Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 6 avril 2010
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Une avocate au chevet des professions libérales
Un secteur en plein boom
© Stockbyte/Getty images
Médecins, architectes, avocats, coachs, détectives privé, quel est le point commun entre tous ces métiers ? Celui d’être des professions libérales, un corps social à l’origine très structuré et obéissant à des règles déontologiques strictes.
Ce secteur est aujourd’hui en plein boom : il totalise 688 400 entrepreneurs (65 000 en 2009), 1,8 million de personnes et 107 milliards d’euros de valeur ajoutée.
« Une explosion qui est due en grande partie à l’évolution et à la modification des besoins essentiels des personnes », explique Brigitte Longuet, auteur du rapport. En effet, la vocation des professions libérales est de satisfaire des besoins essentiels dans le domaine de la santé, du droit etc.
« Mais ces vingt dernières années sont apparues de nouvelles activités, qui voulaient répondre à d’autres besoins, dans le domaine de la santé (paramédical), du coaching, du conseil… », poursuit l’avocate. Résultat, un fossé s’est creusé entre les professions dites réglementées (qui doivent respecter des règles déontologiques strictes et sont soumises au contrôle de leurs instances professionnelles), et les professions non réglementées qui sont beaucoup plus libres.
Fort de ce constat, Brigitte Longuet a décidé de se pencher sur les spécificités des professions libérales et de dégager quelques pistes de réforme.
Ce qui doit changer !
© Stockbyte/Getty images
Comment renforcer l’identité du secteur pour donner aux professions libérales ce sentiment d’appartenance commune ? La mission est loin d’être évidente, mais elle suscite l’intérêt de tous les intéressés.
Dans son rapport, Brigitte Longuet fait des propositions concrètes pour faire évoluer ce secteur :
- Elle préconise de définir ces activités libérales dans un premiers temps, et ce au niveau européen. « L’Union Européenne doit être en phase avec la législation française et reconnaitre la spécificité de l’activité libérale, fondé sur le respect d’une mission d’intérêt général et sur les besoins essentiels des usagers », ajoute l’avocate. Sinon il risque d’y avoir des problèmes de concurrence, nuisibles aux activités libérales.
- Brigitte Longuet propose de nouveaux outils de développement pour les professions réglementées. Selon elle « le professionnel libéral doit désormais s’adapter à l’économie moderne et cela passe par la réduction des contraintes de communication imposées par les ordres. ». Pour répondre à cette nouvelle économie, il doit pouvoir recourir à la publicité pour se faire reconnaitre auprès des clients, communiquer sur sa compétence et sa qualité. Cette évolution passe donc par l’amélioration de l’organisation des ordres et leur modernisation vis-à-vis des usagers
- Dans son rapport, l’avocate entend mieux encadrer les professions non réglementées. Cela passe par de nouveaux outils et notamment par l’instauration de codes de déontologie réclamés par certaines professions comme les détectives privés, les sophrologues, ou encore les généalogistes dont le métier est en plein essor. « En établissant ces codes, l’idée est de mettre de l’ordre, vérifier si ces professions ont la formation suffisante, car pour exercer une profession libérale, il faut un minimum de qualifications ; c’est aussi une façon de protéger ces activités », explique Brigitte Longuet.
- Ainsi, elle propose d’établir un socle commun de règles d’éthiques en recensant toutes les règles propre à chaque profession. L’idée est d’en extraire quelques principes transversaux et fondamentaux pour l’exercice en libéral.
- Les femmes qui interrompent leur activité pour avoir un enfant se trouvent souvent pénalisées financièrement. Certes, les dispositifs de protection sociale pour les femmes professionnelles libérales ont déjà été améliorés (longtemps, elles bénéficiaient d’une protection sociale très limitée ou quasi inexistante). L’alignement très récent du régime des professions libérales sur celui des indépendants leur a permis de bénéficier d’un allongement du congé maternité. Brigitte Longuet suggère dans son rapport la création d’un contrat collectif obligatoire pour améliorer l’indemnisation complémentaire de la maternité.
Accroitre l’attractivité des professions libérales
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Dans son rapport, Brigitte Longuet insiste aussi sur « le réflexe entrepreneurial » qu’elle souhaite encourager dans le secteur libéral. La formation des plus jeunes, le renforcement du statut du collaborateur libéral, la possibilité de bénéficier de dispositifs souples comme l’auto entrepreneur…, autant de mesures qui permettrait de renforcer l’attractivité d’un statut « qu’on dit souvent désavantageux notamment en terme de charges ».
L’avocate des professions libérales va bien évidemment à contre-courant des idées reçues, avec ses 33 propositions pour une nouvelle dynamique de l'activité libérale, elle veut redonner une vraie place aux activités libérales, montrer leurs avantages et les perspectives de développement économique qu’elles offrent. Avant cela, il faudra probablement passer par quelques réformes. Et Brigitte Longuet aimerait bien voir appliquer concrètement ses propositions.
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- Il y a 1 min





les professions libérales ont de beaux jours devant elles. on entend même des pubs à la radio pour ça, ce sont des métiers d'avenir.
Métiers d'avenir en effet ! Rien que pour le coaching, y en a de plus en plus et dans tous les domaines.
Il y a effectivement un travail à effectuer pour harmoniser le fonctionnement entre les professions libérales règlementées et celles non règlementées. Les codes de déontologies, la vérification des formations... mais attention à être ouverts aux changements et à garder la souplesse des non règlementées plutôt que de vouloir privilégier et surportéger les règlementées !
Les professions libérales restent des métiers d'avenir et je pense que les nouvelles technologies ne changeront pas le donne à ce niveau!