Nomophobie : la peur de se voir privé de son téléphone portable

Nomophobie : la peur de se voir privé de son téléphone portable
Une étude menée au Royaume-Uni révèle que 66% des interviewés souffrent de nomophobie, une angoisse attribuée au manque du portable. 22% des Français avouent qu'il leur est « impossible » de passer plus d'une journée sans leur téléphone. Les principales victimes : les accros aux réseaux sociaux.


Si vous sentez une angoisse croissante face à l’idée de devoir vous passer de votre téléphone portable pendant plus d’une journée, vous pourriez être victime de la « nomophobie ». Ce nouveau terme, contraction de « no mobile phobia », toucherait principalement les accros aux réseaux sociaux qui ne supportent pas d’être déconnectés. Ce sont là les conclusions d’une étude menée en février auprès d'un millier d'utilisateurs de mobiles au Royaume-Uni (pays où le terme de « nomophobie » est apparu en 2008) et qui a révélé que 66% des sondés se disent « très angoissés » à l'idée de perdre leur téléphone. La proportion atteint 76% chez les jeunes entre 18 et 24 ans, selon ce sondage réalisé par l'entreprise de solutions de sécurité pour mobile SecurEnvoy. 40% des personnes interrogées indiquaient en plus posséder deux téléphones. Selon Damien Douani, expert en nouvelles technologies de l'agence FaDa, ce phénomène s'est amplifié avec l'arrivée des smartphones et des forfaits illimités. « Chacun a accès à une panoplie de services : Où suis-je ? Y a-t-il des restaurants à proximité ? J'achète mon billet de train pour ce weekend, je planifie ma soirée », a-t-il souligné. D’ailleurs, 22% des Français avouent qu'il leur est « impossible » de passer plus d'une journée sans leur téléphone portable, selon un sondage en ligne réalisé en mars par la société Mingle auprès de 1 500 utilisateurs, une proportion qui grimpe à 34% pour les jeunes entre 15 et 19 ans.

Pour Phil Marso, auteur en 2004 du premier livre entièrement rédigé en SMS ; « « le smartphone détruit une forme de fantaisie », car « tout est servi sur un plateau et il n'y a plus de spontanéité ou d'effet de surprise, comme trouver un restaurant au fil des rues au lieu de le repérer grâce à une application mobile et s'y rendre directement ». Selon lui, nous sommes en train de « tuer une forme d'inattendu ».

Alexandra Gil

Avec AFP
Crédit photo : iStockphoto

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