Plan autisme : les associations veulent la généralisation des thérapies éducatives

Plan autisme : les associations veulent la généralisation des thérapies éducatives
Plan autisme : les associations veulent la généralisation des thérapies éducatives
La ministre déléguée aux Personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti a annoncé un troisième plan autisme pour novembre 2012, dont les concertations commençaient ce mercredi. En toile de fond des débats, la nécessité d'écarter les prises en charge psychanalytiques traditionnelles au profit de thérapies comportementalistes.
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La ministre déléguée aux Personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti a annoncé un troisième plan autisme, déclaré grande cause nationale 2012, pour novembre prochain. Les concertations autour de ce plan ont commencé ce mercredi. Les associations attendent de véritables changements, notamment la mise à l’écart de la psychanalyse traditionnelle, désavouée par la Haute autorité de santé (HAS), qui l’a classée dans la catégorie des interventions « non consensuelles ou non recommandées ». Pourtant, dans les faits, les approches comportementalistes qui privilégient l’éducation et l’ouverture à l’environnement restent marginales dans la prise en charge de l’autisme, encore largement confiée à des psychanalystes qui le considèrent comme une maladie mentale dont les patients seraient appelés à guérir.  

« Beaucoup de professionnels doivent remettre en cause leur travail dans les centres médico-psycho-pédagogiques comme dans les centres de ressources autisme. Or, nombre d'entre eux ne veulent toujours pas entendre parler des méthodes éducatives », regrette Florent Chapel, délégué général du collectif autisme et membre du Comité national autisme, une organisation consultée pour la mise en place du plan. La question des financements est également posée : « On ne peut pas continuer à rembourser des pratiques qui ne marchent pas. Cela coûte des millions de mal prendre en charge des enfants. Un jour, la Caisse d'assurance-maladie devra s'en mêler », estime-t-il, en plaidant pour l’attribution de crédits aux établissements qui pratiquent les méthodes comportementalistes.

Marie-Arlette Carlotti a pour sa part assuré que l’une des priorités du nouveau plan sera le diagnostic précoce. Elle souhaite que celui-ci soit effectué entre 18 mois et 3 ans, contre 6 ans actuellement. Pour ce faire, il sera nécessaire d’ « associer les professionnels de la petite enfance ».

Viviane Clermont

( Source : lefigaro.fr)
Crédit photo : iStockphoto

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