Par   -  Publié le 16 juillet 2012
 10   

Baby planner : un nouveau métier pour accompagner les (futurs) parents

Baby planner : un nouveau métier pour accompagner les (futurs) parents

© iStockphoto
Responsable de communication pendant plusieurs années, Anaïs Lunet est devenue baby planner il y a trois ans. Un tout nouveau métier qu’elle enseigne et qu’elle promeut aujourd’hui par l’intermédiaire de la Fédération des baby planners francophones, créée en juin dernier.

 

Terrafemina : Comment ce métier est-il né ?

Anaïs Lunet : C’est un métier qui vient d’Angleterre. Keely Paice, une journaliste-reporter l’a inventé en 2006 alors qu’elle était enceinte de son premier enfant. Elle s’est inspirée du modèle du wedding planner pour créer le concept : une aide et un conseil pour l’achat du matériel de puériculture. L’idée a ensuite été importée aux Etats-Unis et améliorée avant d’arriver en France, il y a un peu plus de 3 ans.

Tf. : Qu’est-ce qu’un baby planner ?

A. L. : Aujourd’hui, être baby planner, c’est proposer un accompagnement pendant et après la naissance d’un enfant jusqu’à son entrée à l’école. Ce sont des conseils pour l’acquisition d’une poussette comme des renseignements sur les différentes formes de préparation à l’accouchement, ou sur la prévention des accidents domestiques. Il ne s’agit pas de tout faire à la place des parents mais au contraire de leur apporter les informations pour qu’ils puissent faire leur choix. Nous sommes en quelque sorte un agrégateur de contenu !

Tf. : Comment se passe une consultation ?

A. L. : Chaque baby planner a sa propre méthode. Mais généralement nous nous déplaçons à domicile soit pour une discussion collective soit pour un rendez-vous personnalisé. Certaines personnes cherchent une réponse à une question précise et on ne se voit qu’une seule fois. D’autres couples ont besoin d’un accompagnement plus long. Après une première rencontre, je leur fait une proposition sur mesure. Pour une consultation simple -environ une heure-, il faut compter entre 60 et 100 euros. Pour le reste, c’est au forfait.

Tf. : Que recherchent les futurs parents ?

A. L. : Tous les couples sont très différents et ont des demandes spécifiques. Leur seul point commun, c’est qu’ils ont tous l’habitude de faire appel à des personnes pour les aider. Une culture de service dans la sphère privée qui existe encore peu en France, contrairement aux Etats-Unis où ce métier est beaucoup plus développé. Bien souvent d’ailleurs, les couples sont d’abord intéressés par un conseil en achat de poussette, une des seules angoisses qu’ils se sentent en droit d’exprimer. Mais, souvent, c’est ensuite que d’autres questions apparaissent. Ils prennent alors conscience qu’ils aimeraient en savoir plus sur les modes de garde ou sur la location d’un tire-lait ! Notre rôle est de les rassurer et de les valoriser dans leur statut de parent.

Tf. : Quelles remarques entendez-vous généralement sur votre profession ?

A. L. : On me dit souvent que nos parents ont bien réussi à s’en sortir seul ou que les copines qui ont eu des enfants sont de très bonnes conseillères. Je peux répondre plusieurs choses. D’abord, la société a changé : il y a une pression sur les parents, les femmes qui doivent être actives tout en étant de bonnes mères. Ensuite, Internet crée une profusion d’informations dans laquelle il est parfois difficile de se retrouver. Et puis, aujourd’hui, il n’y a plus trois modèles de poussettes mais 80 ! Quant à la copine bonne conseillère, il n’est pas dit que ce qui était bon pour elle est aussi bon pour vous. Nous, nous proposons un avis objectif.

Tf. : Quels conseils donneriez-vous à un baby planner qui veut se lancer ?

A. L. : Il faut réfléchir à ce projet dans sa globalité : penser à son positionnement, sa communication et puis surtout il faut être formé. On peut soit passer un diplôme d’auxiliaire de puériculture, soit choisir une formation auprès de l’International Academy of Baby Planner Professionals (IABPP) dont je dirige la filière en France. Cette école n’est actuellement pas reconnue dans notre pays, le métier non plus, et c’est pour cette raison que nous avons créé en juin la Fédération des baby planners francophones. Enfin, il faut absolument avoir conscience qu’on ne peut pas vivre du baby planning en faisant uniquement des consultations. Il faut aussi organiser des ateliers collectifs, faire de l’événementiel comme les baby shower party - une fête entre copines avant l'arrivée de bébé-, et se spécialiser dans des domaines en fonction de ses compétences et appétences. Pour l’instant nous ne sommes qu’une dizaine en France…

Le site de la Fédération des baby planners francophones

Crédit photo : iStockphoto

VOIR AUSSI

Bon plan : un baby planner pour les jeunes parents
Accouchement : les mères non satisfaites de leur prise en charge
Maisons de naissance : 3 questions à Bérengère Poletti
Dépression post-partum : 1 femme sur 10 touchée
Le lexique de la grossesse 2.0

Voir aussi :  fiches métiers    bebe    carrière   
 

10 commentaires

country33 - 16/07/12 09:28
Je en savais pas du tout ce que c'était avant de lire cet article, c'est certain qu'il faut se spécialiser dans des domaines en fonction de ses compétences mais c'est délicat quand même et elles sont peu nombreuses en France.
ladymam - 16/07/12 09:31
je ne connaissai pas du tout ce nouveau métier , c 'est une bonne chose pour les nouvelles maman , mais la consultation n 'est pas a la porter de toutes les bourses .
dudette - 16/07/12 10:04
cela prouve l'isolement dans notre société, avant ces conseils on les trouvait dans la famille, les amis
Laii - 16/07/12 10:40
Je connaissais un peu ce métier mais je pense que je serais réticente à faire appel à quelqu'un pour m'aider. Mais pour une baby shower pourquoi pas
Fleurdesmontagn - 16/07/12 10:42
Il suffit d'avoir une bonne initiative pour réussir dans la vie! C'est génial ce nouveau métier!
omaha - 16/07/12 13:48
ce sont quand meme des droles de métiers, on se fait aider pour tout : le bebe, le mariage...
ysabella - 16/07/12 16:45
D'accord avec Dudette et Omaha: que ferait-on maintenant sans coaches? Les personnes dorénavant sont assistées dans tous les domaines, je ne suis pas sûre qu'il faille se réjouir de l'émergence de ces nouveaux métiers!
alexandrine - 16/07/12 17:32
De plus en plus de métiers pour aider les personnes dans leur organisation émergent, c'est intéressant de savoir qu'une personne peut nous renseigner et nous aider sur tout ce qui concerne notre futur enfant.
fleurs06 - 22/07/12 23:51
Et bien, personnellement je ne connais pas ce nouveau métier, en tout cas c'est bien, cela peut aider tout simplement les mamans, sa y a pas à dire !
country33 - 31/08/12 08:16
Je pense ue pour un premier enfant alors que les jeunes mamans n'ont pas toujours leur famille à proximité ce doit être bien pratique d'avoir des conseils comme ça.

Rechercher sur @WORK

ex: SARL, maternité, Licenciements...

PUBLICITE

ÊTRE BIEN AU BOULOT

Trouvez-vous que vos collègues hommes assument suffisamment leur paternité au travail ?

Recevoir la newsletter

Les Coachs

Claire Chatelain
Claire Chatelain
Evelyne  Rys
Evelyne Rys
Marc Roussel
Marc Roussel
Fermer