Deux Français sur trois veulent assouplir la hiérarchie en entreprise

Deux Français sur trois veulent assouplir la hiérarchie en entreprise
Deux Français sur trois veulent assouplir la hiérarchie en entreprise
Faut-il abolir la hiérarchie dans l'entreprise ? D'après le sondage exclusif CSA-Terrafemina, 66% des Français pensent qu'il est préférable d'avoir des hiérarchies plus souples dans l'entreprise ; 20% estiment même qu'on peut être ami avec son boss.
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Le N+1, N+2, « junior » ou « senior project manager » qui échelonnent les postes dans certaines entreprises ont-ils toujours une raison d’être ? Pour près de deux tiers des Français (66%), les entreprises gagneraient à assouplir les hiérarchies pour être plus efficaces, permettant ainsi de responsabiliser le plus possible chaque collaborateur. A l’opposé, un quart des Français (24%) pensent qu’il vaut mieux « avoir des hiérarchies très claires et ne donner des responsabilités qu’aux managers ». Parmi ces partisans de grades stricts au sein de l’entreprise, les moins de 50 ans sont davantage représentés (entre 30 et 33%) que les plus âgés (15 à 16%). On remarque également que ce sont les salariés de petites entreprises (10 salariés ou moins) qui sont le plus favorables à des hiérarchies souples (77%), tandis que les employés de plus grandes entreprises (de 10 à 200 salariés) restent attachés à une hiérarchie établie. C’est la catégorie des cadres et des professions libérales qui se montre la plus favorable à l’assouplissement des échelons dans l’entreprise (74%) par rapport aux professions intermédiaires (36%) employés (29%) et ouvriers (27%).

L’entente cordiale, oui. Pour l’amitié, faut pas pousser…

Les cadres sont également plus nombreux à croire à l’amitié entre un patron et son employé. 36% d’entre eux estiment qu’il est possible d’être ami avec son supérieur, contre 20% pour la moyenne des Français. Les 18-34 ans partagent aussi plus fréquemment cette idée (autour de 25%). Mais la grande majorité des sondés (71%) exprime une opinion modérée sur la question, pensant qu’il est possible de bien s’entendre avec son chef, mais sans être ami pour autant. Ces bonnes relations avec la hiérarchie contribuent pour une large majorité des Français (86%) à améliorer la qualité du travail de chacun. S’ils ne sont que 5% à penser qu’il n’est pas possible de biens s’entendre avec son chef, on relève que ce sentiment est partagé chez 10% des ouvriers et 12% des salariés des entreprises de moins de 50 employés.

La petite entreprise favorable aux rapports amicaux

Il semble que les petites structures de type TPE favorisent les amitiés extra-hiérarchiques. Lorsqu’on interroge les salariés sur les sentiments qu’ils portent à leur chef, 60% des employés des entreprises de moins de 10 salariés disent avoir de l’amitié pour leur patron, tandis qu’ils ne sont plus que 29% dans les entreprises de 10 à 50 salariés. Une fois de plus, les cadres et les professions libérales (66%) se disent bien plus fréquemment amis avec leur patron que les employés (38%) ou que les ouvriers (36%). Parmi ces deux dernières catégories, un quart n’apprécient pas du tout leur patron, puisqu’ils disent n’éprouver ni estime ni amitié pour lui.

Plus de retenue chez les femmes

Si une moyenne de 68% des Français affirment avoir de l’estime pour son patron, et 38% de l’amitié, les femmes se montrent un peu moins enthousiastes : 32% se disent amies avec leur boss, contre 43% des hommes.

Voir les résultats complets de l'étude CSA-Terrafemina sur les relations avec la hiérarchie dans le monde du travail

Crédit photo : Stockbyte

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