Par
Marie-Laure Makouke
- Publié le 14 septembre 2011
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Brigitte Grésy : « Dans les médias, les femmes sont toujours des victimes »
Terrafemina : Comment l’image des femmes dans les médias a-t-elle évolué ces dernières années ?
Brigitte Grésy : Je ne constate pas, à l’heure actuelle, de réelle évolution, mais plutôt une stagnation. Du point de vue du métier de journaliste, les femmes sont certes davantage présentes à la télévision, à la radio ou sur le papier. Toutefois, en termes de présence et de temps de parole d’invités féminins lors de journaux télévisés, de débats politiques ou de société, on en reste toujours à une répartition très inégale. Une situation que l’enquête de 2008 sur l’image des femmes dans les médias et le dernier rapport du CSA sur la diversité pointaient déjà du doigt.
En effet, il y a une invisibilité orchestrée des femmes dans les médias. Si l’on prend l’exemple de la télévision, elle ne fait apparaître qu’un tiers de femmes sur le petit écran contre deux tiers d’hommes. En outre, les femmes sont toujours moins expertes et plus anonymes. Elles interviennent davantage en tant que victime ou témoin.
TF. : Comment expliquez-vous cette stagnation ?
B. G. : On est à la fois dans un système pratique et de représentation. Les médias ont tendance à faire intervenir davantage d’hommes en tant qu’expert car ils les estiment plus aptes à transmettre un message de manière claire et concise.
De plus, ces médias travaillent dans l’urgence. Ils savent quels sont leurs meilleurs contacts, les spécialistes capables de les aider à traiter un sujet rapidement ; et parmi ces experts, il y a peu de femmes. Les radios France Inter et RTL illustrent parfaitement ce fonctionnement. Le 15 mai 2008, sur la première station, 82% des experts entendus étaient des hommes, pendant que sur RTL, le temps de parole des experts masculins était 26 fois plus long que celui des femmes. Pour inverser la situation, les journalistes doivent prendre le risque de faire également appel à des femmes et se constituer un carnet d’adresses d’experts féminins. Il s’agit là, selon moi, d’un premier acte d’engagement indispensable pour accroître la présence féminine dans les médias.
TF. : Concrètement, comment peut-on améliorer l’image des femmes dans les médias ? L’instauration de quotas est-elle envisageable ?
B. G. : Les quotas ne me semblent pas être une bonne solution, d’autant qu’ils comportent une notion de sanction s’ils ne sont pas respectés. Or, punir n’est pas notre but. Cependant, nous envisageons d’établir des objectifs chiffrés qui seront suivis de près par la Commission instituée par la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot. Cette entité, présidée par Michèle Reiser, ancienne membre du CSA, vise à proposer des indicateurs et une méthodologie pour améliorer la représentation des femmes dans les médias, mais aussi engager une démarche d’autorégulation avec leurs responsables. Chaque année, la Commission remettra un rapport au Premier ministre et au ministre en charge des droits des femmes, afin de faire état du bilan des actions engagées.
TF. : Les médias vous semblent-ils prêts pour ces changements ?
B. G. : S’ils parviennent à contacter des femmes expertes, les médias seront disposés à modifier leurs habitudes surtout si, en plus, ils s’aperçoivent qu’une plus grande présence féminine leur permet d’augmenter leur part d’audience ou leur lectorat.
En effet, on note une forme de contagion du désir de voir les femmes à la bonne place, à la télévision ou à la radio. En ce qui me concerne, j’ai tendance à me détourner de plus en plus des colloques exclusivement constitués d’hommes. Il en est de même pour les débats télévisés. Et je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas.
Crédit photo : Squanasse
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Mais les femmes sont en bonnes places et tant mieux , enfin certaines bafouillent de plus ebn plus ça m'ennuie mais il faut pouvoir tenir la distance dans ce qu'elles font.
Ce problème d'égalité hommes/femmes durera aussi longtemps que l'humanité. Si des femmes ont des compétences égales à celles des hommes, elles trouveront tout naturellment leur place dans la société, comme beaucoup à ce jour (Golda MEIR, Simone VEIL pour ne citer qu'elles). Mais s'il faut des femmes uniquement pour respecter une parité, je suis contre ce principe. Il est sexiste et n'est pas forcément un aavantage pour elles. Force est de reconnaître qu'un univers de femmes devient une pétaudière avec mesquinerie et jalousie les unes par rapport aux autres. Il n'est que de voir en politique les crocs en jambe et sournoiseries qu'elles se réservent. Il faut bien reconnaître aussi, que certaines femmes dans le gouvernement de Nicolas SARKOZY, ont eu un comportement ridicule et infantile. Je suis une femme et je peux vous assurer que je ne voterai jamais pour une femme. Pendant les vacances des présentatrices vedette des JT, j'ai repris groût aux actualités télévisées car les remplaçants hommes étaient "une pointure" au-dessus de ces dames.
le sujet est vaste, je pense qu'il faut dans un premier temps ne plus reléguer et élever les femmes dans un rôle de ménagères . leur donner de vrai posibilités de montrer se qu'elles valent. Nous vivons dans un monde d'hommes, dirigé par des hommes. Certains chez d'entreprises, de hauts gradés dans la gendarmerie sont des femmes et elles sont très compétentes .
çà ne se réglera jamais cette rivalité hommes/femmes tout simplement car il y a toujours pour entretenir le truc
Ce sujet sera toujours avec le meme résultat. L'homme régit le monde, la femme ne peut que suivre et meme si elle est le plus souvent supérieur... l'homme se mettra en valeur.
qui se préoccupe du temps de parole des femmes à la télé? c'est une question tout à fait secondaire à mes yeux . . . . .