Par
La rédaction
- Publié le 22 octobre 2010
3
Comment travailler après 60 ans ?
Comment travailler après 60 ans ?
© iStockphoto
Agnès du Boullay débute son parcours dans le secteur public, puis elle devient directrice des ressources humaines dans l'industrie et la communication. Un poste qu'elle occupera 15 ans avant de devenir coach et consultante pour les cadres supérieurs et dirigeants en transition de carrière. Dans son guide « Travailler après 60 ans c’est possible ! » paru aux Editions Eyrolles, Agnès du Boullay propose des bonnes pratiques et des pistes à suivre pour réussir son projet professionnel après 60 ans.
Le travail après 60 ans : une réalité
Plus de 60 % des cadres estiment qu’ils devront travailler au-delà de 60 ans. Cette évolution nous concerne donc tous aujourd’hui et surtout demain. Mais pourquoi ? Il peut s'agir d'une "nécessité financière", en raison d’une pension de retraite trop faible pour subvenir à ses besoins, notamment pour couvrir des dépenses de santé qui augmentent constamment. Parmi les autres raisons : l'allongement de la durée des études, les femmes qui deviennent mères de plus en plus tard, et la prise en charge financière de parents âgés dépendants. Enfin le travail confère un statut, un rôle dans la société, une vie sociale et là encore, il est difficile d’y renoncer.
Comment rester indispensable en entreprise ?
Réalité du marché oblige, il faut rester le plus longtemps dans l'entreprise. Même s'il y a "peu d'opportunités d'évolution pour les seniors", ou si vous pouvez avoir le "sentiment qu'on n'a plus besoin de vous" (mise au placard, pas d'augmentation), il faut tenir bon et éviter les "pièges déguisés de proposition de départ à la retraite volontaire". L'argument est simple, "votre employeur a des raisons de vous garder" : "savoir-faire, expérience, réseau interne et externe, connaissance des clients et de la culture de l'entreprise". De plus il ne peut pas vous mettre dehors sans votre accord, car en raison de votre ancienneté, cela lui coûterait cher. Agnès du Boullay conseille dans son livre de ne rien lâcher et donne quelques conseils pour être un employé modèle: "soyez incollable sur votre entreprise (tous les développements, nouveaux métiers, entreprises concurrentes…), cultivez votre réseau interne(ne déjeunez pas toujours avec les mêmes personnes, soyez les premiers à accueillir les nouveaux venus…) et ne ratez pas une occasion de vous former". N’hésitez pas aussi à préparer votre retraite si vous voulez que celle-ci soit active. L’entreprise pourra ensuite vous proposer des missions temporaires par la suite. Alors préparez le terrain: "faites des propositions, formalisez le type de missions que vous pourriez faire en donnant des exemples précis et échangez vos contacts avec les personnes intéressées par vos idées au sein de votre entreprise".
Vers quels secteurs faut-il se diriger ?
- le conseil: une alternative encore très peu explorée
Le marché du conseil est en forte expansion. "Le conseil en management a triplé entre 1998 et 2008 et le conseil en technologies de l'information est un habitué de la croissance à deux chiffres," explique A. du Boullay. L’activité de conseil requiert d’avoir de l’expérience. Il semble donc destiné aux seniors. Le client va faire appel à vous pour votre expertise, votre savoir, votre connaissance du milieu professionnel. Cependant "votre client ne cherchera pas un expert pour l'aider dans les pages jaunes," A. du Boullay insiste donc sur l'importance d'un réseau actif. Pour qu'un client s'adresse à vous, vous devez être reconnu ou recommandé par quelqu'un dans la profession. Et si vous n'avez pas de compétences commerciales, ou si vous avez peur de ne pas savoir vous vendre en tant que consultant, là encore, c'est une affaire de réseau. En l’explorant, vous trouverez surement une entreprise de conseil qui intervient sur des sujets que cous maîtrisez. Toutefois une mise en garde est nécessaire avant de se lancer. En tant que conseiller, vous n'exercerez plus un métier à forte responsabilité. Vous n'êtes plus manager, vous devez au contraire écouter, accepter la discussion et vous adapter !
