Par
Fanny Griessmer
- Publié le 21 juin 2010
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Fête de la Musique : Les platines au féminin
Premiers scratchs
© Getty images / istockphoto
Melle Eva, DJ Oree Lee, DJette Katy. Trois femmes. Trois parcours. Une même passion : le Dijing. C’est derrière les enceintes, aux platines, qu’elles mènent leur carrière musicale. Elles composent des playlists qu’elles « envoient » lors de sets pour créer une ambiance, faire danser leur public, qu’il soit sur les dancefloor s de boîtes en vue ou sur la piste d’une salle des fêtes. Car le Dj comme la Djette ne correspond pas forcément à l’image sulfureuse que l’on s’en fait. Des soirées chaudes sur le modèle de celles d’Ibiza, certains en font, d’autres pas. Si Melle Eva parcourt la planète grâce au mix et est depuis peu à la fois productrice et remixeur, Dj Oree Lee avoue « galérer » et accepter des petits contrats pour animer mariages et anniversaires en attendant de pouvoir réaliser son rêve : officier régulièrement à la table de son d’une grande boîte parisienne. Djette Katy est la première femme DJ au Maroc. Initiée par un Dj professionnel, elle n’a pas eu les moyens d’intégrer la seule école de Dj de Marrakech. Après avoir écumé les soirées privées et d’anniversaire, elle décroche en 2005 une résidence dans une boîte « El Rancho Rabat ».
Toutes les trois passionnées de musique, elles n’étaient pourtant pas destinées à mettre les pieds dans le milieu. Elles sortent souvent en boîte jusqu’au jour où elles ont une révélation lorsqu’elles voient se produire une femme derrière une table de mix. Melle Eva était architecte d’intérieur. Il y a trois ans, elle arrête son métier car sa passion pour le mix lui prend déjà de plus en plus de temps. Elle a désormais un manager et un emploi du temps bien chargé. DJ Oree Lee, elle, a une licence d’administration publique et souhaite concilier sa formation en gérance avec le monde de la musique tout en restant indépendante. Et elle met un point d’honneur à le rester. Aujourd’hui, après avoir suivi une formation à l’école des DJs de Lyon (UCPA), elle a monté sa propre entreprise « Oree Lee event » pour gérer ses dates.
Djette : une femme derrière la console
© Getty images / istockphoto
Découvrir une femme aux platines surprend encore quelques uns. « Cela va du « waow c’est une fille » à « oh mon Dieu qu’est-ce qu’elle va nous faire ? » alors forcément quand ils voient en plus que je monte et démonte mon matériel, leurs yeux s’écarquillent… », s’amuse DJ Oree Lee. Malgré quelques a priori qui subsistent encore, les filles aux platines sont aujourd’hui les égales des garçons aux yeux du public et des médias. Pas de crêpage de chignon ni de rivalité féminine, Melle Eva évoque une bonne ambiance voire une certaine forme de solidarité: « Avec les autres Djettes nous nous croisons régulièrement, parfois même, nous mixons ensemble. Les femmes ont très bien su s’imposer dans le milieu pourtant très masculin. Elles ont la « technique » et une approche plus « sensuelle » qui rendent les sets plus attrayants, captivant et moins « durs » que les mecs ! ». Plus sensuelle ? Un avantage qui aurait tendance aussi à les desservir et les décrédibiliser. En effet, le dijing féminin s’accompagne de l’arrivée de jolies filles à l’image sulfureuse derrière les tables de son, mais qui ne savent pas toujours mixer. Et là s’affirment les réelles limites de l’image. Car Djette est un véritable métier. Si l’on voit quelques stars s’y essayer à l’occasion de soirées, rares sont celles qui comme l’actrice Emma de Caunes, réussissent à transformer l’essai.
Le temps où les clubbers se moquaient de savoir le nom ou de connaitre le visage de la personne qui mixe est définitivement révolu. Aujourd’hui, si la starisation du métier de DJ se limite à deux ou trois noms reconnus, les Disc Jockeys ont besoin plus que jamais d’un style, d’un look, d’une identité. Et les gens se pressent dans les boîtes où mixent des DJs qui se sont fait un nom et une notoriété. D’où la difficulté évidente de percer dans le milieu.
Dort le jour, mixe la nuit
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Derrière leur nom de scène se cachent des femmes au rythme de vie relativement décalé, monde de la nuit oblige. Leur journée commence souvent tard et finit très tôt ! Leur temps libre se partage alors entre sport, préparation de playlists, et briefing sur l’actualité musicale. Melle Eva, qui prépare son premier album, s’enferme en studio dès la mi-journée pour préparer ses propres « tracks ». Elles s’accordent à dire qu’une bonne hygiène de vie leur permet de tenir le rythme, un rythme qu’elles aiment tout particulièrement, mais insistent surtout sur l’importance de pouvoir s’épanouir en vivant leur passion à plein temps. Des enfants, aucune d’entre elles n’en a encore, mais elles ne considèrent visiblement pas leur carrière comme étant incompatible avec un rôle de mère. Djette Katy n’envisage pas une éventuelle reconversion, car elle place beaucoup d’espoir en l’avenir ; Melle Eva se destine à une carrière de productrice de jeunes talents tandis que DJ Oree Lee assure qu’elle arrêtera si la passion n’y est plus et que demain, elle serait prête à reprendre n’importe quel métier artistique.
Pour celles que le mix tente, vous pourrez toujours vous entrainer avec Dj heroe2 sur Wii, Xbox360 et Playstation 3 dont la sortie est prévue pour cet automne… Mais il faut savoir que ce métier aussi épanouissant semble-t-il, comporte aussi des risques, notamment de surdité car leurs oreilles sont exposées à des niveaux de décibels très élevés.
POUR ALLER PLUS LOIN :

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- Il y a 8 s 




"Djette" je ne trouve pas cette féminisation très heureuse ! C'est très bien que ce milieu très masculin s'ouvre aussi aux femmes qui le désirent; je n'ai rien contre. Il y a longtemps que je ne fréquente plus les boîtes!!
Elles sont tout aussi capable que les hommes , mais c'est vrai que vu les musiques actuelles , on pourrait toutes aller derrières les consoles , car à part faire du bruit , je ne vois pas de créativité dans tout ça .
Je ne connais aucune de ces djettes pour l'instant, j'espère qu'elles seront aussi connues que les hommes, allez les filles.
J'ai vu un reportage dernièrement elles passent comme les garçons des concours pour devenir DJ
C'est rare pour les femmes.
allez les filles elles peuvent aussi doué c'est sur mais pour linstant il faut ce faire connaitre!
La passion de la musique n'est pas réservée qu'aux hommes!