Par
Candice Satara-Bartko
- Publié le 21 mai 2010
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La porcelaine, de mère en fille
La porcelaine, une vocation
Diplômée d’un DESS en économétrie Florence Vialard ne se destinait pas vraiment à une carrière artistique. Mais il faut croire que l’héritage familial a su la rattraper. Toute son enfance elle a baigné dans l’univers de la porcelaine auprès de sa mère peintre sur porcelaine depuis plus de 40 ans.
Mais c’est lorsqu’elle tombe enceinte qu’elle éprouve définitivement le besoin de changer de carrière. Et elle retourne à ses premières amours : la porcelaine. « Je savais dessiner, peindre mais à partir du moment où j’ai décidé d’en faire mon métier, il fallait que je me perfectionne, » explique-t-elle. Auprès de sa mère, elle apprend tous les secrets de ce merveilleux métier. Parallèlement elle suit des cours au « Chambrelain », l’un des derniers ateliers d’art en plein cœur de Paris. Pendant une dizaine d’année, elle travaille ainsi en atelier et sur les salons pour vendre ses créations et flairer les nouvelles tendances.
Le déclic
En janvier 2010, lorsqu’elle apprend que le « Chambrelain » est en vente, c’est le moment pour elle de prendre son envol : « c’était une occasion unique, il fallait que je me lance ». Le challenge à relever est de taille. Le « Chambrelain » a certes un fort potentiel, mais il faut réussir à l’exploiter. D’autant que Florence Vialard a de grandes ambitions, elle souhaite rénover l’atelier et également créer une boutique qui n’existait pas auparavant.
Dans ce lieu magique où l’odeur des peintures semble incrustée dans les murs, la jeune femme entreprend alors de grands travaux : peinture, électricité … « il fallait en faire un lieu accueillant pour les élèves, attractif pour les clients », annonce-t-elle.
L’ouverture de la boutique
Fin mars, elle ouvre la boutique et attire rapidement les regards des passants. Elle y vend des objets en porcelaine qu’elles a elle-même décorés. N’allez pas croire que la porcelaine est une affaire de retraités : « ce que je fais plait aux plus jeunes, et aux enfants aussi ! », s’exclame-t-elle. Il faut dire qu’en quelque mois, elle a réussi à donner un ton très moderne à la boutique de l’avenue de la Motte-Piquet. Ses créations sont originales, parfois même surprenantes comme cette série de vaisselle sur le thème du Kama Sutra.
Certains jours de la semaine, Florence Vialard partage aussi sa passion avec quelques élèves. Elle leur enseigne les techniques de peinture sur porcelaine dans l’atelier au fond de la boutique. « Le plus difficile est le tracé à la plume, cela prend beaucoup de temps pour maitriser cette technique », affirme cette perfectionniste très épanouie dans son rôle de professeur.
Un sacré challenge
Reprendre le « Chambrelain », c’est aussi un investissement financier non négligeable. La porcelaine, les pigments de peintures, le verre, autant de dépenses qu’il faut prévoir et qu’il est encore difficile de chiffrer. Et Florence a des exigences de qualité : « j’achète la porcelaine en Europe en privilégiant la France et mes couverts sont italiens ». Quant au travail que demande la peinture d’un objet, il est considérable. Pourtant, si elle touche une clientèle aisée, elle s’attache aussi à proposer des prix accessibles, « pour que chaque personne qui entre puisse ressortir avec un objet ».
Florence sait qu’il est difficile de percer dans ce secteur "en crise", que la réussite d’une boutique est aléatoire, mais elle veut croire en sa bonne étoile : « je sais que ça va marcher car je fais des choses qui ne sont pas standards, assure-t-elle. Je voudrais que le « Chambrelain » devienne un atelier de référence et que la boutique redémarre bien ». Et à l’entendre, on a envie d’y croire.
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- Il y a 9 s





bravo pour ce challenge et quel magnifique métier j'admire les artistes qui produisent de telles oeuvres d'art
malheureusement, les gens n'achètent plus vraiment de la bonne vaisselle comme autrefois. Combien se font encore offrir un service en porcelaine lors de leur mariage?
Bravo pour avoir eu l'envie et le goût de faire de sa passion un vrai métier et ainsi d'avoir de vrais revenus. Il faut du courage pour se lancer ainsi. La vraie porcelaine restera toujours une valeur sûre et un gage d'élégance et de bon goût.
c est un beau métier et beaucoup de patience
c'est une très belle initiative bravo. C'est important de pouvoir allier passion et métier
Et bien Bravo Florence car non seulement c'est beau mais ce doit être aussi une fierté de voir ses oeuvres entre vos mains ,je vous envies car j'adore ce que vous faites .Rien que de lire ce compte rendu , je m'imagine à Limoges il y a plus de trente ans lorsque certains petits ateliers éxistaient encore et que l'on pouvait contempler pendant des heures les Artistes comme vous .
Je suis impressionnée par votre parcours et je vous admire.
J'adore flaner dans Limoges et les villages alentours ou il existe encore des artistes qui font les décors à la main c'est vraiment très beau.
c'est bien qu'elle ait repris le flambeau
Voilà cequi me plairais de faire, car moi qui ggote beaucoup ce genre d echoses qui demande concentrationet précision me calmerait c'est certain.