Par
La rédaction
- Publié le 3 mars 2010
7
3
Anne Hidalgo, Alexandra Siarri, Séverine Tessier, Fadila Méhal... En 2010 les listes adoptent une parité concrète : un homme, une femme. Récemment politisées ou militantes de toujours, quatre femmes en campagne pour les élections régionales répondent à Terrafemina.
Anne Hidalgo
Anne Hidalgo se présente en tant que tête de liste à Paris sur la liste PS présidée par Jean-Paul Huchon. Diplômée de droit social puis inspectrice du Travail, elle a intégré le Parti Socialiste en 1994. Depuis mars 2001, elle est la première adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Terrafemina : Faire campagne, est-ce le meilleur ou le pire quand on fait de la politique ?
Anne Hidalgo : C’est un moment qu’on aime. Aller au devant des électeurs, aller chercher les citoyens pour cette étape clé que représente le suffrage universel. Même si c’est très fatigant, je pense que si on n’aime pas les campagnes, il ne faut pas faire de politique.
TF : Le fait d’être une femme rend-il le combat politique plus rude ?
AH : J’ai connu des situations où le machisme transparaissait même dans mon propre camp, mais ce n’est plus le cas. Globalement la société a évolué. J’ai plutôt l’impression que quand on est une femme on est créditée d’être bosseuse, de travailler ses dossiers. C’est presque un atout. C’est dans le monde politique que les parcours sont encore très différents entre hommes et femmes.
TF : Les Conseils régionaux accusent-ils un retard en matière de parité malgré la loi promulguée en 2000 ?
AH : Les pouvoirs exécutifs municipaux et régionaux sont paritaires, même si on voit moins de femmes présidentes du conseil régional ou maires, la loi est respectée dans les assemblées locales. En revanche au niveau national, le nombre de femmes à l’Assemblée et au Sénat est ridiculement bas, parce qu’en 2007 les partis n’ont pas considéré la parité comme un élément incontournable. Au PS cela change, et je sais que pour les législatives de 2012 Martine Aubry se battra pour que la parité s’impose dans l’hémicycle.
TF : Quelle proposition de votre programme vous tient le plus à cœur ?
AH : Je suis très sensible aux questions économiques et sociales. Notre région souffre et nous voulons proposer une série de mesures pour sortir les PME de la crise. Nous proposons ainsi la création d’un « label de haute qualité sociale » : pour obtenir un contrat avec la région, une entreprise devrait faire état d’une politique de lutte contre les discriminations, favoriser la parité, empêcher le travail précaire, etc.
Nous souhaitons également que la région puisse jouer un rôle dans le domaine de la santé, et prévoyons d’y investir un milliard d’euros. Nous voulons accompagner la mutation de l’hôpital public en refusant le plan de licenciement de 4 000 personnes annoncé par le gouvernement. Nous voulons créer des maisons de santé où le patient ne débourserait pas un centime pour une consultation, et nous souhaitons améliorer l’accès à l’avortement dans la région, alors que plusieurs centres d’IVG sont menacés de fermeture.
TF : Dans la vie de tous les jours, quelle femme êtes-vous ?
AH : J’ai beaucoup de chance car j’ai une vie de couple et une vie de famille très équilibrées. Mon compagnon me soutient malgré la fatigue et le planning chargé dus à mes fonctions. En dehors de la mairie de Paris, je suis une passionnée de lecture et de cinéma, et dès que j’ai un peu de temps je retourne voir mon Andalousie natale pour faire des promenades et des randonnées. Je me sens très heureuse.
VOIR AUSSI :
Retrouvez aussi Laurence Girard, secrétaire générale du PS et candidate aux élections.
| 1 2 3 4 | Page suivante > |





Droits & Argent
Culture & Société











Classer par : Tous les commentaires | Les commentaires recommandés par les internautes
Commentaires les plus récents
asgodfroy - le 7 mars 2010 à 22h14 - Recommandé par 0 lecteur
isa169 - le 6 mars 2010 à 20h06 - Recommandé par 0 lecteur
massil08 - le 6 mars 2010 à 20h03 - Recommandé par 0 lecteur