Par
Marine Deffrennes
- Publié le 22 mars 2010
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Tous écrivains grâce à internet ?
Une petite révolution dans l’édition
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Philippe Halvick avait envoyé son manuscrit à des dizaines de maisons d’éditions. Cet ingénieur en informatique, passionné de science-fiction, a fini par gagner un concours d’écrivain qui lui a fait faire le grand saut : « J’en avais raz le bol des lettres standard de refus des maisons d’édition. Je me suis dit qu’il fallait casser le cercle vicieux et avoir un livre imprimé pour me faire connaître. » En 2001, il publie son livre lui-même, grâce à un éditeur sur Internet. Pour 300 exemplaires imprimés, il débourse 2000 Euros. C’est une forme de contrat « à compte d’auteur ». L’éditeur ne prend aucun risque, l’écrivain paye pour publier son livre.
« Depuis trois ans, l’offre en matière d’édition ou pseudo-édition en ligne explose littéralement. Les frais et les délais d’impression ont été divisés par 10, et la demande est exponentielle », explique Pierre Douillard, président du Cose-Calcre, association qui défend et informe les auteurs depuis 25 ans. Ces services, critiqués par une bonne partie des maisons d’édition traditionnelles, prennent des formes diverses depuis les progrès de l’impression numérique et des logiciels de mise en page, notamment en proposant des formules d’auto-édition low cost : l’auteur ne débourse rien, son livre est imprimé à la demande du client, et il touche un pourcentage sur les ventes.
Un secteur en plein boum
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Aux Etats-Unis, où l’édition subit la crise de plein fouet, le self-publishing vient de dépasser l’édition traditionnelle en nombre de nouveautés imprimées. Le phénomène touche désormais la France. Les sites comme Dupli-Print, lulu.com ou TheBookEdition ne connaissent pas la crise. Le leader mondial, lulu.com a vu son chiffre d’affaires progresser de 4% en 2009, la société américaine préparerait même son entrée en bourse. Chez Dupli-Print en 2009, on recevait 80 commandes par mois, et le chiffre d’affaire a progressé de plus de 8% en 2008 par rapport à l’année précédente.
La stratégie appliquée, dite « de La Longue Traîne », a fait ses preuves. Elle consiste à inverser les proportions : plutôt que de vendre 100 000 exemplaires d’un livre, on préfère vendre 100 exemplaires de 10 000 auteurs différents.
Une forte demande des particuliers
Pour Pierre Douillard du Cose-Calcre, la technique du « Print on Demand », possibilité d’imprimer un petit nombre d’exemplaires à moindre prix, a éveillé les velléités d’écriture des Français : « J’observe une augmentation significative du nombre de jeunes retraités qui veulent publier un livre pour raconter leur vie ou ce qu’ils ont vécu dans leur travail, et beaucoup de femmes aussi manifestent leur désir d’auto-éditer leurs poèmes, nouvelles ou romans. »
L’impression à la demande représente bel et bien une solution « clé en main » pour recevoir en trois jours son autobiographie en reliure Broché et la distribuer à ses grands-parents, neveux et cousins. Mais quid de la promotion et de la vente des livres ?
L’auteur, seul promoteur de son livre
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Le syndicat national de l’édition –SNE-, désigne ces sites comme des « prestataires d’impression », n’assurant en aucun cas les services d’un véritable éditeur. D’un côté, certains pratiquent le compte d’auteur déguisé en faisant payer de grosses sommes aux écrivains pour l’impression d’un nombre X d’exemplaires difficiles à écouler ensuite, de l’autre, les sites qui ne font payer que les livres imprimés et vendus, ne peuvent garantir une diffusion et une promotion dignes de ce nom. « Non seulement le succès économique est rare, mais la qualité éditoriale de l’ouvrage du point de vue de la mise en page ou de la maquette peuvent laisser à désirer » pointe un responsable du SNE.
« Le désir d’être publié est plus fort que l’attente pécuniaire »
Alain Richier, écrivain amateur depuis une dizaine d’années est toujours passé par l’auto-édition. Son dernier livre, Mémoires d’une chambre d’hôte, édité via lulu.com vient de lui être livré en 500 exemplaires : « Je ne me fais pas d’illusions, la vente de mes livres ne me rapportera jamais assez pour en vivre. Le site m’en a vendu un ou deux en dix jours. » Alain parcourt les librairies et les foires aux livres de sa région et propose ses œuvres aux clients de ses chambres d’hôtes.
