Par
Alix Foriel
- Publié le 15 septembre 2009
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Femmes traders
Un métier à risques
© AGE/ Photononstop
Pour être trader, il faut aimer prendre des risques, et jouer avec l’argent. Une attitude pas très féminine, a priori. Sans vouloir tomber dans les clichés habituels, on sait bien que les femmes sont moins joueuses que les hommes, et qu’elles ont un rapport plus prudent à l’argent.
Une récente étude vient corroborer ces propos. Deux chercheurs de l’université Northwestern à Chicago (Etats-Unis) ont testé plus 500 étudiants de MBA (Maitrise d’Affaires économiques). Seules 36% des étudiantes ont choisi des carrières dans la finance à hauts risques comme trader ou banquier d’affaires. Ils sont 57% parmi les étudiants de sexe masculin.
Les chercheurs ont testé les niveaux de testostérone de ces étudiants et sont parvenus à cette conclusion : plus les taux de testostérone sont élevés chez les femmes, plus leur comportement en matière de prise de risques est élevé.
Plus de femmes, moins de cracks boursiers?
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Une étude de l’université de Cambridge publiée en avril 2008 avait déjà conclu un lien entre traders hommes et jeunes et taux de testostérone. Problème : cette hormone favorise également l’agressivité et des comportements parfois irrationnels.
John Coates, l’un des auteurs de l’étude, avait analysé dans une interview au Figaro (http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/03/01008-20080503ARTFIG00023-tradersquand-la-testosterone-s-en-mele-.php) : « nous pensons que les emballements boursiers seraient probablement réduits si le profil endocrinien des traders était plus diversifié : des hommes d’âge mur et des femmes, moins soumis à de forts écarts en testostérone, pourraient aussi faire ce métier. »
Une opinion que ne partage pas Sarah Stouls, 26 ans, trader débutante à New York. Pour elle, la différence de comportement entre hommes et femmes traders, n’est pas une affaire de testostérone mais plutôt de pression sociale. Elle est particulièrement forte chez les traders hommes, sommés de réussir, de «faire de l’argent à tout prix ». Cela peut expliquer les attitudes déraisonnables ou irrationnelles. « Un Jérôme Kerviel féminin, je n’y crois pas une seconde », s’exclame Sarah Stouls. Selon elle, les femmes sont plus pragmatiques et perfectionnistes, « elles vont au bout des choses ».
Alors, si elles ont toutes les qualités professionnelles pour être des traders parfaits, pourquoi n’investissent-elles pas en masse les salles de marché ?
Un métier inadapté aux femmes?
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« Certains hommes se sentent mieux entre eux,» mais ce n'est pas la seule raison pour expliquer le faible nombre de femmes dans les salles de marchés et surtout au sein des départements de trading. Voilà l'avis d'une experte, Tania Peterson, en charge du recrutement salle de marchés au sein du cabinet de chasseurs de têtes CTPartners.
Selon elle, cela dépend aussi de la culture de l’entreprise : « les banques anglo-saxonnes et les banques japonaises restent davantage fermées à l’arrivée des femmes dans les salles de marché. »
Mais il n’est pas facile non plus de recruter des femmes qui ont elles-mêmes envie d’être trader. Stress, dépense d’énergie colossale, journées de travail à rallonge… « Il faut être réaliste », dit Tania Peterson, le métier de trader n’est « pas du tout adapté à une femme quand elle a une vie privée par ailleurs ».
Femmes traders: un choix de vie
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Un métier qui ne les effraie pas toutes. Sarah Stouls a choisi les salles de marché par « tradition familiale » en quelque sorte, parce que son père est lui-même trader et qu’elle baigne dans ce milieu depuis sa plus tendre enfance. D’autres embrassent une carrière dans la finance par véritable intérêt, voire passion.
C’est le cas de Nathalie Rachou, qui a démarré sa carrière dans la première salle de marché de la banque Indosuez au début des années 1980, juste après avoir obtenu son diplôme d’école de commerce (HEC). Aujourd’hui, elle a monté sa propre société de gestion, Topiary Finance. Elle garde un très bon souvenir de ses collègues traders (l’un d’eux est aujourd’hui son associé). Ce qu’elle a aimé dès le départ dans ce métier, c’est le sentiment d’être responsable de ses actions de A à Z.
Nathalie Rachou ne nie pas que c’est un milieu macho : « il faut être une grande gueule pour résister, il faut tenir sa place et ne pas se faire marcher sur les pieds. D’ailleurs, ma taille m’a bien aidé (elle mesure 1m80).» Pour elle tout est une question de tempérament, et cela n’a rien à voir avec le rapport des femmes à l’argent. Certes, les horaires sont exigeants et pas forcément adaptés à la flexibilité dont les femmes ont besoin. A-t-elle réussi à concilier vie privée et vie professionnelle ? « Il faut jongler en permanence, mais je ne regrette rien. »

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je pense que les hommes de la finance sont des machos, et je plains les femmes qui travaillent dans les banques.
Je pense que s'il y aurait plus de femmes dans les salles de marché, cela équilibrerai ce taux de testostérone qui peux y régner.A elles de savoir s'affirmer, ne pas se laisser faire dès le début. Après tout les femmes ne sont pas inférieur aux hommes, bien aux contraire.Ce sont des habitudes qui se sont installées car il y a moins de femmes dans ces milieux là, pour riposter contre eux.
apparemment ce n'est pas un métier pour moi qui ne supporte pas l'insécurité et l'instabilité financière!!!
le monde des finances étant très compliqué, je ne suis pas étonné que si peu de femmes tentent leur chance dans ce monde complexe.
elles sont très courageuses ces femmes de travailler dans un monde encore très réserver aux hommes!
Et bien, personnellement je trouve que le milieu de la bourse est assez réservé aux hommes, c'est bien que cela évolue, sa y a pas à dire !
Les femmes ont les mêmes compétences que les hommes dans ce domaine seulement ce n'est pas dans les moeurs!