Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 22 septembre 2009
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Il n’y a pas d’âge pour créer sa boite ! Et ce n’est pas les cinquantenaires qui vous diront le contraire. Chez eux aussi, la création d’entreprise à le vent en poupe : en 2008, ils étaient plus de 50 000 à faire ce choix selon l’Insee. La création d’une entreprise a-t-elle bouleversé leur quotidien ? Cinq chefs d’entreprise témoignent.
Qui a dit que les cinquantenaires chômaient ?
Muriel Gerlach a monté Bio Créative à 49 ans, pour accompagner les entreprises dans la création et la commercialisation de leurs gammes bio. A 50 ans passés, Marc Ladreit de Lacharrière quitte la présidence de l l'Oréal en 1991 pour créer sa propre entreprise, FIMALAC, groupe diversifié dans les services aux entreprises. Intermittente du spectacle pendant plus de 30 ans, Sharon Fontaine Hobby change radicalement de voie, lorsqu’elle se découvre par hasard, une passion pour les plantes. Aujourd’hui, elle dessine et crée des jardins dans le paysage urbain. Quant à Gérard Cohen, c’est un entrepreneur dans l’âme. A 66 ans, il peut se targuer d’avoir créé trois sociétés dans la restauration, dernière en date Bijou reception. Et enfin, Véronique Morali qui, en avril 2008, à l’aube de ses 50 ans, lance Terrafemina.com.
Un projet toujours un peu fou
Créer son entreprise, faire le grand saut. Faut-il être fou pour se lancer dans une telle aventure à cinquante ans passé ? « Au départ, un grain de folie est certainement nécessaire », affirme Sharon Fontaine-Hobby, même si « on retombe vite sur terre, lorsqu’on réalise la difficulté du projet ». Véronique Morali, avoue n’avoir pensé, « ni aux risques, ni à l’avenir, mais seulement au sentiment de liberté et d’harmonie avec moi-même ». Gérard Cohen évoque quand à lui « une étincelle de folie « qui vous répète inlassablement « va de l’avant ! » ».
Mais bien réfléchi
Une certitude, l’entreprenariat ne s‘improvise pas. La création d’activité est toujours le résultat d’une réflexion aboutie. C’est un choix délibéré, raisonnable et presque évident. « C’est la suite logique de ma vie », confie Sharon Fontaine-Hobby, lorsqu’elle évoque la création de son entreprise. Muriel Gerlach, elle, a grandi dans un milieu d’entrepreneurs, où l’entreprise familiale était omniprésente, « c’était dans mes gênes », « les notions d’indépendance, de responsabilité, sont des valeurs qui me correspondent et me définissent ». De même, Véronique Morali assure qu’elle n’aurait pas pu envisager son projet plus tôt car elle avait tout à apprendre du monde des affaires.
S'entourer pour progresser
Apparemment, l’entourage joue un rôle prépondérant dans la création d’entreprise. Véronique Morali a expliqué très clairement sont projet à son compagnon et à ses filles. Pour elle c’était un préalable, recevoir le soutien de sa famille, « premier test sur ma capacité de conviction, qui a renforcé ma détermination ». Gérard Cohen est catégorique : « Tout seul je n’aurais rien pu entreprendre ». Pour ce restaurateur, « les difficultés ne peuvent se surmonter qu’à deux ». C’est un bonheur quotidien pour lui de travailler aujourd’hui en famille. Quant à Muriel Gerlach, après son licenciement, elle a traversé une période très pénible, « Aujourd’hui, ma famille est fière que j’aie réussi à remonter la pente ».
L'expérience : atout majeur
Tous s’accordent sur le fait, qu’à 50 ans, on a acquis de l’expérience, de la maturité et qu’il est donc plus aisé d’entreprendre. « On peut être audacieux à tout âge, mais si l’on veut construire, alors mieux vaut miser sur l‘expérience », affirme Marc Ladreit de La Charrière. Sharon Fontaine Hobby définit sa société, comme « la synthèse de son expérience de la vie ». Le désir de liberté, d’indépendance revient aussi souvent dans le discours de ces cinquantenaires. Pour Muriel Gerlach à « A 50 ans, on devient libre d’affirmer ses opinions, de faire des choix, sans mettre en péril son avenir ». Une reconversion est extrêmement pénible, mais à 50 ans « on a appris à résister, à s’accrocher », renchérit Gérard Cohen.
Les difficultés : passage obligé
Les difficultés, les entrepreneurs en rencontrent quelque soit leur âge. Pour Véronique Morali, le plus dur est « de surmonter ses craintes, ne pas penser au « comment vais-je y arriver ? » ». On retrouve chez ces personnes, la peur de ne pas réussir à convaincre, à faire adhérer. Et « la confiance ne se renforce pas avec l’âge » continue Gérard Cohen. La principale difficulté de Sharon Fontaine Hobby a été de devoir créer son activité sans la garantie d’avoir des clients. De plus, « il faut savoir qu’en créant votre société, vous allez devoir renoncer à des choses matérielles, les retombées ne seront pas immédiates », ajoute –t-elle. Mais les erreurs servent toujours d’expérience pour aller plus loin. Il semble qu’à cet âge-là, prendre de la distance soit plus évident.
