Pourquoi y a-t-il deux fois plus d'arrêts maladies dans les Ardennes que dans les Hautes-Alpes
Une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) révèle que le montant des indemnités journalières versé par l’assurance maladie pour des arrêts de travail ne cesse d’augmenter, mais de façon irrégulière selon les départements. Il atteint 11,3 milliards d’euros par an, soit 5% des dépenses de santé, alors qu’il avait diminué de 0,5% entre 2003 et 2008. La hausse enregistrée dépend fortement des départements : par exemple en 2005, elle a touché 13% des travailleurs dans les Hautes-Alpes contre 28% dans les Ardennes.
Dès 2006, la Cour des comptes soulignait que « les fortes différences territoriales existantes » ne pouvaient « guère être expliquées par la structure socioprofessionnelle de la population active dans ces départements ». Selon l’IRDES, parmi les facteurs explicatifs, figure la fréquence des contrôles des arrêts maladie. Le taux moyen en France est de 13 %, mais il varie fortement d’un département à l’autre : du plus bas, 10% en Mayenne, au plus haut, 17% dans la Nièvre. Autre facteur : l’offre médicale. « Un département avec une densité de médecins élevée peut se caractériser par une fréquence des arrêts maladie plus forte parce qu’il offre un accès plus facile aux soins », explique l’IRDE. « Par ailleurs, un département à densité médicale élevée renforce la concurrence entre médecins, ce qui peut augmenter leurs prescriptions vis-à-vis de leurs patients, leur rémunération dépendant du nombre de patients », précise l’institut.
Une troisième variable est celle individuelle. Les arrêts maladies sont plus fréquents pour les personnes exerçant des métiers pénibles et/ou étant entrées tôt sur le marché du travail. « La pénibilité du secteur de travail est l’un des effets de contexte expliquant les arrêts maladie. En effet, ils sont plus fréquents dans les secteurs caractérisés par un effort physique important et répétitif », note l’étude. Ainsi 28,2% des salariés de l’industrie ont eu un arrêt de travail contre 22,1% dans les services.
Source : lesechos.fr
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il y a des départements ou il fait plus froid que dans d 'autres et des métiers plus physique a certains coin de la France .
J'étais outrée en entendant que la plupart des salariés (dans les gens qui ont été interviewés) dès qu'ils ont une remontrance ils s'arrêtent et envoient le certificat de maladie...
Je pense que dans certaines régions la vie professionnelle est beaucoup plus difficiles que dans d'autres, le temps aussi y est pour beaucoup coté moral
Et oui, il faut surtout penser aux conditions climatiques et à la pénibilité du métier. C est à mon sens, pour prendre l exemple de l article, plus dur de travailler dans les Ardennes que dans les hautes Alpes. Beaucoup d usines dans les Ardennes donc taches répétitives, cadence qui provoquent fatigue, stress... et donc un arrêt maladie