Pour Pierre Douillard, Président du Cose-Calcre, « dans le choix de l’auto-édition, le désir d’être publié est plus fort que l’attente pécuniaire », et les auteurs doivent s’informer pour éviter de tomber dans les pièges du compte d’auteur, et ne pas se retrouver avec une facture de 2000 Euros et un stock de livres invendus sur les bras. Et celui-ci d’ajouter : « Si quelques grands auteurs, -Balzac, Lautréamont ou Marcel Proust- ont publié à leurs frais leurs premiers romans, l’auto-édition ne représente un modèle économique que pour les prestataires et certainement pas pour l’auteur, dépourvu du réseau des libraires, critiques et journalistes. »
Alors pour promouvoir et vendre son petit chef d’œuvre sur le net, peut-on compter sur les blogs et les pages Facebook ?
Les écrivains tissent leur Toile
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Ils sont de plus en plus nombreux à créer leur blog, alimenté par leurs humeurs, coups de cœurs ou extraits de romans, mais on se demande bien si cette occupation chronophage aide nos écrivains à vendre leurs bouquins… David Foenkinos, qui a publié son huitième roman, La délicatesse, en 2009 chez Gallimard, publie ce qu’il appelle des « parenthèses », des « adultères du roman », sur un blog hébergé par Livres Hebdo.fr : « Cela peut toucher de nouveaux lecteurs qui me découvrent sur le site de livres hebdo. J’aime ces instantanés, ces textes qu’on a en tête, et qu’on peut partager aussitôt. Rien à voir avec les romans qui sortent parfois un an après leur écriture. » Traduit dans plus de quinze langues, le romancier ne refuse personne sur sa page Facebook, qu’il considère comme un espace d’échange et de promotion comme un autre.
« Les jeunes auteurs autrefois commençaient par publier dans des revues littéraires, aujourd’hui les sites de littérature et les sites et blogs personnels ont ce rôle. »
L’écrivain François Bon a très vite voulu exploiter le potentiel d’Internet. A la fin des années 90 il crée un site littéraire qui deviendra le très reconnu Remue.net, puis un blog, le Tiers Livre : « Le site ou le blog, c’est juste une petite lucarne sur l’atelier. Les écrivains ont toujours échangé sur leur travail. » A ses 4500 amis sur Facebook, il transmet des liens, des réflexions : « c’est un moyen très simple de signaler ce qu’on a lu d’intéressant sur le web ou bien ce qu’on a soi-même mis en ligne. Je me sers aussi de Twitter pour des discussions plus rapides, plus spécialisées. » Celui-là n’a pas peur du web, bien au contraire. Les jeunes auteurs qui commencent par publier leur texte sur Internet ont bien raison de prendre le train en marche.
Philippe Halvick, l’ingénieur-auteur de romans de science-fiction, a lui aussi un blog en ligne, fréquente les forums, mais croit de moins en moins au potentiel de ces page à alimenter : « Le blog me permet de m’exprimer, mais sur les forums je croise toujours les mêmes personnes, pas forcément des lecteurs. Quant à Facebook, certains de mes collègues achètent leurs amis aux enchères, pas sûr que ceux-là viennent acheter leur livre... »
ALLER PLUS LOIN :

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Les blogs sont un moyen d'écrire et d'échanger; je pense que cela suffit. Avec l'auto-édition, n'importe qui s'improvise écrivain: dangereux pour la qualité de la littérature. Quand on voit le nombre de livres plus que médiocres publiés par des éditeurs tradionnels chaque année , cela fait peur! De plus je préfèrerai conserver mes manuscrits plutôt que payer pour publier. Enfin, il faut vraiment se méfier des arnaques de l'auto édition sur le net
Je trouve ça super que chacun puisse éditer son propre livre. Beaucoup d'écrivains sont bloqués par les démarches à engager auprès des éditeurs et cette solution leur permet de publier leurs oeuvres.
oui c'est une bonne idée il y a enormément d'écrivains en herbe! ce peut étre un moyen pour se faire connaitre!
Je suis d'accord sur le fait que beaucoup d'écrivains sont freinés par les démarches etc mais y-a-t-il réellement beaucoup d'écrivains ? Tout le monde se met à écrire et surtout veut publier son livre. Il y a déjà tellement de sorties par an et certaines illisibles. Ce qui me dérange c'est que cela va forcément accentuer une médiocrité que l'on ne peut nier à l'heure actuelle
j'ai oublié de dire que écrire est un exercice difficile que tout un chacun n'est pas forcément apte à réaliser
tu as raison ysabella il ne suffit pas d'écrire mais de faire quelque chose de bon et lisible en même temps.
Faut les avoir les 2000 euros pour sortir son livre ... Oui, c'est la mode en ce moment je crois d'écrire son livre, et vu ce qu'on trouve en librairie, ce ne sont pas les plus talentueux qui peuvent être édités ...
