Un futur billet de 1 euro ?

Un futur billet de 1 euro ?
Des parlementaires UMP ont activement milité lundi dernier à l’Assemblée pour la mise en place d’un comité quelque peu inhabituel. Objectif de cette commission : la création d’un nouveau billet de banque de 1 euro.

Dans la famille Giscard d’Estaing, je voudrais…le fils ! En digne successeur d’un père anciennement Président de la République, Louis Giscard d’Estaing ne pouvait que reprendre les rênes politiques que sa filiation lui tendait. Depuis l’amorce de son engagement électoral (député-maire de Chamalières, Puy-de-Dôme), il ne cesse d’aiguiser son fer de lance en défendant la création d’un billet de la valeur nominale de l’euro, en concurrence directe au « one dollar » américain. 

Pratique et emblématique


Si l’idée peut sembler superflue en comparaison de la pièce dont chaque européen se sert déjà, elle n’en est pas moins pragmatique. Qui n’a pas déjà rêvé de pouvoir délester ses poches et portefeuilles du poids de l’accumulation de petite monnaie ? Un billet qui aurait d’autant plus l’avantage symbolique de voyager et de s’exporter à travers le monde tout en satisfaisant son porteur, puisque les bureaux de change n’acceptent plus les pièces en dehors de la zone euro.

Un projet loin d’être validé


Si la Banque centrale européenne n’a émis aucune objection sur la qualité du projet, elle est cependant restée particulièrement réservée quant à l’aspect technico-financier. Pour elle, un billet d'1 euro coûtera aussi cher que la confection d’un billet de 500 euros, à savoir 6 centimes d’euro à l’unité.

Fermement décidé à rallier de nouveaux partisans à sa cause, Louis Giscard d’Estaing compte sur l’appui de la Grèce et de l’Italie, déjà favorables au projet, pour venir intégrer son cheval de bataille. La Banque centrale européenne, unique entité habilitée à autoriser l’émission de billets, sera cependant la seule à statuer.

Emilie Gardes