Par
Muriel Beyer
- Publié le 4 septembre 2009
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L'homme qui m'aimait tout bas
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Résumé
En exergue de ce récit autobiographique, cette phrase de Montherlant : « Ce sont les mots qu’ils n’ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil. » Car ce livre est le dialogue qui n’a pas eu lieu entre un père, Michel Fottorino, et un fils, Éric - ou plutôt qui a eu lieu, mais sans passer par les mots. Michel Fottorino, apparu dans la vie d’Éric quand il avait neuf ans, n’était pas son père biologique. Il fut mieux que cela : un père adoptif, qui donnera jusqu’à son nom à ce petit garçon en quête d’identité comme l’était alors l’auteur, en même temps qu’un père adopté par l’enfant. Entre cet homme pudique, renfermé, mais joyeux, et le gamin, la complicité, immédiate, s’exprimera surtout par les gestes, les activités partagées, comme la passion commune et communicative, du cyclisme. Au-delà d’un hommage à ce père volontairement disparu en 2008, L’homme qui m’aimait tout bas est aussi une réflexion sur la filiation et sur la culpabilité personnelle « Qu’est-ce que j’aurais dû, ou pu, dire et faire pour empêcher son suicide ? ». Et surtout c’est un chant de vie à travers le portrait d’un homme courageux, décidé, volontaire. Un homme libre, tout simplement.
L’auteur
Eric Fottorino, directeur du journal Le monde, est aussi l’auteur d’une oeuvre de romancier commencée dès 1991. Outre quelques essais comme "Le festin de la terre" (1998, meilleur livre d’économie), il a publié une dizaine de romans bien accueillis par la critique. Citons notamment "Coeur d’Afrique"(1997, Prix Amerigo Vespucci), "Un territoire fragile"(2000,Prix Europe 1 et Prix des Bibliothécaires), "Je pars demain"(2001, Prix Louis Nucera), "Caresse rouge"(2004, Prix François Mauriac de l’Académie française), "Korsakov"(2004, Prix du Roman France Télévisions, Prix des libraires, Prix Nice Baie des anges 2005) et "Baisers de cinéma" (2007, Prix Femina).
Source : Bibliosurf
Critiques
Le Magazine Littéraire - Jean-Baptiste Harang (Juillet-Août 2009)
Eric Fottorino se trompe : la mort de son père ne le prive pas de son meilleur personnage, au contraire, elle lui donne l'énergie d'en construire le portrait aimant et reconnaissant, fort et vivant ; en art poétique on appelle cela un tombeau.
Le Nouvel Observateur - Jérôme Garcin (9 Avril 2009)
Il écrit droit, avec 'un vélo-stylo'. Sa prose est maigre, sportive, légère. Avec des reflets mauves comme ceux de l'arbre de Judée que chérissait son père, cet homme qui l'aimait tout bas et qu'il place très haut.
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L’Homme qui m’aimait tout Bas, de Eric Fottorino. Un livre très prenant à la fois intime et écrit avec beaucoup de pudeur et d'élégeance.
Magnifique ce un bel hommage rendu à celui qui a été beaucoup plus qu’un beau-père ou un père adoptif.
Et bien Titusetbouboule, je n'ai pas lu ce livre, mais pour le coup, je vais bien vite me rattraper.
quel éloge §§§ il doit etre bien!
belle éloge en effet je vais me le noter aussi pour le lire
Bel éloge qui donne envie de le mettre dans la liste des livres à lire cette année !!!
c'est un bien joli titre qui donne envie d'en savoir plus et de se plonger dans ce livre sans tarder . . . .. . . . . . . .. . ..