Par   -  Publié le 19 décembre 2011
 10   

Les nouveaux modèles de travail : quand bien-être rime avec compétitivité

Les nouveaux modèles de travail : quand bien-être rime avec compétitivité

© Digital Vision
Espaces détente, box de réunion, hyperconnectivité : nos conditions de travail répondent aux nouvelles formes de management et méthodes de travail qui émergent dans les grandes entreprises. Comment votre bureau s'adapte-t-il aux évolutions d’aujourd'hui ? Analyse avec Nathalie Ménez, directrice des services généraux du siège social des entités du groupe Johnson et Johnson France.

 

Terrafemina : La mondialisation et la globalisation des marchés ont eu pour effet de modifier les schémas traditionnels de management. Cela se ressent-il dans le space planning des entreprises ?

Nathalie Ménez : L’arrivée de grands groupes internationaux en France n’est pas un facteur nouveau, mais la façon dont cela concoure à la globalisation de la culture d’entreprise si. Jusque-là, lorsqu’une entreprise internationale s’installait quelque part, la politique était plutôt de s’adapter à l’environnement local. On avait ainsi par exemple un Microsoft à la française, à l’italienne… Aujourd’hui, les méthodes se globalisent : les entreprises prennent le meilleur de leur culture et l’exportent dans leurs filiales. Cela, à mon avis, permet de tirer par le haut les évolutions du management mais également de l’aménagement des espaces de travail. Ces grands groupes, qui ont expérimenté et testé ces méthodes, deviennent des référents pour les autres : ils innovent, cassent les codes. Ce n’est pas pour rien que Google et Microsoft se retrouvent dans le top 10 des entreprises dans lesquelles les jeunes diplômés français souhaitent travailler. Cela force les autres sociétés, y compris les grands groupes à la culture plus traditionnelle, à imiter ces nouveaux modèles. Afin de suivre ces évolutions, les space planner ont dû adapter les espaces professionnels. Ce, entre autres, en apportant de la flexibilité pour les travailleurs nomades, en allongeant les horaires d’ouverture des locaux, en développant les outils de communication en interne…

TF : Quelles sont les nouvelles exigences auxquelles les espaces de travail doivent répondre ?

N.M : Aujourd’hui, il faut pouvoir exercer son activité quel que soit le lieu ou l’heure. Cela n’a pas pour autant généré l’abandon des bureaux classiques qui jouent toujours un rôle prépondérant dans le maintien du sentiment d’appartenance à l’entreprise et dans les contacts sociaux entre les collaborateurs. Les bureaux traditionnels ont encore de beaux jours devant eux ! En parallèle, on ne lésine plus, malgré la guerre des mètres carrés, à dédier des espaces substantiels à des zones de convivialité et de communication. Il s’agit souvent d’espaces mixtes au mobilier confortable, qui font office d’espace café, détente, mais qui permettent également des réunions informelles. Tout est y est câblé, avec des prises réseaux pour permettre le travail. Les codes ont changé. Il est important de prévoir ces nouveaux types d’espaces, qui cohabitent avec des bureaux traditionnels pour les sédentaires et qui offrent la souplesse et la flexibilité nécessaires aux « mobile workers ».

TF : À l’heure où les entreprises chouchoutent leurs salariés (séances de yoga, services de conciergerie, crèche), le confort de leurs collaborateurs est-il devenu une priorité pour elles ?

N.M : La notion de confort varie selon les personnes et les entreprises. Reste que de plus en plus d’entreprises ont intégré les conditions de travail dans leurs priorités. Les nouveaux modes de travail que nous avons évoqués exigent beaucoup des collaborateurs. Comment peut-on alors leur demander d’être toujours mobilisés, sans offrir un environnement propice au maintien de l’équilibre vie professionnelle et vie privée ? Dans un contexte économique tendu, le confort des espaces de travail est une solution qui concoure notablement aux attentes des employés. Cependant, face au développement de ces nouvelles méthodes dans des lieux informels, il faut également veiller aux critères ergonomiques ; or nous n’avons pas encore assez de recul pour analyser l’impact physique sur les salariés de ces nouvelles méthodes de travail. À cet effet, chez Johnson et Johnson, nous travaillons en étroite collaboration avec le CHSCT du groupe et la médecine du travail afin de prévenir de potentiels nouveaux troubles.