Ce n'est pas le tout d'écrire un livre... encore faut-il pouvoir le vendre.
oui pas facile de trouver des acheteurs mais c'est un bon moyen de se faire connaitre en tout cas.
C'est une bonne chose aussi de pouvoir faire comme ça ...Pour se faire connaitre ...
Moi aussi, je crois fortement en l'avenir de l'auto-édition en France... car la vague a déjà fait ses preuves ailleurs aux USA (Etats-Unis), au Canada (Québec), par exemple où des best-sellers littéraires ont été les fruits de l’autoédition ont été ! Voir article : En effet, tout le monde écrit ou aimerait le faire. Le monde évolue à grande vitesse et le nombre des livres autoédités a dépassé en 2009, le nombre de livres édités...! Et si le XXIème siècle littéraire se jouait sur le web ? Et si l'auto-édition était la voie la plus intéressante à long terme ? Car il ne faut pas oublier que c'est une vraie démocratisation de l'écriture ! Justement, des personnes qui écrivent, il y en a beaucoup...et les maisons d'éditions qui ont pignon sur rue et qui croient avoir le monopole des publications, depuis 150 ans préfèrent parfois publier des auteurs connus pour ne pas couler ! Tout est basé sur le business ! Nous les petits écrivains de l'ombre, on n'a du mal encore à se faire connaître mais je crois que le XXIème siècle va marquer ce tournant, cette révolution comme cela s'est déroulée pour la musique et même la politique étrangère lorsqu'on regarde le réveil et la révolution des consciences dont a su faire preuve les peuples des autres pays ! Les maisons d'éditions classiques peuvent très bien publier des navets, ça peut arriver car tout est relatif, tout jugement à l'instant T aussi est à relativiser ! Tout n’est qu’une perception relative des choses sur la plan kinesthésique, auditif, visuel, olfactif et gustatif à l’instant T, dans un monde donné et un contexte déterminé…Tout le monde peut se tromper même un comité de lecture averti et serein !!!!! Donc règle numéro 1 : Ne jamais se décourager dans la vie et persévérez dans toute entreprise…pour qu’écrire reste une passion libre et indépendante et que lire un plaisir dicté par le vent de liberté…et non imposé… Et puisque nous discutons enfin objectivement sur l'autoédition et sur sa démocratisation certaine, son avenir plausible..... Il se peut qu'en auto-édition, il existe aussi des livres magnifiques ! Non ? D’après vous ce n'est pas possible ? Rien n'est impossible ! Et puis un succès c'est tellement aléatoire, tu peux avoir du succès aujourd'hui et être oublié demain.... l'inverse est aussi vrai.... car tout évolue... rien n'est figé...Voilà ! J’ai sciemment fait le choix de me faire publier par thebookedition.com... pour le moment c'est le plus avantageux et très moderne : C'est écologique (les livres ne sont publiés qu'à la commande), pas de contraintes d'achat (il n'y a pas de stockage de livres, ni d'obligation d'achat pour l'auteur), et intéressant (tu peux avoir jusqu'à 20 à 25 pour 100 du prix de vente au lieu de 1 à 3 pour 100 chez les éditeurs classiques). Par ailleurs, le livre devient visible et accessible via le net.... et cela permet de faire une diffusion qui dépasse les frontières....le livre voyage à travers la toile et comme un phénix renaît de ses cendre, visite les internautes des pays, diversifie encore plus les consciences et fructifie et mondialise la culture générale ! Je crois foncièrement en l'avenir de l'auto-édition en France ! Le seul problème c'est que les gens ne sont pas tous encore prêts et synchronisés pour acheter les choses via le web ! Moi je préfère largement l'auto-édition et ne compte pas changer d'avis ! J’incite même tous ceux qui écrivent à se renseigner et à se faire connaître...Je crois que les vrais lecteurs et lectrices humanistes et ouverts savent où se situent les vrais talents ! L'auto-édition est la voie royale du XXème siècle! Elle présente de nombreux avantages ! J'ai publié mes deux livres : un roman autobiographique intitulé Année 2043 : Autopsie D'une Mémoire et une monographie culturelle et historique de l'espace insulaire de Nosy-Bé intitulé Nosy-Bé : Âme malgache, Cœur français chez the bookedition et j'en suis même très ravi et satisfait par leur efficacité et leur honnêteté. J'incite fortement tous ceux qui écrivent à mettre en avant leur talent et utiliser l'auto-édition qui j'y crois fortement sera le futur et le XXIème siècle des livres... le XXIème siècle en Littérature se jouera sur le WEB et non dans les rayons des librairies et les livres ne seront plus le monopole d'un échantillon