Par
La rédaction
- Publié le 6 juillet 2009
1
Isabelle Mercier, joueuse de poker
Isabelle Mercier, joueuse de poker
© Denkou Images / Photononstop
Née au Québec, Isabelle Mercier étudie à l’Université de Montréal avant de « monter » à Paris faire son droit à la Sorbonne. Alors qu’à Montréal, elle avait été un temps croupière, à Paris, c’est la très prestigieuse salle de l’Aviation Club de France qui lui confie la responsabilité de la salle de poker. C’est dans cette salle qu’ont lieu les plus grands tournois internationaux, dont le désormais célèbre World Poker Tour.
Petit à petit, elle gravit les échelons en se distinguant au tournoi de Hold’Em No Limit d’Amsterdam, qu’elle remporte en 2002, puis en 2004 où elle fait forte impression en gagnant le Ladies Night Tournement du WPT (World Poker Tour).
Après avoir remporté de nombreuses autres compétitions, la jeune femme décide de faire du poker son gagne-pain. Désormais, elle parcourt le monde, de chambres d’hôtels en casinos, vivant le plus souvent la nuit, au son des jetons inlassablement manipulés par les joueurs.
Maligne, la jeune femme est aussi forte en affaires qu’au poker. Elle a monté sa boîte, « No Mercy » (on ne se refait pas), qui gère son image et les produits dérivés. Elle a aussi écrit un livre… sur le poker bien sûr, puis son autobiographie, en tandem avec Marina Rozenman. Il s’intitule « Profession : bluffeuse »*.
Si la jeune femme ne parle pas encore de fonder une famille, c’est qu’elle a bien d’autres soucis en tête pour le moment, parmi lesquels « venger » la gente féminine d’un relan de machisme persistant dans le milieu. Elle dit d’ailleurs : " Je veux devenir championne du monde pour dire que j'ai battu tous les hommes de la planète (...). Ce qui me fait le plus plaisir, c'est de battre le macho de l'année, celui qui est parti de chez lui en laissant sa femme à la cuisine. En plus, ceux-là, je les vois venir à dix kilomètres..."
Son emploi du temps est pour le moment incompatible avec une vie de famille. Ce qu’elle reconnaît sans prise de tête : " Fonder une famille, me marier et avoir des enfants ne sont pas mes objectifs de vie. Ça ne me rebute pas, mais je ne me suis fixée aucun planning. Je vis au jour le jour, j'imagine que je vais rencontrer un mec et que ça deviendra alors une évidence."
A suivre…
*"Profession : bluffeuse", par Isabelle Mercier et Marina Rozenman, paru en février 2008 chez Flammarion.
Liens utiles
Expert

-





un métier étrange je ne suis pas trop joueuse
effectivement il ne faut pas avoir de vie de famille. Mais quelle montée d'adrénaline quasi quotidien, une vie surement palpitante.
qui n'a pas rêvée de faire son Patrick Bruel à une table de poker!!
Le poker, ce n'est qu'un jeu de cartes pour moi. En tout cas, ça peut rapporter très gros. Je trouve que certains en font trop avec leurs lunettes...
ça doit être super de pouvoir vivre de ça, je suis trop mauvaise, et j'aurai trop peur de tout perdre, faut savoir s'arrêter au bon moment je pense
j aime bien les machines à sous mais je ne suis pas une grande joueuse surement parce que je ne gagne pas souvent!!