Par
Olivia Derreumaux
- Publié le 5 mai 2010
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Le retour des introductions en bourse
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S’introduire en bourse n’est pas anodin. C’est même souvent un vrai bouleversement dans la vie d’une entreprise. D’un côté, cela accroit sa notoriété et sa visibilité car elle est obligée de communiquer régulièrement sur ses comptes et son activité. D’un autre, cela accélère souvent son développement, avec une situation financière renforcée par la levée de fonds.
La société peut choisir d’être cotée soit sur le marché réglementé, appelé Eurolist. Dans ce cas, elle doit proposer au public au moins 25% de son capital, pour un montant de l’introduction d’au moins 15 millions d’euros. Elle doit également présenter les comptes certifiés des trois dernières années, et doit publier ses comptes semestriels et annuels, ainsi que son chiffre d’affaire trimestriel. Enfin, les informations susceptibles d’influer sur son cours de bourse doivent être rendus publiques, et les franchissements de seuils du capital (5%, 10%, 15%, 20%, 25%, 33%, 50%, 66%, 90% et 95%) doivent être signalés à l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).
Sur Eurolist, les sociétés sont classées en trois compartiments (A, B, C), en fonction de leur capitalisation.
La société peut également choisir d’être cotée sur les marchés non réglementés : Alternext ou le Marché Libre. Les conditions d’admission y sont beaucoup plus souples et permettent entre autres de s’acclimater en douceur aux exigences de la cotation, notamment pour les jeunes sociétés, ou celles de taille modeste. Sur le Marché Libre, il n’y a aucune obligation de communication financière. Sur Alternext, l’introduction se fait soit par placement privé, soit par appel public à l’épargne. Dans le premier cas, l’entreprise doit publier les comptes de ses deux derniers exercices et le montant du placement doit être supérieur à 5 millions d’euros, répartis entre au moins 5 investisseurs. Dans le deuxième cas, trois années de comptes sont requis, et le flottant (part du capital coté en bourse) doit être supérieur à 2,5 millions d’euros. Quelque soit le mode choisi, la société s’engage à publier ses comptes annuels et semestriels certifiés, et avertir l’AMF des franchissements de seuil (50% et 90% du capital).

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