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La rédaction
- Publié le 22 juin 2009
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Pourquoi "Elles" ?
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Une vague de féminisation s’empare du Centre Pompidou, à Paris. L’occasion de découvrir des femmes artistes qui restent parfois dans l’ombre.
Histoire de l’art
Des femmes artistes… et pourquoi pas changer le cours de l’histoire, non plus ? La Corbusier, Annie Warhol, Jeanne Nouvelle, Marcelle Duchamp ou encore Jacqueline Pollock… auraient pu exister. Dès notre premier pas dans le centre Pompidou, l’artiste Agnès Thurnauer ouvre les festivités de la provocation en rétablissant le genre féminin dans l’histoire de l’art, sur une toile de 15 mètres de longueur. Le directeur du Centre Pompidou, Alfred Pacquement, a choisi de mettre en lumière les femmes artistes. Avec elles seulement, on pourrait écrire une histoire complète de l'art contemporain.
Elles@centrepompidou
Pros avant tout, les artistes femmes ont d’autres ressources que celles de muses.
"Au Centre Pompidou, les femmes représentent 17,7 % des artistes dans les collections du musée. La nouvelle présentation des collections leur est consacrée à 100 %." Le directeur Alfred Pacquement prend le risque de dédier son espace permanent à l’accrochage de "elles@centrepompidou" jusqu’à mai 2010. Sur 8 000 m2, cinq cents œuvres de deux cents artistes sont réunies.
Toutes techniques confondues, des performeuses aux architectes, vidéastes ou plasticiennes, les femmes sont à l’honneur. Sept chapitres retracent les mouvements phares et les combats de ces femmes.
Les pionnières
L’exposition commence au niveau 5, avec les « pionnières ». L’histoire des avant-gardistes de la première moitié du vingtième siècle est encore mal connue. Les femmes dans ce métier d’homme apparaissaient décalées, on les cantonnait dans des techniques classiques de portraits, de nature morte et bouquets de fleurs, de tapisserie, broderie, miniature…
En marge des beaux-arts, les artistes ont donc développé une autre façon de penser l’art, s’accompagnant d’une lutte identitaire et d’un besoin de reconnaissance.
Un étage entier
On se précipite ensuite au niveau 4, presque entièrement dédié à « elles ».
Les femmes sont des artistes guerrières, militantes, dans le deuxième thème « Feu à volonté ». Des fameux Tirs sur toile de Niki de Saint Phalle [émission de Maud Mazur] aux performances de Valie Export, ou aux Piques d’Annette Messager, la domination masculine est la principale cible.
Avec « Corps Slogan », le musée met en lumière les actions et œuvres des femmes activistes, utilisant leur corps comme force politique. Avec Le baiser de l’artiste pour 5 francs (Orlan, 1977), une salle entière réhabilitant le symbole de la vulve, la vidéo à scandales « Meat Joy » de Carole Schneemann, les esprits délicats ne sont pas ménagés. Des panneaux à l’entrée préviennent les parents de la violence de certaines images pour les enfants.
L’art et la réflexion sur la place de la femme continuent avec « Eccentric abstraction », « le mot à l’œuvre ». Les œuvres développent un discours critique. On retrouve des artistes bien connues comme Sophie Calle, Virginia Woolf ou encore Annette Messager.
Certaines, inclassables, ont une « Chambre à soi », telles que Tacita Dean, Dominique Gonzalez-Foerster, ou la Polonaise Monika Sosnowska.
Ces noms de femmes s’inscrivent au fur et à mesure dans notre conscience, elles prennent corps dans le paysage artistique et finalement se « subliment » et deviennent « Les Immatérielles » dans la dernière salle qui leur est dédiée.
La polémique
La polémique a enflé sous le choc d’une telle exposition, entre reconnaissance tant attendue ou ghettoïsation. Cette exposition ne vise surtout pas à mettre les femmes dans un espace à part. Alfred Pacquement évoque plutôt un manifeste de l'histoire féminine de l'art contemporain.
Pour l’artiste féministe Orlan, « l’argument du ghetto est absurde. Nous avons besoin d'actions symboliques. »*
De plus, être exposée à Beaubourg est un tremplin incroyable.
*source : Le Monde, 28/05/2009
Infos pratiques
Centre Pompidou, piazza Beaubourg, Paris-4e. M° Rambuteau. Tél. : 01-44-78-12-33. De 11 heures à 21 heures. Fermé le mardi. De 8 € à 12 €, gratuit pour les moins de 26 ans. Jusqu'à fin mai 2010.
Vous pouvez accéder au site du Centre Pompidou en cliquant ICI !
Propos recueillis par Candice Satara et Marika Mathieu.
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enfin une expo entièrement dédiée aux femmes bravo et merci
félicitation pour une expo féminine
Bravo pour cette expo !!
encore bravo
c'est bien de reconnaitre la place de la femme dans l'art!
bravo pour cette exposition qui permet de mettre au grand jour des artistes peut être pas connues. Dommage que l'expo ne soit qu'au centre Pompidou.
Toujours tout à Paris .
et oui country il est vrai que de nombreuses manifestation ont lieu sur paris, mais bon je te rassure on y court pas toujours car il y a trop de monde
Parfois il nous en faudrait un peu plus en >Province pour etre pareil avec les choix
Maintenant il y a aussi un centre Pompidou a Metz en Lorraine ,un centre vraiment magnifique a voir ,un régal pour les yeux
Alors les expositions vont avoir lieu avec le mini Baubourg qui sera transporté en "gonflable", j'ai vu ça.