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La rédaction
- Publié le 4 janvier 2012
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Maroc : le Nouvel Observateur censuré
Les fidèles du Nouvel Observateur au Maroc se voient privés de leur lecture nourricière. Les autorités ont bloqué la distribution d’un numéro consacré au monde arabe, et qui reproduit le visage de Mahomet. Un geste blasphématoire rigoureusement proscrit par la tradition musulmane. Le Nouvel Observateur suit les pas de L’Express, l’hebdomadaire français qui s’est vu censuré pour les mêmes raisons il y a quelques jours. Un dossier spécial de 95 pages sur l’Islam comportait une reproduction du visage du prophète, glissée parmi les sujets suivants : « Le vrai visage de Mahomet », « les poètes du prophète », « ni libre ni soumise ».
Le commentaire des autorités est laconique. « Le numéro du Nouvel Observateur a été interdit parce qu'il a reproduit le visage du prophète et c'est interdit par notre religion. C'est évident », a déclaré un responsable du ministère de la Communication sous le couvert de l'anonymat. Dans le cas de L’Express, le ministre marocain de la Communication, Khalid Naciri, avait simplement rappelé : « Nous avons toujours été fermes sur cette question, très sensible pour notre opinion publique. Cela n'est pas nouveau. »
Elodie Vergelati
(Avec AFP)
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la censure dans ses pays là c'est affolant!!!
encore une fois ou est la liberté de la presse ?
La ça commence à dépasser les borne s, ils se croient tout permis dès qu'ils sont en France (pour la plupart) et veulent maintenant qu'on ne fasse que ec qu'ils décident...Tu as raison Omaha.
Si ils trouvent cela blasphématoire.. Pourquoi alors on critique les chretiens qui détruises des oeuvres d'art 'pisseux' et irrespectueux ? Puis le nouvel obs devait se douter que cela arriverait non ? De toute façon la liberté de presse n'a pas a manqué de respect non plus.
la presse n est pas toujours respectueuse ,, les info sont quelquefois pas tendre non plus ,,
Ce qui est quand même surprenant, c'est qu'il interdise une simple représentation, même pas caricaturale ou insultante
L'islam interdit toute représentation de son prophète, dans un pays dirigé par un de ses descendant, la censure est falalement automatique. L'hebdo aurait du y penser pour avoir une chance d'être lu par des musulmans qui auraient ainsi pu connaître une opinion occidentale de leur religion. Ceci écrit, la censure demeure inacceptable à mes yeux et je suis content d'avoir vu cette édition non censurée chez mon libraire puisqu'en dehors de l'alsace, le blasphème n'est plus condamnable en France et en Belgique.
Tout à fait Exhine, ensuite les musulmans se disent tolérants et ouverts aux discours du monde ! quelle connerie ! on le constate encore une fois
il n'y a pas de photos insultante quand même , c'est un peu débile mais si c'est dans leur religion pourquoi pas !!!
pff, y a rien de mal là dedans, faut toujours qu'ils se croient insulté. hum
C'était couru d'avance, c'est interdit par l'islam et donc censuré
Peut on sérieusement parler de blasphème à ce niveau là, je me le demande....
"Aucun texte fondateur de l'islam ne formule comme telle une interdiction de la représentation de Mahomet", affirme Malek Chebel, spécialiste de l'islam, et auteur d'un "Dictionnaire encyclopédique du Coran". Alors pourquoi cette censure?
C’est dans les hadiths, recueils qui rassemblent l’ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles du prophète et de ses compagnons, que l’on trouve des allusions plus claires à la création d’images. Plusieurs textes y font référence à la fabrication d’images d’Hommes ou d’animaux, et donc de Mahomet lui-même. Le problème théologique ne concerne en effet pas le prophète en particulier mais tous les êtres vivants (les végétaux n’étant pas considérés comme tels). Dans Al-Bukhârî, LXXVII, 87. Al-Sahîh (L’Authentique), l’un des plus grands et importants recueils de hadiths, compilé au IXe siècle, on peut lire: «Les anges n’entreront pas dans une maison où il y a un chien, ni dans celle où il y a des images.» L’image est assimilée à une impureté semblable à celle d’avoir un chien, animal impur par excellence, notamment à cause du risque d’idolâtrie qu’elle entraîne, un des pires pêchés dans l’islam comme dans le christianisme et le judaïsme. Les images seraient aussi proscrites parce que les Hommes qui créent des représentations d’humains ou d’animaux sont perçus comme voulant imiter Dieu. Plusieurs hadiths affirment que le jour du jugement dernier, ceux qui ont peint des Hommes ou des animaux seront sommés de leur insuffler une âme, de leur donner vie. L’artiste qui dessine les êtres vivants se pose en concurrent du Créateur. C’est de l’interprétation de ces hadiths que vient le désaccord entre ceux qui estiment que la tradition musulmane interdit et a toujours interdit les représentations de Mahomet et ceux pour qui rien ne permet de l’affirmer. La question n’a pas toujours été aussi taboue qu’aujourd’hui. Tout dépend du climat plus ou moins rigoriste de l’époque à laquelle on se trouve, mais aussi de la région où l’on se trouve.
Et la liberté de la presse dans tout cela? Attention aux locaux de ce journal qui risque d'être mis à mal, on a déjà vu ce genre de réplique...