François Hollande ou « la force du gentil »
Terrafemina : François Hollande est gentil. Mais cela l’empêche-t-il d’être combattif et crédible en politique ?
Marie-Ève Malouines : C’est une image que l’on donne beaucoup de François Hollande, cet aspect naïf, léger, docile. Or, quand on le rencontre et qu’on analyse son parcours, on voit également un véritable stratège, qui vient de loin et a su construire sa carrière politique sur le long terme, jusqu’à la candidature à la présidentielle. Cela ne l’empêche pas de faire en effet preuve de gentillesse : s’il est gentil, c’est parce qu’il n’aime pas les rapports de force, il refuse les conflits et ne retire aucun plaisir à imposer son autorité par la force, il préfère jouer de l’humour. Cela ne veut pas pour autant dire qu’il est naïf : au contraire, c’est un homme politique opiniâtre, très ambitieux et qui de toute évidence n’est pas où il est par hasard. Au cours d’une émission en mai dernier que j’animais, alors que Dominique Strauss-Kahn n’était pas encore évincé de la course aux primaires socialistes, François Hollande expliquait pourquoi il était certain qu’il allait l’emporter pour ces élections internes. Il se dégageait de lui à ce moment-là une certitude, une conviction intime qui laissaient percevoir le François Hollande du discours du Bourget.
Tf : Son parcours est-il le fruit de concours de circonstances bienheureux comme le disent certains de ses détracteurs ou bien le résultat d’une stratégie bien huilée ?
M.-È. M. : François Hollande a construit toute sa vie autour de son ambition politique. Très jeune il cherche déjà à s’engager en politique : sa volonté est d’investir la société, pour la changer de l’intérieur. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’à sa sortie de l’ENA il soutient la candidature de François Mitterrand : non par idolâtrie, mais parce qu’il lui semble le plus à même de conquérir le pouvoir. Ce pari lui permet de découvrir l’Élysée et pendant un septennat d’explorer tout le panel de l’exercice du pouvoir. Il construit déjà son carnet d’adresses et son réseau en touchant à tout : il est tour à tour gestionnaire des fonds de l’Élysée et de SOS racisme, directeur de cabinet de Max Gallo porte-parole du gouvernement, journaliste… J’ai découvert en menant cette enquête beaucoup de détails de son parcours sur lesquels il est toujours resté discret et qui montrent à quel point il est introduit dans le pouvoir. M. Hollande a en parallèle toujours caché son attrait pour le pouvoir. Alors dissimulation ou effacement ? Je pense que c’est une question de bon moment : tant que son heure n’était pas venue, il ne se dévoilait pas. Comme l’analyse Jean-Christophe Cambadélis, qui fut longtemps son numéro deux, « c’est un sismographe de l’instant », « il analyse les mouvements du moment pour assurer sa stabilité ». François Hollande sait se positionner au bon endroit et au bon moment. C’est ainsi par exemple qu’il n’a pas présenté sa candidature en 2007, mais estime être « dans son moment » pour 2012.
Tf : Pensez-vous comme lui que 2012 est « son moment » et qu’il peut convaincre les Français face à Nicolas Sarkozy ?
M.-È. M. : Cela reste évidemment la grande inconnue pour l’instant ! Ce que l’on peut observer, c’est qu’en 2007, la campagne a opposé deux personnalités très fortes, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui étaient dans l’affrontement et un permanent rapport de force. Aujourd’hui, avec la crise politique et économique que nous traversons, les électeurs ont envie de changement. Ils ont plus envie d’être apaisés et rassurés par un homme d’État. Reste à savoir s’ils opteront pour un profil de personnalité politique apaisée et porteuse de consensus plutôt que vers des prises de positions se situant plus sur la confrontation et des rapports « virils ». Nous allons voir les prochains mois si la France évolue ou non en ce sens. Peut-être que la gentillesse sera un atout pour 2012.
*Marie-Ève Malouines est chef du service politique de France Info.
VOIR AUSSI
Présidentielle 2012 : les 60 engagements de François Hollande
Nicolas Sarkozy/François Hollande : miroirs inversés
François Hollande : objectif 2012
Présidentielle 2012 : François Hollande en tête sur Twitter
François Hollande : ce qu’il faut retenir de son discours pour la présidentielle
Discours de François Hollande : des réactions violentes
François Hollande favorable au mariage gay

