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La rédaction
- Publié le 9 septembre 2010
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Le lieu de résidence, un nouveau critère de discrimination ?
Villiers-le-Bel n'a pas la cote !
© iStockphoto / Libre de droits
La discrimination à l’embauche selon le lieu de résidence n’est donc pas une chimère, si l’on en croît les résultats d’une enquête du Centre d’études de l’emploi (CEE). Réalisée suite à l’envoi, pour un poste de développeur informatique (Bac +5), de 3 700 candidatures, elle démontre que le lieu de résidence est pris en compte dans le cadre d’un recrutement.
Un chômeur résidant dans le Val-d’Oise aura ainsi davantage de chances de voir sa candidature aboutir en étant domicilié à Enghien-les-Bains, réputée pour son casino, plutôt que dans une « zone sensible » telle que Sarcelles ou Villiers-le-Bel. Les demandeuses d’emploi « sont pénalisées lorsqu’elles vivent dans cette commune qui a connu en 2007 des émeutes urbaines médiatisées plutôt qu’à Sarcelles, commune également défavorisé mais qui a été moins médiatisée », souligne l’enquête. Et pour cause, les jeunes femmes d’origine française résidant à Villiers-le-Bel obtiennent un taux de réponse à leur candidature de 17,9 %, contre 22,1% à Sarcelles et 22,5 % à Enghien-les-Bains.
Marie-Laure MAKOUKE
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Tout le monde s'en doutait bien en regardant autour de soi. Mais c'est intéressant d'avoir des chiffres précis. La suite logique de cette étude serait de se demander pourquoi de telles différences entre les communes, dans un pays qui affiche l'"égalité" et la "fraternité" parmi ses valeurs essentielles ?
Je pense que cela peut jouer. Venir de la banlieue, notamment des banlieues « chaude ». Pourtant cela ne veut pas dire que vous soyez moins compétents. Les recruteurs ne devraient pas s’arreter à cela
c'est injuste mais c'est ainsi, les préjugés envers les habitants des banlieues ont la vie dure. pourtant, beaucoup ne demandent qu'à s'en sortir.