Par
Muriel Beyer
- Publié le 27 avril 2010
5
1
Chouquette ou les états d’âme d’une anti-mamie
Elle refuse qu’on l’appelle « mamie », assume sa crise de la soixantaine, et se prélasse à Saint-Tropez avec ses copines. Mais le petit-fils de « Chouquette » saura peut-être lui remettre les lunettes de soleil en face des yeux. Un coup de cœur signé Emilie Frèche.
Chouquette ou les états d’âme d’une anti-mamie
Pour pouvoir visionner cette emission, veuillez télécharger le plugin Flash Player disponible en cliquant ici.
Pour pouvoir visionner cette emission, veuillez télécharger le plugin Flash Player disponible en cliquant ici.
En savoir +
Expert
N’empêche, vraie ou fausse, c’est bien Chouquette qui doit jouer les baby-sitters de luxe auprès de son petit-fils renvoyé de sa colo pour cause de varicelle… Pendant qu’Adèle est partie sauver le monde au fin fond de l’Afrique.
Bling-bling tropézien sur fond de crash financier, c’est le décor plein soleil dans lequel Chouquette se retrouve en tête à tête forcé avec Lucas… et la réalité. Trois jours de la vie d’une sexagénaire en perte de repères, pour tirer le portrait au vitriol d’une femme qui se noie, d’une époque qui boit la tasse et d’une génération qui tente coûte que coûte de garder les yeux grands fermés.
Où la satire sociale, légère, féroce et réjouissante vire progressivement à quelque chose de plus grave, de plus profond, de plus amer, de bien plus intime aussi. Et cette fantaisie sur une grand-mère au bord de la crise de nerfs devient alors le roman d’un monde en crise, du déni, de la peur de mourir et, au bout du compte, de l’héritage que nous laissons à nos enfants.
A trente-trois ans, Emilie Frèche est l’auteur de quatre romans : Les Vies denses (Ramsay, 2001), Une femme normale (Ramsay, 2002), Le Sourire de l’ange (Ramsay, 2004) et Le Film de Jacky Cukier (Anne Carrière, 2006). Et de deux documents autour de la mort d’Ilan Halimi : La Mort d’un pote (Panama, 2006) et, en 2009, avec Ruth Halimi, Vingt-quatre jours. La vérité sur la mort d’Ilan Halimi (Seuil).
Résumé :
Quelle femme de soixante ans, aujourd’hui, peut sans grimacer s’entendre appeler “mamie” ? Pas Chouquette, qui a réglé le problème en recyclant le surnom de ses tendres années, au grand dam de sa fille Adèle, laquelle rêve pour son petit Lucas d’une vraie grand-mère.N’empêche, vraie ou fausse, c’est bien Chouquette qui doit jouer les baby-sitters de luxe auprès de son petit-fils renvoyé de sa colo pour cause de varicelle… Pendant qu’Adèle est partie sauver le monde au fin fond de l’Afrique.
Bling-bling tropézien sur fond de crash financier, c’est le décor plein soleil dans lequel Chouquette se retrouve en tête à tête forcé avec Lucas… et la réalité. Trois jours de la vie d’une sexagénaire en perte de repères, pour tirer le portrait au vitriol d’une femme qui se noie, d’une époque qui boit la tasse et d’une génération qui tente coûte que coûte de garder les yeux grands fermés.
Où la satire sociale, légère, féroce et réjouissante vire progressivement à quelque chose de plus grave, de plus profond, de plus amer, de bien plus intime aussi. Et cette fantaisie sur une grand-mère au bord de la crise de nerfs devient alors le roman d’un monde en crise, du déni, de la peur de mourir et, au bout du compte, de l’héritage que nous laissons à nos enfants.
L’auteur :
A trente-trois ans, Emilie Frèche est l’auteur de quatre romans : Les Vies denses (Ramsay, 2001), Une femme normale (Ramsay, 2002), Le Sourire de l’ange (Ramsay, 2004) et Le Film de Jacky Cukier (Anne Carrière, 2006). Et de deux documents autour de la mort d’Ilan Halimi : La Mort d’un pote (Panama, 2006) et, en 2009, avec Ruth Halimi, Vingt-quatre jours. La vérité sur la mort d’Ilan Halimi (Seuil).
Emilie FRÈCHE, Chouquette, aux éditions Actes Sud, février 2010. 16 Euros
VOIR AUSSI :
Avec le Dr House, tout est sous contrôle

-





c'est un bouquin qui me plairait je pense. Pas prise de tête, et qui doit bien détendre ! je vais essayer de le trouver et le lire
ça doit étre pas mal beaucoup doivent se retrouver dans cet écrit
ca derange certains c'est sur ma belle mere a preferé qu'on l'appelle manou quand a ma mere elle assume parfaitement mamie. C'est un beau livre qui me plairait sans doute
cela ferait surement un bon film!
Beaucoup de personnes voudraient bien que les Mamies soient autrement , mais c'est vrai qu'elles ont évolué mais seulementil ne fauut pas pour autant se détourner des petits enfants .