Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 23 octobre 2009
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Réseaux, mode d'emploi
Un réseau de femmes?
L’idée du réseau est de développer un sentiment d’appartenance à un groupe selon des critères bien définis. Les réseaux réservés aux femmes répondent à la même logique. Des femmes qui ont un intérêt commun et qui partagent les mêmes préoccupations vont « échanger et partager sur des problématiques professionnelles », explique Emmanuelle Gagliardi. Dans un réseau « on apprend à être maitresse de sa carrière », ajoute-t-elle. Les réseaux de femmes fleurissent dans tous les domaines : réseaux d’écoles (HEC au féminin…), sectoriels (Cyber Elles…), d’entreprises (Accent sur Elles…). Même si les hommes ont encore plus tendance à « réseauter » que les femmes, le phénomène prend de l’ampleur.
Différents des réseaux d'hommes
Un réseau de femmes n’est absolument pas comparable à un réseau mixte. Les hommes sont surtout « business ». C’est la notion de partage et d’échange qui prévaut dans la manière dont la femme appréhende le réseau. Pour elle, partager, c’est déjà progresser ! Il faut savoir que dans son réseau, «la femme ne dissocie jamais son professionnel et son personnel. », observe Emmanuelle Gagliardi. Pour elle, il n’y a pas de frontière hermétique, tout se fait naturellement. Elle va aussi bien « demander des conseils pour son évolution de carrière, que pour concilier sa vie privée avec son métier », ajoute-t-elle. Elle cherche des réponses à des problématiques que seule dans son quotidien professionnel, elle n’est pas à même de résoudre.
L’exemple de Cyber Elles
Le témoignage de Valérie Dagand, membre active de ce réseau.
« Cyber Elles est une véritable structure d’entraide qui fédère et soutient des projets de femmes, qui ont un rôle influent au sein des nouvelles technologies. C’est d’ailleurs le critère pour pouvoir y adhérer : être une femme dirigeante dans le monde de l’internet. Dans ce réseau professionnel, des femmes se rencontrent régulièrement autour d’ateliers de travail thématiques animés par des intervenants extérieurs ou non. En moyenne, trois à quatre ateliers portant sur des problématiques métiers sont proposés chaque mois. Exemple : « Web 2.0 : les enjeux juridiques ; recrutement et carrière dans les métiers du web ». Ils ont lieu le soir ou pendant l’heure du déjeuner. Ces rencontres nous permettent de partager nos expériences, d’échanger des contacts, d’ouvrir des perspectives, en toute liberté. C’est très enrichissant.»
Se poser les bonnes questions
Le choix du réseau : il faut extrêmement bien s’informer sur le réseau où on souhaite évoluer, avant d’y adhérer, car « ils ont tous un positionnement très différent, même si certains peuvent se ressembler », insiste Emmanuelle Gagliardi. Informez-vous sur ses actions, ses programmes, ses membres.
S’impliquer : savoir ce qu’on va apporter au réseau est essentiel. A terme, vous recueillez plus si vous donnez de vous-même, que si vous vous en servez simplement comme d’un marchepied. « C’est la logique du renvoi d’ascenseur », précise Emmanuelle Gagliardi. On n’intègre pas un réseau, juste pour avoir des contacts, des débouchés, ou des pistes de redéploiement. Cultiver son réseau est un investissement prenant. Il est recommandé d’y apporter sa propre contribution en présentant des formations, des pratiques professionnelles…
Quand intégrer un réseau ?
Au début de sa carrière, « ce n’est pas indispensable de rejoindre un réseau de femmes », explique Emmanuelle Gagliardi. Lorsqu’on entre dans la vie professionnelle, on se contente d’être observateur, on apprend au contact des autres. Mais à un moment donné, les femmes peuvent avoir envie de franchir « une nouvelle étape, d’évoluer professionnellement », ajoute Emmanuelle Gagliardi. Pendant cette période de transition, aux alentours de 35-40 ans, elles vont être en recherche d’informations, de clés pour évoluer. Elles vont alors décider d’utiliser leur réseau de manière plus active et dynamique. Il faut préciser que c’est aussi à cet âge-là, que « les discriminations apparaissent plus clairement », note Emmanuelle Gagliardi, comme les écarts de salaires ou l’absence de parité dans les postes à haute responsabilité. La nécessité d’être conseillée, orientée prend toute son importance.
Ce qui est intéressant, relève Emmanuelle Gagliardi, « c’est de faire partie de plusieurs réseaux, celui de son école, de son entreprise et un dernier plus transversal ».
Réseau or not réseau ?
Incontestablement, les réseaux se conjuguent aujourd’hui au féminin. La crise n’a pas diminué leur vitalité. Au contraire, elle est favorable à leur renforcement. Les individus se recentrent sur ces structures. C’est pendant les périodes difficiles, «qu’on peut juger de la qualité des liens qu’on a créés ».

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je viens de lire votre article sur le reseau que j'ai apprécié. De retour de l'étranger j'ai rompu mon isolement depuis 2 ans. je suis dans 4 associations. Deux autour des écoles de mes enfants pour lesquelles je porte deux projets et deux autres qui encouragent mon sens des études. Grâce à ces 4 supports et aux contacts noués, je m'informe bien sur le marché de l'emploi et développe mon projet professionnel qui repose sur une passion. Je découvre que rien ne vaut la sincérité des contacts pour vous propulser plus loin.
Les réseaux sont incontournables pour trouver un emploi de nos jours