Unis mêmes, auprès d'instances influentes, les doléances haïtiennes. E
lles ont pu en 1930 organier une grande manifestation pacifique qui défilera dans les rues de la capitale toujours dans le même objectif : le départ des américains d’Haïti.
Depuis 1950, les Haïtiennes se battent
En 1950, la Ligue Féminine d’Action Sociale, première organisation de femmes du pays, a mené la lutte et permis aux femmes d’obtenir le droit de vote en 1986, l’année de la chute de Jean Claude Duvalier. Les femmes sont à nouveau prêtes à se battre pour leurs. droits .
Le 3 avril, la première manifestation de masse est organisée par les femmes dont le mouvement s’est structuré et exerce depuis lors une certaine influence sur la vie politique.
La création en 1988 d’un secrétariat d’état à la condition féminine a tout fait basculé définitivement ,vu qu’un an plus tôt ,la constitution de 1987 avait reconnu l’égalité entre les sexes. Fait remarquable, en 1990, Ertha Pascal Trouillot devint première femme présidente de la République, elle organisera les élections qui conduisirent Jean Bertrand Aristide au pouvoir.
Quatre années plus tard, après le coup d’état renversant de Jean Bertrand Aristide, les femmes étaient de nouveau a proie facile et le viol sera utilisé comme arme de terreur et de répression.
Des avancées
Les associations de femmes se renforcent, se structurent et se spécialisent même pour former un front commun contre toute dérive démocratique.
De 1996 à nos jours de nombreux changements se sont opérés dans la société haïtienne et les femmes ont aujourd’hui gagné des batailles en occupant toutes sortes de postes politiques (ministre, secrétaire d’état…), en siégeant au Parlement et à l’Assemblée Nationale, en devenant responsable de parti politique. Mais il reste un long chemin à parcourir.
Des organisation telles que Kay fanm , Fanm yo la, Sofa... se donnent pour tâchede bannir la discrimination féminine de la société haïtienne.
Pour soutenir le féminisme en Haïti:
Fanm Yo La
Strengthening women’s leadership/capacity building
9, rue Cheriez, Canapé Vert, Port-au-Prince
Ph#: (509) 244 54 28 or 403 92 29
E-mail: fanmyola@yahoo.fr
Solidarite Fanm Ayisyen / Solidarity with Haitian Women (SOFA)
Issues: runs shelters for women victims of violence.
1 bis, ruelle Amonvil
Coin Acacia-Nazon, Port-au-Prince
Ph#: 509 245 44 60
Fax#: 509 245 84 77
E-mail: sofa@hainet.net
Kay Famn (part of CONAP)
Runs shelters for victims of violence + electoral observation
11, rue Arman Holly, no.11, Turgeau, Port-au-Prince
Ph#: (245) 5174
E-mail: kayfanm@compa.net
ALLER PLUS LOIN :
Terrafemina vous en révèle plus sur l'émancipation économique des Haitiennes.
Retrouvez l'emission : Les femmes, pilliers de l'économie en Haiti.
Debout, femmes haitiennes !
Tcheïta Vital
Tcheïta Vital est une jeune femme - mère de famille aussi - qui a dû tout abandonner pour s’installer en France. C’était il y a 4 ans. Cette journaliste d’aujourd’hui 35 ans reste soulagée d’avoir réussi à sauver sa peau. Même si l’exil est dur. Même si elle rêve de retrouver son pays Haïti, et d’y créer une radio. Llibre.
Les enfants domestiques d'Haïti
La population haïtienne est actuellement estimée à plus de 9 millions d’habitants. Plus de 50% a moins de 21 ans. Dans cette jeune population 8% soit des enfants de 5 à 17 ans sont des enfants domestiques appelés « restavèk ». En ce qui nous concerne aujourd’hui nous parlerons des petites filles qui à elles seules représentent 80% des restavèk.
Diverses raisons peuvent être à la base d’un placement d’une petite fille de 5 ans au moins dans une famille d’accueil telles que : la mort prématurée de l’un des parents ou des deux et dans ce dernier cas, le plus proche parent décide parce qu’il estime ne pas pouvoir répondre aux besoins de cet enfant de le donner à une famille qui lui assurerait un lendemain meilleur. Mais il existe aussi des cas où les parents sont bel et bien vivants mais situation économique oblige la fille sera placée.
Ces petites filles viennent pour la plupart des zones rurales. Déjà que la séparation d’avec la famille les désoriente ces fillettes devront oublier tout ce qui faisaient qu’on les considérait en tant que personne et endosser un costume d’adulte.
Fini les jeux à la poupée, avec les copines, fini l’école si elle la fréquentaient avant le fameux voyage car il s’agit bien de cela puisqu’elles peuvent se retrouver à des kilomètres de chez elles et sont forcées de se familiariser avec un autre environnement et le plus vite serait le mieux.
La domesticité des fillettes en Haïti ne datent pas d’aujourd’hui et n’est pas prête de disparaître malgré les conventions signées par de nombreux gouvernements relatives aux droits des enfants.
Pour vous donner une idée du phénomène restavèk nous vous présenterons le planning en journée d’une restavèk (à signaler au passage que ces enfants perdent facilement leur prénom et seront appelés restavèk par les enfants de la famille d’accueil, les adultes mais aussi par tout le voisinage).
Une petite domestique se couche au plus tôt à 22 heures donc ça peut aller jusqu’à minuit et fait étonnant elle sera la première à se lever parce que sa journée est très chargée et longue.
