Seniors : créer sa boîte pour échapper à la précarité et à l'ennui

Seniors : créer sa boîte pour échapper à la précarité et à l'ennui
Alors que la situation financière des seniors se détériore, près de 20% de ceux qui vivent dans une situation de précarité seraient intéressés par la création d'entreprise, selon une enquête CSA-Adie, réalisée à l'occasion de la 9e Semaine du Microcrédit. Leurs motivations ? L'attrait pour l'activité et une recherche d'indépendance.


La situation économique des seniors (45-70 ans) en situation de précarité s’est fortement dégradée au cours des deux dernières années. Selon une enquête CSA-Adie, 62% d’entre eux ont vu leur niveau de revenu et 48% leur situation professionnelle se dégrader. Sept sur dix seraient exclu actuellement ou potentiellement de l'emploi et ne seraient pas plus optimiste (à 46%) pour l’avenir.

Entre 500 000 et 1 000 000 de créateurs d'entreprises potentiels

Alors, face à ces difficultés, la création d’entreprise semble être une voie qui pourrait les intéresser. Toujours selon cette même étude, 19% des seniors dans une situation de précarité seraient tentés « dans l’absolu » par l’idée de créer leur activité professionnelle, 9% seraient même très intéressés. Ils seraient notamment motivés par la volonté de faire un métier qui leur plait (97%) d’être leur propre patron (92%), de gagner plus d’argent (85%), et de sortir d’une situation de précarité (81%). Une majorité souhaiterait ainsi s’orienter vers le commerce (20%), les services (16%) et vers le secteur de l’art, de la culture et des loisirs (16%).

Mais les séniors anticipent un certain nombre de difficultés et la première d’entre elle est, sans surprise, la recherche de financement (87%). A l’inverse, ils ont confiance en leurs capacités créatives (identifier une idée : 71%) et commerciales (choisir une assurance professionnelle : 35%, trouver des clients : 62%). Ils représenteraient donc entre 500 000 et 1 000 000 créateurs d'entreprise potentiels... Et si on leur donnait les moyens de le faire, 52% pourraient l’envisager d’ici moins d’un an.

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