5 trucs à piquer aux Danois pour être (enfin) heureux au travail

5 trucs à piquer aux Danois pour être (enfin) heureux au travail
5 trucs à piquer aux Danois pour être (enfin) heureux au travail
Pourquoi le Danemark arrive-t-il toujours en tête des classements des pays où l'on vit le plus heureux ? Constamment loué pour son cadre de vie idyllique, son système éducatif performant et son taux de chômage étonnamment bas, le pays scandinave est aussi celui où l'on cultive les petits plaisirs simples de la vie professionnelle. Pour être, nous aussi (enfin) heureux au travail, voici 5 trucs à lui piquer.
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C'est un fait : alors que nous autres Français sommes réputés pour être le peuple le plus ronchon (et désagréable) au monde, se trouve à moins de 1 000 kilomètres de chez nous un royaume où le bonheur est érigé en véritable philosophie de vie : le Danemark. D'après un sondage international des Nations unies paru l'an dernier et qui prend en compte divers paramètres sur le niveau de vie et le bien-être des populations, c'est dans ce petit pays de 5,6 millions d'habitants que l'on vit le plus heureux.

Mais comment font-ils ? Malene Rydahl a décidé de donner aux Français les clés de la félicité à la danoise. Dans son petit précis Heureux comme un Danois, les 10 clés du bonheur (Éd. Grasset), cette Danoise pur jus expatriée à Paris, s'attache à décrire les spécificités du peuple danois qui, s'il n'est pas le plus riche, est l'un de ceux qui se considère comme le plus comblé.

Pour nous aussi cultiver les plaisirs simples en entreprise, voici 5 trucs à leur piquer.

L'esprit d'équipe

À la réussite individuelle et à la gloire personnelle, les Danois préfèrent privilégier l'esprit et la cohésion d'équipe. Ces valeurs sont d'ailleurs enseignées aux enfants dès leur plus jeune âge par leurs parents, mais aussi à l'école. " Clairement, le système danois ne cultive pas l'élite. L'important dans le système danois n'est pas d'être le meilleur. [...] L'objectif dans le système scolaire danois n'est pas de briller avec des connaissances accumulées, mais que chaque élève se sente valorisé par rapport à ses propres compétences et sa personnalité. Que chacun et chacune réalise qu'il a une place et une utilité dans la société ", explique Malene Rydahl.

Cette primeur du bien-être collectif sur les succès personnels se ressent aussi dans le monde du travail. Moins individualistes, les Danois savourent en équipe leurs succès, et se serrent les coudes en cas d'échec. Moins rigide que dans les entreprises françaises, la hiérarchie des sociétés danoises s'inspire aussi beaucoup de ce système coopératif : plus que de simples dirigeants, les managers sont avant tout là pour coacher leur équipe, leur donner la marche à suivre et les encourager. Ils ne donnent pas d'ordre, mais assurent un suivi des projets en laissant une grande autonomie aux salariés.

L'autonomie

Justement, les notions d'autonomie personnelle et d'émancipation jouent beaucoup sur le bien-être des Danois au travail. À l'image de Christiania, la communauté autonome de Copenhague qui s'est proclamée " ville libre " en 1971, les salariés danois n'ont pas peur de voler de leurs propres ailes en pilotant seuls des projets, dont ils savourent ensuite la réussite en équipe. Moins bridés par la peur de l'échec, les Danois n'hésitent d'ailleurs pas à faire preuve de culot, surtout en ce qui concerne leur avenir professionnel.

La modestie

Voici un autre commandement primordial dans la philosophie du bonheur danois : la modestie. " Il ne faut pas croire que l'on est meilleur que les autres ou penser que l'on peut leur apprendre quelque chose ", résume Malene Rydahl.

Cela vaut aussi dans le milieu professionnel : les Danois ne recherchent pas à impressionner leurs supérieurs ou à grimper dans l'échelle sociale au moyen de promotions ou de primes. " Comme les Danois ne s'attendent pas à être les meilleurs ni à gagner ou briller devant les autres, ils sont plus satisfaits de ce qui est. Si par chance (ou par talent ...), nous devons gagner quelque chose, le plaisir est alors multiplié par mille. "

Le " hygge "

Notion typiquement danoise, le " hygge " est " un concept assez difficile à expliquer, car l'équivalent ne se trouve pas vraiment dans les langues étrangères. C'est, dans son essence, quelque chose d'intime et de chaleureux. Le mot est utilisé par les Danois dans beaucoup de situations, et toujours dans un sens très positif ", explique Malene Rydahl.

Surtout associée à la notion de foyer, à la famille et aux amis, le " hygge " danois peut aussi s'appliquer au monde de l'entreprise. Se créer un bureau feng shui en le décorant de plantes ou de jolies cartes ? C'est " hygge ".

Faire preuve de bienveillance envers ses collègues de travail en se montrant sympathique, ouvert et disponible ? C'est " hygge " aussi, tout comme aller boire un verre ou déjeuner au restau avec eux de temps à autre.

L'équilibre entre vie de famille et vie professionnelle

Travailler 12 heures par jour et en plus apporter des dossiers chez soi pour le week-end ? Très peu pour les Danois. Malene Rydahl rappelle ainsi que selon les dernières études de l'OCDE, le Danemark est le pays qui a réussi à instaurer le meilleur équilibre entre travail et vie privée.

Les entreprises danoises font d'ailleurs tout pour aider leurs employés à concilier leurs obligations professionnelles et leur vie familiale : horaires flexibles, télétravail, vacances... ainsi que des jours enfants malades bien pensés. " Si par exemple un enfant tombe malade, les parents peuvent rester auprès du petit le premier jour sans que cette absence soit comptée comme un jour de congé. " Malene Rydahl affirme même que " cela ne choque personne si un parent part à 16 heures pour aller chercher ses enfants à la crèche ".

Cet aménagement du temps de travail en fonction des obligations familiales joue énormément sur le bien-être des Danois au boulot. Selon une étude publiée en octobre 2012, " 85% des sondés expriment être satisfaits de leurs conditions de travail, et deux tiers sont satisfaits de l'équilibre entre la vie privée et le travail ", note Malene Rydahl.

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