-Cinq heures du matin c’est le réveil des fois 4 : 30 . Il lui faut préparer le petit déjeuner de toute la famille sauf pour elle (elle n’en fait pas partie légalement donc n’a aucun droit).
-Préparer l’eau du bain pour toute la famille (de l’eau qu’elle a été cherchée la veille a l’aide d’un seau qui peut contenir plusieurs litres) elle le portera sur sa tête.
-Faire la vaisselle en faisant attention de ne pas casser un verre ou une assiette sinon les coups pleuvent et d’autres punitions s’en suivront faire briller les marmites de ses mains menues
-Cirer les chaussures des enfants qui partent pour l’école alors que elle, non seulement elle n’a pas de chaussures à elle, qu’elle pourrait faire briller mais ne va pas non plus à l’école et si par chance elle en fréquente elle sera plus souvent absente parce que ses responsabilités ne lui laissent pas le temps.
-Faire les courses pour le déjeuner et s’assurer au minimum que tout est fin prêt au cas où quelqu’un d’autre devait faire la cuisine
-Faire le ménage dans toute la maison
-Refaire la vaisselle après le déjeuner
-Repasser le linge ou le faire à la main (le lave-linge relève tout de même du luxe) etc…
En dehors de ces taches ménagères obligatoires elle doit satisfaire les moindres caprices de tout un chacun jusqu’au désir sexuel du mari de la femme à qui on l’a confiée et elle est qualifiée de petite pute si la femme a surpris le mari car elle est responsable des violences qu’elle subies
Les petites restavèk n’ont aucun droit elles n’ont que des devoirs. Battues, exclues, elles ne cessent de rêver de jeux, de rire, d’amour, de connaissances… Heureusement que leur bourreaux ne peuvent pas intervenir à ce niveau et c’est tant mieux sinon qu’en serait-il de ces milliers de petites filles qui attendent et espèrent dans le désespoir.
Bonjour, Mon intervention se portera sur la vidéo que je viens de visionner et sur la catastrophe que subit actuellement Haïti. Pour avoir quitté mon pays très jeune (9 ans) je suis consciente de ses pratiques d'exploitation qui pour certains compatriote restent normale, mais qui me choque et me révolte. Chaque jour je découvre la chance que j'ai de vivre dans un pays ou l'on respecte la liberté des enfants et des femmes. A mon petit niveau je m'efforce d'apporter mon aide aux gens que j'ai rencontré pour la première fois l'été 2009, première visite après 26 ans d'absence. J'ai vu la grande misère qui règne dans ce pays mais surtout un état d'esprit de combat de chaque jour fait de "dignité et de courage". A mon retour, j'ai relativiser tout mon quotidien et changer ma façon de voir les choses qui m'entourent. Aujourd'hui avec cette nouvelle douleur que subit le peuple Haïtien, je sais qu'il se relèvera, si chacun de nous apportons notre petite pierre afin de leur montrer que nous ne les oublions pas, surtout après la surmédiatisation de maintenant, mais également après. Aider ne veut pas dire s'apitoyer, mais faire des actions utiles (envoi de colis et autres, se mettre en contact avec des structures organisés qui sauront nous aiguiller sur la manière de concrétiser notre action....). Il n'est pas nécessaire de dépenser beaucoup d'argent pour cela, mais ne pas rester indifférent face à la détresse de ce peuple courageux. Merci
Cet esclavage des petites fille est connu. Haiti est un pays intéresant et qui gagne a être mieux connu mais cette pratique est très choquante. Comment ce pays qui est né de l'esclavage le plus dur, peut-il le faire subir aux plus petits et aux plus fragiles ? Bizarre ..
je savais que les petites filles travaillaient à haiti, c'est un pays très pauvre où il semblerait que seul port au prince ait un peu de travail c'est surtout ce que l('on a découvert lors de cette terrible catastrophe!
encore un pays qui a un long chemin à parcourir pour instaurer des droits de la femme convenables
bel engagement de ces femmes dans un pays où elles ont encore du mal à être reconnues. leur combat ne doit vraiment pas être évident.
malheureusement ce n est pas le seul pays de ce cas juste on en parle moins
bravo pour cette information,peu de personnes sont au courant de ce qui se passe dans cette île,si souvent dévastée par des catastrophes naturelles.Hélas, elle n'est pas le seul endroit où les femmes sont en position d'esclaves.Battons nous pour elles,de quelqu'origine qu'elles soient.C'est une des solutions qui a dejà fait ses preuves.Ne nous contentons pas de soupirer en pensant "quelle chance j'ai de vivre dans un pays où les femmes,en général, sont moins soumises" mais gardons les yeux en éveil car,parfois, près de nous,certaines subissent des traitements inhumains et n'osent en parler. Restons solidaires et attentives. Bravo à tous ceux qui soutiennent de leur mieux,ces minorités.
Elles doivent continuer a se battre pour le droit au changement il est choquant de constater que dans certains pays en pratique toujours une sorte d'esclavage
C'est scandaleux, les pauvres...
les enfants des pays pauvres sont souvent les premùiers a trinquer ,,, c est scandaleux ,, ignoble ,,
L'esclavage n'est pas aboli dans ces pays là et les mentalités ne sont pas prêtes de changer...
hum, il y a tout un tas de pays ou l'on considere la femme comme un animal.. pfff