Par
Stéphane Einhorn
- Publié le 28 août 2008
0
2
Souvent, on peut éprouver la sensation de ne pas être entendue et de ne pas être comprise. Pourquoi ce décalage, alors que la personne à laquelle nous nous adressons nous a bel et bien écouté ? Notre coach, Stéphane Einhorn tente de répondre à cette question.
Pour pouvoir visionner cette emission, veuillez télécharger le plugin Flash Player disponible en cliquant ici.
Savoir écouter quelqu’un.
La différence entre entendre et écouter
La différence entre entendre et écouter est très importante. Ecouter, c’est ouïr, c’est prêter l’oreille à un bruit, un son, une parole. On écoute constamment, sans forcement entendre.
Entendre c’est comprendre. Ainsi les philosophes des Lumières du XVIIIe ne parlent-ils pas de l’entendement pour qualifier la raison ? Dire à une personne qu’on entend bien ce qu’elle dit, dire qu’on entend clairement le message montre bien qu’il y a une démarche de compréhension de notre part. Cette parole a une action sur nous, on la retient, l’assimile et même parfois l’analyse.
Dans tout les cas nous écoutons, et seulement dans certains cas nous doublons cette écoute de l’entente. Ainsi même un sourd peut très bien vous entendre ! C’est pour cela qu’il parait nécessaire d’apprendre à écouter correctement. C'est-à-dire d’entendre.
Lorsqu’on joue le rôle du confident donc, mieux vaut entendre qu’écouter, car cela démontre premièrement un investissement de votre part dans l’échange que vous avez avec cette personne. La personne en face ne peut que s’en rendre compte.
En se sentant donc comprise, cette personne aura le sentiment d’avoir partagé son lot de malheur et s’en sentira plus légère, et donc mieux.
La délicate tâche du psychanalyste réside aussi dans ce travail, celui de prêter une attention à son patient qui en recherche.
Etre « bon entendeur », qu’est-ce que c’est ?
Nous avons toutes été sollicitées à ce poste « d’entendeur » au moins une fois dans notre vie. Une copine se sent male, une peine de cœur ou tout simplement le besoin de partager une expérience. Le sentiment d’incompréhension peut être difficile à vivre, il peut causer du tord à notre amour propre.
C’est pour cela que nous devons apprendre à être « bon entendeur » !
Il suffit d’être complètement présent dans la relation. Il faut savoir se taire et surtout faire taire nos problèmes personnels, qui dans le cas de cette échange n’ont pas lieu d’être. Il faut, en quelques sortes, inhiber notre personnalité pour un certain temps.
Si on laisse nos réflexions prendre le dessus, ils joueront le rôle de filtre dans cet échange communicationnel. Ils empêcheront le bon entendement de votre part… et à vrai dire aucuns des problèmes (les votre comme ceux de votre interlocuteur) ne trouveront d’issue.
Un rôle pas toujours aisé à tenir
Etre bon entendeur c’est donc adapter un comportement. Mais comment faire si ce comportement n’est pas celui que l’on souhaite avoir, s’il ne correspond pas à notre humeur du moment et s’il nous est impossible de passer au dessus de nos propres travers pour se consacrer à ceux d’autrui ?
Il n’y a pas cent solutions.
Soit on explique à cette personne que ce n’est pas le moment et que l’idéal pour elle serait de trouver l’interlocuteur qu’elle mérite. Soit on prend le parti de jouer le jeu, de rentrer dans ce rôle d’entendeur et peut être qu’ainsi, en s’investissant dans une discussion à but constructif, nous pourrons voir nous aussi notre propre situation évoluée.


Emploi & Carrières
Emploi & Carrières
Vie privée








SOYEZ LE PREMIER À RÉAGIR