Textile biologique : 3 questions à Monique Raimond

Textile biologique : 3 questions à Monique Raimond
Textile biologique : 3 questions à Monique Raimond
25% des pesticides consommés dans le monde sont utilisés pour la culture intensive du coton. Ce constat alarmant a poussé Monique Raimond Présidente de l’Agence Française de Promotion du Textile Biologique (AFPTB), à lancer  le label AOC (African Original Cotton) pour promouvoir le coton africain.
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Terrafemina : Pourquoi un label de coton biologique ?


Monique Raimond : Suite au lancement de l’Agence Française de Promotion du Textile Biologique (AFPTB) en septembre 2009, il était indispensable de créer un label  pour motiver le consommateur dans sa démarche sociale et environnementale. On le sait, la culture intensive du coton a des conséquences désastreuses sur l’environnement, or le coton africain est  naturellement biologique et mérite donc que sa filière soit développée sans attendre.

TF : Pourquoi avoir choisi l’Afrique ?


M.R. : En Afrique, 3 pays sont particulièrement concernés par la culture du coton, le Bénin, le Burkina Faso et le  Mali. Pour des raisons économiques, ils n’ont jamais pu investir dans les  pesticides et pratiquent encore la récolte manuelle qui n’entraine aucune émission de gaz carbonique. Le coton y représente une activité économique essentielle, qui touche directement ou indirectement 50% de la population. Il faut aussi savoir que ce sont majoritairement les femmes qui assurent la cueillette du coton, ce travail leur permet de survivre. Nous devons aller au plus près de ces petites cellules économiques pour les aider à se développer dans le respect mutuel. Ainsi ma démarche allie  économie solidaire et développement durable.

TF : Quelle est la prochaine étape ?


M.R. : Le 22 septembre prochain, dans le cadre des cérémonies du 40ème anniversaire de l’indépendance du Mali, sera officiellement lancé le label AOC. Pour l’instant, j’attends l’accord définitif, mais je compte déjà partir pour rencontrer les cotonniers dans le Sud de Bamako.  En ce qui concerne la commercialisation de mon label, je ne suis pas inquiète car des industriels sont déjà très intéressés. Et puis il faut se rendre à l’évidence. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus sensibilisés et alertés sur les enjeux environnementaux.


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