de critiques littéraires ...Le XXIème siècle sera celui du succès de l'auto-édition et des écrivains libres et indépendants ! J'ai un exemple à donner à ceux qui haïssent les auteurs et surtout les petits auteurs qui essayent de garder leurs indépendances d'esprit et d'écriture. Au XVIIème siècle, Colbert, Lully et Louis XIV se sont tous acharnés sur la Fontaine et ils se sont tous trompés ! Car par la suite l'auteur des fables a été immortalisé par l'École de la République 2 siècles plus tard ! J'essaye en tant qu'auteur moi aussi de me faire connaître dans la jungle des publications. C'est vrai que Internet reste un bon moyen moderne pour le faire car la preuve c'est que ce soit en bien ou en mal, le livre fait parler de lui ! Nos livres, nous les petits qui sommes encore à l'ombre, nous les avions écrits avec passion, avec imagination et patience...je comprends que cela puisse irriter quelques criticaillons... d'ailleurs je ne sais pas pourquoi..ça irrite.....;je suis conscient qu'un écrivain n'est pas ou n'a pas été tellement reconnu de son vivant...La vrai reconnaissance vient souvent à titre posthume…..Nous connaissons les cas de Stendhal qui avait dit qu'il ne sera connu qu'à partir de 1935 , de Victor Hugo qui a dû essuyé les critiques poignantes d'un Sainte-Beuve (qui au passage était l’amant aussi de sa femme Adèle !), Honoré de Balzac qui a avait ses détracteurs au XIXème siècle ou la Fontaine au XVIIème siècle qui n’avait pour résumer la situation que le soutien des femmes et du peuple et qui était mal aimé du roi de France et du ministre Colbert, ou encore Musset dont le pièces de théâtre n’ont été reconnues qu’après…, parmi les peintres aussi nous pouvons donner des exemples comme Van Gogh ou Monnet, Cézanne, Courbet et Manet..et bien d'autres encore qui ont lutté à contre-courant, et dont les talents n'ont été reconnus justement qu'à titre posthume par des générations qui ont eu un regard plus objectif, Tout est tellement aléatoire ! Tout est tellement relatif ! Et aucune vérité n’est universelle ! La grande révolution littéraire est en marche à travers l'indépendance retrouvée des auteurs et des écrivains ! Les temps changent et les consciences évoluent ! Vive l'auto-édition libre ! Le XVIème siècle était celui de l’humanisme, le XVIIème siècle celui de la dramaturgie, le XVIIIème siècle celui de la Liberté, le triomphe de la raison et de la philosophie, le XIXème, celui des romans et de la poésie, le XXème celui du progrès exponentiel, le XXIème siècle sera celui de l’autoédition, de la liberté et l’indépendance des écrivains… Pour moi le livre va toujours rester l’emblème du savoir. Ce sont les supports qui changent. Les lecteurs liront toujours….et le monde est en train de passer du matériel au virtuel. C’est nouveau pour nous, mais comme chaque génération est transitoire.. Ce ne sera que du passé pour les descendants du XXIème siècle… et XXIIème siècle…L’homme a d’abord écrit sur les parois des grottes, sur des obélisques, sur des tablettes de pierre ou d’argile, sur des os, sur des papyrus et pour finir sur du papier. Le livre est né lorsque le support de l’écriture est devenu léger et portatif…. un peu comme les ordinateurs aujourd’hui….Les ancêtres des livres sont des tablettes en argile. Les parchemins, les feuilles, les bambous, partout dans le monde à travers les différents continents, les différents supports changent mais le savoir est toujours là, il circule et se confond avec d’autres savoirs…et à l’heure de l’autoédition libre et du numérique, nous sommes une génération charnière qui vivons une longue révolution culturelle grâce à Internet !
c'est très bien de pouvoir le faire, ça permet à des auteurs talentueux de sortir de l'ombre, de pouvoir gérer leur travail comme ils l'entendent. ça va surement se développer à l'avenir.
Evidemment...
Si ça pouvait être vrai , tout le monde le ferait.
Internet est le meilleur moyen de se faire connaître à grande échelle, et rapidement, un buzz peut faire décoller la carrière de n'importe qui!
C'est certain que l'on voit de plus en plus de personnes qui se servent du net pour éditer des ouvrages de toutes sortes, je leur souhaite que ça fonctionne.
Il n'y a pas que les livres, de lus en plus de blogs fleurissent sur le net et les sujets sont très variés!
oh je ne crois pas! le talent de l'écriture n'est pas donné à tout le monde, et tant mieux, au fond . . . . . . . . . . . .. . .
Je pens eque si des personne sarrivent à s efaire connaitre et à percer de cette façon là c'est vraiment bien.