Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 14 octobre 2010
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Florence Guillier Bernard, créatrice de Maison parisienne
« Promouvoir le savoir-faire des artisans d’art français »
Mais se lancer dans un domaine qu’elle maîtrise parfaitement, en l’occurrence les cosmétiques, ne l’intéresse pas. Son projet d’entreprise à elle, est plus qu’ambitieux, Florence Guillier Bernard souhaite promouvoir le savoir-faire des artisans d’art français.
Et pour cause, au cours de ses voyages elle fait toujours le même constat : « des boutiques qui se ressemblent, des objets design totalement standardisés », soupire-t-elle. Pourtant elle le sait, « il existe en France des talents incroyables d’hommes et de femmes ébénistes, orfèvres, brodeurs » et ces artisans n’ont pas de circuit de distribution suffisamment organisé pour pouvoir vendre leurs œuvres. Déterminée à les aider, Florence imagine alors le concept de Maison parisienne. « L’idée est de présenter des créations uniques dans un lieu de vie. Une maison d’exception où les clients sont reçus uniquement sur rendez-vous », explique la créatrice d’entreprise.
« Un concept inédit et risqué »
La priorité est maintenant de valider ce projet auprès des artisans d’art, puis de réunir une première collection. Sur ce point, Florence peut compter sur le flair de son directeur artistique et associé, Jean-Marc Dimanche. Si ce modèle économique a le mérite d’être novateur, il n’en est pas moins risqué. Les sommes engagées sont considérables : la création de la marque, du logo, le matériel d’exposition, etc. Et Florence voit les choses en grand : « notre positionnement étant très haut de gamme, nous sommes intransigeants sur la qualité des objets que nous présentons et sur tout le reste ».
Avec son associé, ils investissent au départ leur fond personnel puis s’adressent à des « love money » : des investisseurs privés qui entrent dans le capital de l’entreprise car intéressés par le projet. Le 1er décembre 2008, Florence organise une première exposition dans un célèbre palace parisien. Les retombées sont très positives, tant du côté des artisans, que de la clientèle. De même, le partenariat hôtelier est lui aussi consolidé.
« Paris, Bruxelles bientôt l’étranger … »
Forte de ce premier succès, Florence continue sur sa lancée, des objets sont commandés aux artisans et les expositions se poursuivent. « Dans notre modèle économique, le bouche à oreille fait énormément », assure la chef d’entreprise, qui reconnait être aussi une femme de réseaux. Cette année, Maison Parisienne s’est exposée en Belgique puis en Suisse. En 2011, l’audacieuse chef d’entreprise prévoit d’embarquer pour des destinations plus lointaines. Emportant avec elle une ambition restée intacte : faire rayonner le savoir-faire Français aux quatre coins de la planète.
Les 3 conseils de Florence Guillier Bernard :
- Avoir une exigence de qualité, c’est grâce à cela que l’on perdure
- Être audacieux et prendre des risques
- Garder sa foi et sa passion
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- Il y a 22 s





C'est vrai que pour faire des choses comme ça à l'heure actuelle , il faut une grande part d'audace et c'est sur qu'en fonçant on y arrive touijours .