21

-

Il a marché dans l'ombre de François Mitterand mais il passe plus pour un brave pas trop dégourdi que pour autre chose, pour moi ilo n'a pas l'envergure pour devenir Président.
pour moi il manque de carrisme et de poigne a ce poste là il faut un" homme de fer"et ce n est pas l impretion qu il me donne
pour moi il n'est pas celui qui doit devenir le président, mais il faut que Sarko parte y a pas à réfléchir
Il n'est pas que gentil pour être arrivé la. Il a du évincer moult rivaux pour diriger. On peut être poli, aimable et avoir de l'humour sans être un simplet naïf et trop gentil. Au contraire, il pourrait bien mieux négocier avec ses voisins européens que ceux qui affichent arrogance et prétention.
Je partage l'avis de Country et Ninou, François Hollande n'a pas assez d'autorité et force de caractère pour être à la tête d'un Etat, il a cédé devant Eva Joly pour les centrales nucléaires alors devant un autre chef d'Etat que ferait-il ?
mdr, la force du gentil? je trouve ça un peu niais comme slogan, il ne gagnera jamais avec ça . . . vous imaginez un peu, dans les livres d'histoire...
Gentil ? De sa bouche ne sort que critiques acèrbes, mépris, harcèlement noral, , mensonges, etc. Son sourire mécanique ne le rend pas pour autant gentil, ce type est un pervers narcissique.
Je ne sais pas comment il a pu etre elu par son parti. Je ne le trouve pas sympathique, plutot plein d'hypocrisie. mais de toute façon, lors des votes il y a en majeur partie des hommes, et ils se serrent les coudes. Si il est Président.. cela me fait bien peur, vu toutes les promesses aburdes qu'il fait.
en lisant vos commentaires, je m'aperçois que pour vous, un président doit avoir l'air sévère, autoritaire,narcissique,sûr de lui.Il peut insulter les gens, être insensible à la misère,pas grave, il faut qu'il en impose.Quelle tristesse de lire cela, on ne peut pas être souriant, calme et diriger un pays.Vous avez oublié, déjà, les 5 ans qui viennent de passer. Souvenez vous de "une main de fer dans un gant de velours".Je me demande, si ce n'est pas sarkozy,quel candidat aura votre préférence.Marine Le Pen,?
reconnais quand même que ce slogan est ridicule... soyons sérieux un peu. et puis la gentillesse en politique, qui y croit ? . . . .. . .
C'est le titre du livre non? Ce n'est pas un slogan de sa campagne, si j'ai compris l'article.
ah oui, en effet, c'est le titre du livre. mais ça n'en reste pas moins déroutant, non? qui ne rirait pas ? . . . . . .. . . .. . . . .. .
Peut-être, mais il n'est pas responsable du titre d'un livre qu'il n'a pas écrit. (:..:) Par contre, il est assez responsable de ses slogans de campagne. A mon avis, Sarkosy n'a pas adoré chaque titre des bouquins qui lui ont été consacrés.
c'est sûr.... en tout cas, combatif, il l'est. chaque camp semble prêt à tout pour arracher la victoire . . . . . . .. . . . .. . .
combatif, c'est sûr, tu peux ajouter hargneux, insolent, prétentieux, vaniteux, menteur et grossier. De belles qualités que vous semblez apprécier pour un président
La gentillesse n'est pas synonyme de naïveté ou niaiserie. Ce n'est pas non plus une tare. On peut être gentil et indocile, gentil et autoritaire, gentil et opiniâtre. Comme il l'est écrit, F.Hollande n'est pas arrivé là par hasard; s'il n'avait pas été combattif, il serait resté au rang de militant. La gentillesse , le désir d'éviter les conflits en étant à l'écoute, en proposant sans être obtus ou dictatorial, sans trop d'agressivité, avec politesse et respect me semble être un atout lors de négociations, d'aucun devrait en prendre de la graine...
ah, moi, je n'apprécie pas ces "qualités". je suis un peu blasée, c'est tout. tous ces politiques qui se réclament de nous et qui ne font rien...
Est-ce vraiment une force d’être gentil, je ne le crois pas . Les gens ont du mal à s’imaginer avec lui à la tete de la France
Et bien on voit maintenant que sa seule force c'est qu'il n'en a pas du tout , il se lmaisse "bouffer" sans réagir, je vais finir par croire que Mme Aubry avait raison avec sa gauche molle.
il a beaucoup de charisme que Hollande et c'est vrai que les politiciens étrangers n'ont pas peur de lui
J'ai pu constater plusieurs fois par ses déclarations piquantes que François Hollande est un faux gentil. D'ailleurs, s'il l'était il ne serait pas arriver à ce poste de Président