Manger végétarien réduit d'un tiers les risques de maladies cardiovasculaires

Manger végétarien réduit d'un tiers les risques de maladies cardiovasculaires
Manger végétarien réduit d'un tiers les risques de maladies cardiovasculaires
Être végétarien réduirait les risques de maladies cardiovasculaires, c’est ce qu’affirme une étude britannique de grande ampleur publié dans l’American Journal of Clinical Nutrition. En 2012, des recherches américaines avaient déjà établi un lien entre la consommation quotidienne de viande rouge et les troubles cardiaques.
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En mars dernier, une étude américaine menée auprès de plus de 120 000 hommes et femmes révélait que la consommation quotidienne de viande rouge augmentait de 16% le risque de troubles cardio-vasculaires et de 10% le risque de cancer. Une étude britannique récemment publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition confirme ces résultats. Pourtant sur 45 000 volontaires anglais et écossais suivis pendant douze ans, en moyenne, ces recherches de l’Université d’Oxford affirment qu’un régime végétarien réduirait de 32% le risque de maladies cardiovasculaires comparativement aux personnes mangeant de la viande et du poisson.

« Les résultats montrent clairement que
le risque de maladies cardio-vasculaires est moins élevé d'environ un tiers chez les végétariens », a expliqué à l’Agence France-Presse le professeur Tim Key, directeur adjoint de l'unité d'épidémiologie du cancer à l'université d'Oxford et co-auteur de l'étude. Quant au docteur Francesca Crowe, également chercheur à l'université d'Oxford et principal auteur de cette recherche, elle estime que « la différence est probablement liée en grande partie aux effets du cholestérol et de la tension artérielle » plus élevés généralement chez les non-végétariens.


Recrutés tout au long des années 1990, les volontaires ont répondu, pendant plusieurs années, à des questionnaires sur leur état de santé et leur mode de vie, ces derniers prenant en compte leur âge, leur consommation de tabac et d’alcool, leur activité physique mais aussi leur niveau de formation et leur activité physique. Résultat, les végétariens avaient généralement une tension artérielle, des taux de cholestérol et un indice de masse corporel (IMC) moins élevés que les non-végétariens. Du fait de leur régime alimentaire, ils comptaient également moins de cas de diabète. Pour Francesca Crowe, ces conclusions « montrent le rôle important de l'alimentation pour la prévention des maladies cardiaques ».

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