Le choix d’une nouvelle jeunesse
Beaucoup considèrent la création d’entreprise comme un bon moyen de résister au temps qui passe. « Une éternelle jeunesse », pour Sharon Fontaine-Hobby qui reconnait que, même si son entreprise lui demande beaucoup d’énergie, c’est une cure de vie, qu’elle conseille à tous. « J’ai plus de responsabilités, plus de soucis, mais plus de liberté et cela n’a pas de prix », souligne quant à lui, Gérard Cohen. « En plus d’être une cure de jouvence, c’est un stress accéléré », nous confie Marc Ladreit De la Charrière. Incontestablement, la retraite n’est pas à l’ordre du jour pour tous ces entrepreneurs heureux.
Le point de vue de l'experte
Anne Delestan est coach, spécialisée dans l’accompagnement à l’emploi, la formation et le conseil en évolution professionnelle et personnelle.
Qui sont les créateurs d’entreprise de plus de 50 ans ? Ce sont des personnes qui ont généralement moins de 60 ans. Ils ont déjà créé, ou ont été en contact avec la création d’entreprise. La dimension entrepreneuriale est présente chez eux depuis longtemps.
Pourquoi choisit-on de créer son activité après 50 ans ? A cet âge là, il est évident qu’on a acquis de la maturité et de l’expérience. Les enjeux ne sont pas les même qu’à 35 ans. Les contraintes familiales sont moindres, les motivations financières différentes.
Quelles sont leurs motivations ? Ces personnes recherchent la liberté, l’indépendance, l’autonomie, en créant leur activité. Il s’agit toujours d’un choix délibéré. Il souhaite aussi transmettre quelque chose, laisser une trace.
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Commentaires les plus récents
salyana - le 21 août 2010 à 14h17 - Recommandé par 0 lecteur
pussy01360 - le 11 août 2010 à 08h56 - Recommandé par 0 lecteur
singierlulu - le 19 juin 2010 à 20h36 - Recommandé par 0 lecteur
joelasaucisse - le 17 avril 2010 à 21h51 - Recommandé par 0 lecteur
veronique7558 - le 27 septembre 2009 à 12h06 - Recommandé par 1 lecteur
Merci de votre commentaire, mais je suis comme vous très attentive aux fautes de français que je déteste et détecte aussi tout de suite
Et là, l'éditorial, c'est au sens général de tout ce qui est écrit et cela ne couvre pas seulement les éditoriaux qui sont les prises de parole en début de site.
J'aurais été désolée de décevoir "la France" lors du Telematin
Et j'espère que vous aimerez le site, en tous cas merci d'y venir.
Véronique.
jase - le 25 septembre 2009 à 11h44 - Recommandé par 1 lecteur
corinnecrado - le 25 septembre 2009 à 10h55 - Recommandé par 0 lecteur
Tess - le 25 septembre 2009 à 10h53 - Recommandé par 0 lecteur
Merci encore pour ces commentaires positifs qui me confortent sérieusement dans l'idée de reprendre cette aventure à 44 ans et vous confirme toute l'adrénaline et le bonheur qu'elle procure....
globule - le 25 septembre 2009 à 09h32 - Recommandé par 0 lecteur
Découverte ce matin lors de l'émission Télé-matin de votre site.Madame véronique MORALI des millions de personnes ont enregistré votre faute de Français:(lors de l'interview vous avez dit:beaucoup d'éditorial non........beaucoup d'EDITORIAUX ) .Rassurez-vous maintenant les fautes pullulent ,et n'interpellent personne.........BONNE JOURNEE
Mesdyfre - le 25 septembre 2009 à 09h14 - Recommandé par 0 lecteur
En regardant deplus prés, vous travaillez à votre rythme, cumulable avec la retraite, vous gagnez un relationnel au quotidien, et l'ambience d'une équipe.
Je fais parti moi même d'une societé sérieuse, même si je n'ai pas la cinquantaine, je m'appercoi que bcp de personne de plus de 50 ans rentre dans notre societé et dans notre équipe.
Si vous désirez vous lancer n'hésitez pas a me contacter.
conseiller-lr@lr-marketing.fr
jase - le 25 septembre 2009 à 08h45 - Recommandé par 0 lecteur
Heureuse initiative mais nécessité de construire avec relais jeunesse;
Merci pour les conseils proposés!
Voir faire passer les idées entre les âges:ex:proposition de partenariat dans l'exploitation d'un verger conservatoire,riche en conception environnementale.....créer un rubrique entraide emploi
Romaneweber - le 24 septembre 2009 à 14h12 - Recommandé par 0 lecteur
CANCAN - le 23 septembre 2009 à 16h54 - Recommandé par 0 lecteur