Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 16 septembre 2009
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Confidences sur le marché
Deux femmes, un métier
A 26 et 27 ans, Sarah et Stéphanie ont déjà quelques années d’expérience derrière elles. Sarah vit à New York, elle est trader. Son quotidien est nourri de stress et d’adrénaline. Stéphanie vient de rentrer en France, après New York et Londres, elle avait envie de se poser…, mais toujours en salle de marché.
Femmes traders : une vocation
Pourquoi avez-vous décidé de devenir trader ?
Sarah : J’ai toujours baigné dans cet univers car mon père est trader. C’est lui qui m’a donné envie de faire ce métier. Pourtant c’est aussi le premier à m’avoir mis en garde quand je lui ai fait part de mes ambitions. J’ai suivi une formation classique, à l’université Paris dauphine puis un master à l’ESCP.
Stéphanie : trader, ce n’est pas vraiment une vocation. En sortant de polytechnique, je ne voulais ni être ingénieur, ni travailler dans les corps d’état, je me suis tournée naturellement vers la finance de marché. Je rêvais surtout d’aller à New York, j’ai donc choisi un 3ème cycle là bas. Et puis tout s’est enchainé.
Une passion ?
Êtes-vous passionnée par votre métier ?
Sarah : On doit se dépasser tous les jours, aller au bout de soi-même. Il y a beaucoup de pression, les enjeux sont élevés, c’est ce qui rend ce métier exaltant. Mais il faut aussi avoir les pieds sur terre et garder à l’esprit qu’à la fin d’une journée, on n’a rien créé.
Stéphanie : c’est un métier où on ne s’ennuie jamais. On doit relever des défis différents tous les jours. On reçoit des décharges d'adrénaline pendant les grosses transactions, c’est enivrant. Mais il y a aussi des aspects négatifs. Avec la crise, j’ai remis beaucoup de choses en question. Psychologiquement, ce cap a été très difficile à passer. Je me suis accrochée, mais depuis, je sais que tout peut basculer d’un moment à l'autre.
Traders, mysogines ?
C’est plus dur de s’imposer en salle de marché, quand on est une femme ?
Sarah : Evidemment la finance est un milieu très macho et les blagues sous la ceinture sont monnaie courante. C’est caractéristique et inhérent au métier. Il faut avoir de l’humour, être le « pote » des hommes et surtout poser des limites. Lorsqu’une fille arrive dans une salle de marché, elle est examinée sous tous les angles. Moi, Je fais attention à la manière dont je m’habille.
Stéphanie : J’ai toujours évolué dans un milieu d’hommes et j’avoue que cela me déplait pas. Je n’ai pas un avis aussi tranché que celui de Sarah. Evidemment, il faut s’affirmer lorsqu’on arrive sur une salle de marché. Vous devez prouver que vous n’êtres pas « blonde » et faire vos preuves. Mais je pense que c’est comme dans n’importe quel métier.
Les femmes, remèdes à la crise ?
Les femmes ont-elles des comportements différents de ceux des hommes ?
Sarah : Je pense aussi que les femmes sont plus pragmatiques et perfectionnistes. On va au bout des choses. Nous subissons peut-être moins de pression que les hommes. Mais nos salaires s’en ressentent.
Stéphanie : C’est indispensable d’avoir de la diversité sur une salle de marché comme partout ailleurs. Les femmes ont plus de facilité à séparer boulot et vie personnelle. Lorsque je quitte mon travail, je n’ai pas de problème pour décrocher. Fondamentalement, je pense aussi qu’une femme est moins carriériste qu’un homme. A un moment, on a envie de voir autre chose, de privilégier sa famille. En ce qui me concerne, j’ai pris la décision de rentrer en France retrouver mes proches, alors qu’on me proposait un poste en or à Hong Kong.

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J'ai beaucoup de mal avec les sommes pharaoniques gagnées avec ces emplois...
je pense que le monde de la finance est un monde très difficile à maitriser, pas évident pour aussi bien hommes et femmes.
oui sa ma pa sl'air evident
Ces choses là sont certainement réservées aux personnes plus calées et qui ont des enjeux financiers plus importants.
en tout cas, en ce moment je n'aimerais pas travailler dans ce secteur de la finance, les marchés sont complètement désorientés, la banque Dexia a fait faillite...