Par
La rédaction
- Publié le 11 mars 2010
5
0
Le baromètre Orange -Terrafemina, 1ère vague
Internet et politique font-ils bon ménage ?
© Getty Images
Les résultats de la première vague du baromètre enregistrent pleinement l’actuelle distance des Français à l’égard de la politique. Ils permettent cependant de constater l’inégale pénétration des pratiques Internet dans la population française quand il s’agit de participer à la vie de la cité, selon les questions posées et surtout selon les publics observés.
Certaines cibles comme les jeunes, les CSP+ ou les résidents en Ile-de-France semblent ainsi en avance sur le reste de la population. Le clivage hommes / femmes est, quant à lui, moins opérant même si l’on constate parfois une plus grande réceptivité des hommes aux pratiques Internet.
Le média Internet est en premier lieu très minoritaire dans l’information sur la campagne par rapport à d’autres moyens plus traditionnels. 68% des Français pensent ainsi que les journaux, radios ou TV locales sont le meilleur moyen pour s’informer sur la personnalité et les propositions des candidats, bien devant les réunions publiques (19%) et les sites, blogs et forums en ligne (12%). Ce sont les commerçants (28%) et les cadres (27%) qui sont les plus nombreux en proportion à plébisciter Internet.
les étudiants pour montrer l'exemple
© Getty Images
Dans un contexte de désillusion et d’abstentionnisme, une majorité de la population pense, par ailleurs, qu’Internet ne permet pas aux électeurs de mieux se faire entendre des candidats (61% dont 12% pas du tout) , notamment les communes rurales (72%), les 35-49 ans (71%) et les chômeurs (69%).
A l’opposé, les plus disposés à croire le contraire sont les lycéens ou étudiants (62% au lieu de 39% en moyenne), les commerçants (55%), les cadres (51%) ou les 25-34 ans (49%). Le clivage hommes / femmes joue, sans être décisif : 42% de oui chez les hommes au lieu de 36% chez les femmes.
Le média Internet reste également peu répandu dans la population pour participer à la vie publique en général. Parmi les différents vecteurs Internet proposés, c’est le site de la commune (40%) qui est le plus utilisé, devant les sites associatifs (26%). Les sites politiques sont quant à eux très marginaux (10% pour les sites d’élus et 10% pour les sites de partis), tout comme les blogs de quartier (7%).
les élections régionales ne captivent pas la Toile
© Getty Images
Cette tendance est encore plus nette si l’on s’intéresse aux élections régionales à venir. Dans un contexte de désintérêt général, le média Internet est peu utilisé par la population pour s’informer sur le déroulement et les enjeux de la campagne. Seul le site Internet d’un média national s’approche d’un taux de consultation d’un quart (23%, dont 14% plusieurs fois), devançant le site d’un média local (16%), le site d’une liste / d’un candidat (13%) et le site du Conseil Régional (13%).
Certains clivages apparaissent : le site d’un média national est par exemple plus consulté chez les cadres (41% au lieu de 23%), les résidents parisiens (31%) et les hommes (29%). A l’inverse, les cibles les moins réceptives en proportion sont les ouvriers (88% de non-consultation au lieu de 76% en moyenne), les chômeurs (85%) et les femmes (81%).
La consultation de blogs (6% de consultation) et de Facebook / Twitter (5%) est elle encore plus faible dans l’ensemble de la population malgré quelques cibles plus réceptives : les lycéens ou étudiants (17% de consultation sur les deux vecteurs), les commerçants (17% sur les blogs) ou les cadres (14% sur les blogs).
les sites des candidates passés au crible
Parmi les différents sites de candidates pour les régionales, c’est le site de Valérie Pécresse (27%) qui est considéré comme mettant le mieux en valeur sa personnalité et ses propositions selon les répondants, devant Cécile Duflot (19%), Marine Le Pen (16%), Ségolène Royal (13%) et Hélène Mandroux (6%). Ces réponses sont très faiblement influencées par le sexe des répondants, aucune candidate ne clivant clairement entre les hommes et les femmes.
Le site de campagne de Valérie Pécresse l’emporte principalement grâce à la visibilité instantanée du programme (32% de citations) et la clarté générale du site (30%). La clarté est également citée pour le site de Cécile Duflot (19%), ainsi que son caractère accueillant (14%) et les couleurs (13%). L’appréciation sur le site Marine Le Pen dépend étroitement de l’opinion que l’on a sur la candidate (15%). Enfin, la principale qualité attribuée au site de Ségolène Royal est sans conteste sa clarté (27%).
ALLER PLUS LOIN :
Observatoire Orange-Terrafemina : Les femmes et la révolution numérique
Le temps des citoyennes numériques est-il venu ?
3 questions à Fadila Méhal (candidate Modem aux Régionales)
3 questions à Agnès Touraine (présidente d’Act III Consultants)
3 questions à M. Lerondeau (directeur associé de la Netscouade)
Le temps des citoyennes numériques : réunion d’expertes (en vidéo)
Atelier de créativité : l’avis de Mathilde Ferrey-Pereira (en vidéo)
Atelier de créativité : l’avis de Constance Legrand (en vidéo)
Télécharger le baromètre Terrafemina – Orange en pdf
Découvrez le magazine féminin d'Orange
Avec notre partenaire
|
France Télécom OrangeOrange, marque du groupe France Télécom Opérateurs de télécommunications
|


-
- Il y a 17 s





la politique ne m'intérésse absolument pas alors je ne vais pas sur internet (un nouveau moyen de communication) pour apprednre ou connaitre les programmes politiques!
Il faudrait vraiment quelque chose de bien pour que la politique m'interesse, car entre les actualités qui sont negatives, la politique est pour moi negative.
La politique n'intéresse personne , mais nous en discutons tout le temps pourtant.
J'avoue que ma première source d'information est la tv, mais ensuite internet grâce à terra et tous les sujets variés. quand j'avais 18 ans moi aussi la politique en m'intéressait pas. Aujourd'hui je la suis un peu plus, car il s'agit de mon avenir et de mon quotidien.
Il suffit de regarder les infos ou d'allumer la télé, je n'utilise pas internet dans ce domaine.