TF : La qualité de l’environnement de travail est aussi un moyen pour les entreprises de se démarquer et d’être attractives pour de nouveaux collaborateurs.

N.M : Ces évolutions et aménagements vont bien au-delà de la recherche du bien-être au travail. Il y a évidemment un aspect commercial qui a pour but de renforcer l’image positive et dynamique d’une société. Les entreprises reconnues pour leurs innovations dans ce domaine le sont aussi car elles ont l’intelligence de communiquer autour de ce nouveau « savoir travailler » qu’elles mettent en place. Le fait qu’elles cassent les horaires et les habitudes, s’adaptent aux besoins de leurs collaborateurs, leur apportent une panoplie de nouveaux services, est un atout phare. Cela leur permet d’être attractives au moment du recrutement, en devenant un argument clef dans une période économique où la rémunération n’est plus forcément le critère sur lequel l’entreprise peut jouer. Et cela permet également de fidéliser leur personnel. Au final, tout le monde est gagnant.


Nathalie Ménez

Crédit photo : Digital Vision

VOIR AUSSI

Coworking : les travailleurs nomades sont chouchoutés
Une solution pour faciliter la vie des cadres dirigeants

J’ai créé ma boîte : La Conciergerie Juridique
Comment organiser une réunion efficace ?
Travail et santé : la fatigue gagne les cadres

Quand votre entreprise décide de vous chouchouter !

Avec notre partenaire

Lipton

Depuis 1893, en commercialisant sans cesse de nouveaux produits, Lipton est à la fois une marque innovante mais aussi leader* sur son marché.

 

 

10 commentaires

country33 - 19/12/11 10:54
Ce n'est pas nouveau que de travailler avec l'esprit plus tranquille est bien plus agréable et joue aussi sur les performances.
angel95 - 19/12/11 14:01
Je suis pour mais que cela ne soit pas trop car après je solitite la qualité a la quantité du travail fournis!
fidjikelyna - 19/12/11 17:20
les employerus veulent toujours de la productivité quitte à perdre sur la qualité et c'est dommage
angelabeille - 19/12/11 18:37
Je ne suis pas certaine que les sociétés se soucient vraiment du bien etre des salariés ! je ne connais aucun salarié à ce jour a 100% heureux.
sandrine6405 - 19/12/11 20:06
Je ne connais pas de société où le bien être passe avant la rentabilité ! Je doute que beaucoup de société s'en inquiète
magdu08 - 21/12/11 08:36
qu'il serait agréable d'aller au travail en sachant que nos supérieurs se soucient de notre bien être .Non c'est plutot il faudrait faire ceci ou cela en plus
franmic64 - 30/12/11 20:52
Qu'importe le bien être du salarié, lorsque l'on voit la médecine du travail se déplacer pour aménager le bureau d'une personne en mi temps thérapeutique...
omaha - 16/01/12 18:38
@franmic64 : j'ai rarement vu un medecin du travail se deplacer sur le lieu de travail du salarié le medecin du travail marche main dans la main avec le patron
jujuleretour - 06/02/12 00:54
le bien etre est important poure la competitivite ,, mais aussi pour la sante du personnel ,
fleurs06 - 19/07/12 20:24
C'est vrai que maintenant, il faut faire pus que les autres, pour pouvoir gagner plus, et tout, mais bon, des fois c'est quand même stressant, sa y a pas à dire !

Rechercher sur @WORK

ex: SARL, maternité, Licenciements...

PUBLICITE

Trouvez-vous que vos collègues hommes assument suffisamment leur paternité au travail ?

Recevoir la newsletter

Les Coachs

Marc Roussel
Marc Roussel
Claire Chatelain
Claire Chatelain
Evelyne  Rys
Evelyne Rys
Fermer