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La rédaction
- Publié le 29 juin 2010
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Boucher, un métier qui ne connait pas la crise
Boucher, un métier qui ne connait pas la crise
© Photos.com
Un métier rigoureux
« Mon métier consiste à offrir aux clients un choix de viandes de qualité. Je m’occupe de la sélection, de la préparation et de la présentation de la viande. Mon mari et moi travaillons tous les deux dans la même boucherie, que nous possédons depuis 7 ans et nos journées sont assez semblables. Notre magasin est ouvert de 7 heures à 12 heures 30 et de 15 heures à 19 heures 30, tous les jours sauf le jeudi après midi et le dimanche.
Entre 7 heures et 9 heures, nous nous occupons de la mise en place de la vitrine. Il s’agit d’exposer la viande de façon soignée et raffinée pour que les clients aient envie de l’acheter. Nous veillons à que notre magasin soit toujours beau et propre afin d’attirer la clientèle. Durant la journée, je prépare la viande, je la désosse, je l’épluche et je fais les rôtis. En fin de journée, nous rangeons tous nos produits dans les frigos afin de les conserver.
Une relation privilégiée avec ses clients
Il est nécessaire d’avoir un bon relationnel lorsqu’on est boucher afin d’entretenir des relations privilégiées avec ses clients. Des qualités humaines sont essentielles au succès de l’activité : convivialités, sociabilité et bonne écoute. Je dois être capable de conseiller mes clients sur la cuisson de la viande ou sur les diverses façons de la cuisiner. Et je tiens à toujours bien expliquer au client la provenance de ma viande, sa méthode d’élevage, pour qu’il soit en confiance et sente que je connais mes produits.
Une formation rapide et efficace.
Au collège, en 3ème, j’ai eu la possibilité d’effectuer un stage de 3 jours dans une entreprise de mon choix. J’ai décidé de l’effectuer au sein d’une boucherie et cette expérience m’a beaucoup intéressée. Plus de doutes, ce métier était fait pour moi. Il faut dire que je connaissais déjà les rudiments de cette activité: mon cousin travaillait dans une boucherie et mon oncle dans un abattoir. J’ai donc fait un CAP : «Préparateur en produits carniers ». Puis j’ai souhaité poursuivre mes études durant 3 ans avec un BEP et un apprentissage en vente. A la sortie de mes études, j’ai tout de suite été embauchée dans une boucherie. Avec mon mari, que j’ai rencontré durant mon apprentissage, nous avons très vite décidé de racheter la boucherie dans laquelle nous travaillions. Etre à son compte : c’est avoir le plaisir de voir son entreprise progresser, et cela me procure beaucoup de fierté.
Un métier plein d’avenir
Je n’ai jamais eu peur d’être au chômage. Il manque encore beaucoup de bouchers en France, pourtant la demande reste très forte. Les métiers de la bouche et de l’artisanat se perdent alors qu’ils sont utiles pour le quotidien de tous les citoyens. Boucher est un métier qui est malheureusement dévalorisé et accompagné de nombreux stéréotypes. Les jeunes ne prennent pas assez le temps de venir découvrir la réalité de cette activité.
Un métier tourné vers les femmes
Les évolutions techniques ont rendu ce métier physiquement plus accessible aux femmes. La manipulation des carcasses volumineuses et des lourds morceaux de viande n’est plus un problème. En effet, les machines sont plus fonctionnelles et simples d’utilisation qu’auparavant. Découper la viande et la transporter demande moins d’efforts physiques. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à s’inscrire dans des formations, c’est un point positif. Nous avons plus d’atouts : le sens du détail, la précision… On attache plus d’attention à la décoration de la vitrine et à la mise en valeur du magasin. Franchement, il n’y a aucune contre-indication qui empêcherait les femmes d’exercer ce beau métier !
INFOS PRATIQUES :
Compétences :
Niveau brevet.
Rémunération :
Pour Muriel, en tant qu’employée de son entreprise : 1500 euros net par mois.
Pour son mari, en tant que chef d’entreprise : 2000 euros net par mois
A leurs deux salaires, s’ajoutent les bénéfices de leur entreprise à chaque fin d’année
Salaire débutant brut moyen : 1500 euros par mois (source ; l’étudiant.fr).
Formation :
- Après la 3ème, se diriger vers un CAP boucher en 2 ans, accessible entre 16 et 25 ans. Les études se déroulent dans un Centre de Formation d’Apprentis (CFA) et en entreprise ce qui permet de toucher une rémunération.
Ensuite, vous pouvez obtenir un Brevet Professionnel Boucher en suivant 2 années d’études supplémentaires qui donnent des compétences nécessaires en management et gestion d’une boucherie.
- Après la 3ème, possibilité d’opter pour un Bac Pro boucher, charcutier, traiteur qui permet d’accéder en 3 années d’études par la voie de l’apprentissage au baccalauréat.
Pour plus d’informations sur le métier de boucher et les centres de formation, consultez le site internet Jedeviensboucher.com
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On aura toujours besoin de bouchers car la viande en grande surface n'est pas super bonne, on ira toujours chez notre boucher de quartier. c'est un métier assez dur, mon oncle était boucher et me le disait souvent.
Je ne sais pas comment les petits commerçants "tiennent" fassent aux géants des hypers. Dur la concurrences, bon courage à tous nos petits commerces qui font le bonheurs de nos palets.
comme tous les métiers de bouche, on aura toujours besoin d'un boucher ou d'un bon patissier à côté de chez soi. Après il faut du savoir faire, être à l'écoute de la clientèle et la chose première : avoir de la viande de qualité
Tous ces métiers là ont de l'avenir puisqu'il y en a peut être moins mais quand même , il en existe encore .
je vous remercie pour cette explication mon marie a une boucherie ce que je veux savoir comment peut savoir qu'un moutant vivant acheter par kilo d'un grosisste va couvrir les dépense d'un abattoir... avec un moutant vendu par détaille et merci
Quand on voit que les artisans bouchers n'ont presque plus d'écarts de prix avec les boucheries de super marché.Alors allez retrouver leurs sourires.
En effet ces métiers ne connaissent pas la crise, mais en même temps il n'existe pas non plus une grosse demande dans ce secteur, le marché du travail n'est pas saturé, il y a de la place pour ceux qui cherchent du travail, et ce n'est pas le cas partout!