- L'enseignement: une bonne activité parallèle
L'enseignement est un autre métier fait sur mesure pour les travailleurs de plus de 60 ans. Il demande un savoir, une expérience riche en exemples concrets et en anecdotes. Vous êtes en contact avec les jeunes générations, une bonne manière de ne pas perdre le fil de l'évolution dans son secteur d'activité. Adressez-vous aux écoles d'ingénieur, de commerce etc. L'enseignement dans le public, lui, est quasiment impossible sans un diplôme de la fonction publique. De plus, les grandes écoles étant très courtisées, il est utile de prospecter d'autres écoles moins renommées, ou plus éloignées de la capitale, sans oublier les cours particuliers. Sachez juste qu’il s’agit d'une activité à temps partiel, peu rémunératrice, qui doit être effectuée en complément d'une autre.
- Manager de transition : une activité pointue
Selon A. du Boullay, "le management de transition permet à des entreprises de faire appel à des managers de haut niveau pour des missions ponctuelles: management de crise, fusion acquisition, démarrage d'une nouvelle activité, remplacement d'un manager clé… Ce marché représenterait aujourd'hui près de 1 500 missions par an, d'une durée moyenne de neuf mois." Une fois de plus le réseau est essentiel. Il permet d'identifier directement les missions, si l'on souhaite travailler de façon indépendante, ou bien il peut aider à entrer dans un cabinet spécialisé. Cette dernière piste de travail est la plus pointue et la plus exigeante. Selon l'auteur, les compétences requises sont les suivantes: "connaissance du secteur, bon leadership, capacité à mobiliser les équipes, sens du diagnostic aigu et capacité de prise de décision rapide."
Claire Sergent
VOIR AUSSI :
Bon plan : faites travailler les retraités !

-






Après 60 ans on peut travailler dans des emplois de bureaux qui ne demandent pas trop d'efforts car sinon c'est assez pénible et ça peut vraiment aggraver la santé.
J'ai pris ma retraite trop tôt, alors que je pouvais encore rester dans la vie active, mais avoir des petits enfants m'a complètement déconnectée de la réalité et maintenant qu'ils grandissent, le dernier à 3 ans , et l'évolution est rapide, ils aurons moins besoin de moi , alors je pense que quelques heures seraient bien pour me remettre dans la réalité
Si la maltraitance n'était pas de mise, si le non respect des compétences des femmes régressait, si les gestionnaires de la nouvelle gouvernance arrêtaient de demander de la surproduction à l'Hôpital les femmes n'auraient pas besoin d'être mises en arrêt avant d'atteindre l'âge de 55 ans ou 60 ans selons les secteurs ! Baisser le nombre de fonctionnaires à l'hôpital pour faire doubler les arrêts pour maladie professionnellle : c'est un scandale !! Et être obligé de travailler plus pour mourir à 53 ans comme c'est le cas de nombreuses aides soignantes, (trois proches) infirmières, ou personnel de nuit, cela m'amène à poser la question : OBLIGEE DE TRAVAILLER POUR BOUFFER ou LA JOIE DE SE MAINTENIR AU TRAVAIL )à 60 ans pour quelques privilégiés ! Nos sénaterurs planqués sur les bancs du Sénat auraient bien besoin de tenir le marteau piqueur ou de courir en gériatrie pour donner un bassin ! UN JOUR QU ON SE LE DISE, ILS SERONT SUR LE BASSIN DANS UN LIT D HOPITAL ET ON VERRA SI IL Y A ASSEZ DE PERSONNEL !!!!!!!
En tout cas en ce qui me concerne, je souhaite travailler le temps qu'il sera nécéssaire! La retraite ne me dit trop rien!
L'administration devrait bien donner l'exemple, en aménageant les postes de travail des travailleurs les plus âgés et en leur permettant de former les plus jeunes et de leur faire profiter de leur expérience. Ceal se fait parfois (à l'ADEME par exemple) mais ce n'est pas généralisé - loin de là !